‹ La maison du temple de Paris, histoire et description: histoire et description, avec deux planchesChapitre 132 sur 184 · Voy. M 25, stat. 12. MM, 2, etc · texte numérisé non relu

Voy. M 25, stat. 12. MM, 2, etc

prieuré. Déjà les guerres qui désolaient la France et la négligence des commandeurs avaient causé la perte d*un grand nombre de litres originaux, qu'on ne put faire renouveler qu'à force de démarches auprès des cours souveraines et des chancelleries royales*. Dès lors, on dresse des inventaires, on recopie des pièces anciennes échappées à la destruction, on crée des cartul aires pour les différents actes. Puis on réclame une protection particulière comme sauvegarde. Les archives du Temple étaient en effet gardées fort secrètement et dispensées de tout contrôle étranger. Plusieurs exemples attesteraient les droits de rOrdre à cet égard. Un arrêt du Parlement de 1669 ' interdit rentrée des dépôts des pièces de l'Ordre à ceux qui plaident contre lui. L'autorité de ces archives était également hautement respectée. Ainsi on voit, en 1665, le Parlement proclamer la validité des extraits qui en sont faits et déclarer que les livres de comptes méritent une foi entière.

A Paris, — comme ailleurs sans doute, dans les premiers temps, — c'est simplement au frère receveur qu'est commise la garde des archives, le « mainliennement des procès, papiers, registres, cartulaires, Chartres, lettres et autres enseignements touchant icelle dicte Maison du Temple ' ». Quand sa charge devint trop lourde, il se fit aider, mais ce n'est que bien tard, vers le milieu du xvii® siècle, que Ton peut constater l'existence d'un archiviste en titre.

Il faut dire que, durant les premiers siècles, le Temple ne possédait guère, en dehors de quelques « visites » générales et des procès-verbaux des chapitres, que les seuls papiers de la commanderie. Plus tard, les archives de toutes les maisons du grand prieuré, du moins celles qui n'étaient pas d'un service courant à ces maisons, durent être déposées au Temple.

Tous ces papiers furent distribués en plusieurs fonds d'archives, nettement distingués comme composition et surtout comme local *. D'une part, deux fonds généraux : d'abord les terriers, les baux, les inventaires, les déclarations et actes de

1. Cf. ce que dit de tout ceci le F. de Nabérat, dans ses Privilèges de r ordre de Saint-Jean de Jérusalem, Bibl. nat., fonds lat., 9001-9002.

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