‹ La maison du temple de Paris, histoire et description: histoire et description, avec deux planchesChapitre 130 sur 184 · MM 136, etc · texte numérisé non relu

MM 136, etc

coûté 7 1. 7 S. 4 d. ; en 1733 il atteignit 2000 livres ». —Le Temple en usait de même, à un autre jour de l'année, envers ce terrible Ghàtelet qui cherchait toujours à amoindrir sa puissance, et dont il était bien forcé de se faire bien venir. On lit dans un registre cette note caractéristique : « pour les despens des clercs de toutes les chambres du Chastellet et aussy avecques eulx aucuns des conseillers de la religion auxquels on a coustume une foysen Tan de leur donner à soupper, afOn que les procès et besoingnes de céans en puissent mieux valloir '.... »

On traitait aussi, à l'occasion, certains prélats de passage à Paris. Ainsi, en 1541 ', le cardinal de Bourbon. Plusieurs prirent soin d*en remercier par écrit la Maison.

Parfois, ce sont des soldats qu'on héberge, à titre gracieux, mais un peu contraint; nous lisons ainsi cette note en 1413 ^ : » à ung compaignon de guerre, pour ung quartier de mouton 3 s. 6 d., et pour le vin, donné au dit, 8 s.... et ce fut pour cause que les gens de guerre estoient logés à mercy, afin qu'ils ne fissent pas tant de dommaige ».

Les dépenses relatives aux réparations et améliorissements portent les rubriques : couverture de l'église et des maisons, maçonnerie, charpenterie, menuiserie, verrerie, tapisserie, natterie, peinture... Nous en avons noté quelques-unes dans notre description de l'église du Temple. Beaucoup s'appliquaient aussi à l'entretien de l'Enclos et des « membres », les fontaines, les foins, la « charreterie », la façon des vignes et les vendanges, les jardins, les boues et lanternes, les pavés, le luminaire de l'église, l'entretien des orgues; les frais des archives et de la reliure; enfin le feu de la veille de la Saint -Jean, pour lequel, en 1733, on octroyait 21 1. à l'huissier du chapitre.

La Maison avait à sa charge .quelques pensionnaires dans l'Enclos. Elle servait aussi des rentes à certaines communautés : à l'abbesse de Fontevrault (50 l. de 1665 à 1786, par ex. *); aux chanoines de Saint-Maur-des-Fossés (12 1. 18 s. — id.); aux pères

1. s .J562, p. 381. Il faut comprendre parmi les convives tous les commandeurs du grand prieuré qui avaient assisté au chapitre provincial.

3. MM 165. « La viande du banquet fait à M. le cardinal de Bourbon ». 29 liv. 11 8. tournois.

Feuillants (8 1. 5 s.), etc. — Le compte des aumônes proprement dites ne s'élevait qu'à 50 liv. en 1493 *; en 1535 *, il monte à 235, « pour ayder et subvenir à la nourriture des pauvres mendicans de ceste ville de Paris durant Tan ».

Enfin parmi les taxes imposées au Temple, les principales sont : celle de 260 liv. au grand Bureau des pauvres (ou 10 1. par quinzaine) ' ; — celle « des officiers et de la compagnie du guet », de 125 liv. *; — et celle des Enfants trouvés, de 100 liv. % qui cessa lorsque le roi Tout prise à son compte pour dédommager rOrdre des torts que lui causait la suppression de sa haute justice en dehors de TEnclos (en 1674).

i. Visite du grand prieuré (S 5558).

3. Cf. un ordre du Parlement, du !«' avril 1537 (X»a, 1540, fo 270 V») et passim: 1665, 1733, 1786. On peut faire remarquer ici que ce même grand Bureau des pauvres payait annuellement au Temple 180 livres de rente depuis quUl était installé (en 1544) dans la censivc, rues des Blancs-Manteaux et VieiUe-du-Temple, où il occupait 7 maisons. Restait donc seu. lement 80 livres de charge.

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