‹ La maison du temple de Paris, histoire et description: histoire et description, avec deux planchesChapitre 133 sur 184 · Visites de 1456, 1495, etc. (S · texte numérisé non relu

Visites de 1456, 1495, etc. (S

4. Voy. notamment les visites de 1664, 1665 (S 5560 et 5561).

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fiTopriéU:. Ut* »toriir*\i*. le^ tomptts et tooAes sortes d«s corn* mvi4^,rvT*, ^til^ de Paris j eomprk. «ocl q«*ikc«5Brat vu intérêt «^//fnman à U>at I^ pneare. «ott qn'îk trutseest des alEures parti-^'iiirr^ de <ha«raa de 2e> membres. — Easnite. les f^apier? de k chancellerie do grand priearé. assemblée» imiérales. Tiates pro- Tincîale«. réception* de frères et preoTes de noblesse, nclatioos avee le grand maitre et le eooieil de rCMre. affaires cénérales traitée? en chapitre. — D'autre part, deux petites catégories spéciales à la Maiiïon da Temple : les papiers de la commanaoté des reli^eux. con^teilÂ. titre« administratifs oo financiers: et les reirisfre? paroissiaux de Téglise. pour les baptêmes, les mariages et le^ décès des habitants de l'Enclos. Ce dernier fonds était fort réduit : la visite de 104} i constate que le priear-coré ne présenta que deux registres, le premier allant de 1581 à 1606. le second commencé en IG^iT et inachevé *.

Il faudrait ajouter, pour être complet, les registres et les pièces de procédure de la justice du Temple et des autres commanderies. Mais ce dép<jt tout spécial était sans doute conservé dan» le» bailliages et ne dut jamais être rémui aox titres domaniaux et administratifs.

Voici maintenant quelques détails sur les locaux occupés, dans les bâtiments conventuels du Temple, par ces collections divcrKCS.

On sait généralement que le principal fut le donjon, qui porta tnémc longtemps le nom de tour des archives. C'était le premier des fonds que nous avons énumérés. Mais il n'y fut pas installé avant 1G05. A vrai dire, les visiteurs de Tannée 1664, comme il CHt déclaré dans leur procès- verbal, n'avaient pas pu pénéti*er dans la tour, parce qu'elle était occupée par le grand maître de l'artillerie, pour servir de dépôt à une partie des poudres et des armes de la Ville. Mais nous avons trouvé que, dès 1663 *, ordre fut donné au sieur Poye, archiviste, de classer les papiers du trésor et de les porter à la grosse tour; ce qui prouve, en même temps, que le grand prieur, à la suite des remontrances des visiteursi avait obtenu du roi l'enlèvement des poudres qui, depuis

1. 8 5058. Ce» registres étaient conservés avec les actes de l'état civil, ainsi que tous ceux des paroisses de Paris, Ils ont donc péri dans les incendies de 1871.

si longtemps, Tempêchaient de jouir des vastes salles du donjon. Les archives qui y furent placées étaient auparavant dans la grande pièce que nous avons vue ménagée^au- dessus du porche de l'église, derrière Torgue de la nef ronde; on y parvenait par un petit escalier à vis. Voici comment en parlent les visiteurs de 1664 : « Au trésor ou chartrier des tillres et papiers du dict prieuré... 4 grands ormoires séparés de grands guichets... dans lesquels sont mis tous les tiltres, papiers et enseignemens des biens, droiclz, revenus et honneurs de la dicte commanderye du Temple et du dict prieuré. »

Le travail de la nouvelle installation fut activement poussé. Les visiteurs, revenus Tannée suivante, nous montrent le secrétaire-archiviste « travaillant incessamment » à trier la masse des papiers, à en faire des inventaires spéciaux, et à les distribuer « dûment cotés et réglés » dans des armoires portant une étiquette au nom de chaque commanderie du grand prieuré. Nous pouvons encore constater parfaitement aujourd'hui les traces du travail d*analyse et de répartition des pièces et des registres (même de leur mise en liasse ou de leur reliure) qui fut fait, non seulement à celte époque, mais longtemps auparavant, dès le commencement du xviP siècle.

Les archives de la chancellerie, d'une importance aussi consirable, furent toujours distinguées des précédentes. « Elles sont, disent les visiteurs de 1664, dans un petit cabinet... natté et treillissé de barreaux de fer... » et ils comptent à cette époque « 17 registres reliez et couverts en bazanne verte... contenant les actes des chapitres de 1355 à aujourd'hui ». Ces papiers furent sans doute placés, de tout temps, simplement dans le bureau du secrétaire ou chancelier du chapitre. Nous les y retrouvons en 1733 * : deux armoires leur étaient alors réservées. Ce fonds nous a été conservé presque en son entier, et comprend actuellement 25 volumes. La plupart ont encore leur vieille reliure verte, avec les armes de l'ordre de Malte estampées en or sur les plats.

Enfin un dernier petit dépôt contenait les papiers particuliers à la communauté des religieux ; il était placé d'abord au-dessus de la cuisine, sous l'appartement du prieur conventuel, et Ton

n'y pénétrait que par la cuisine ou le réfectoire voisin. II n'y avait pas alors d'armoire, mais un grand coffre et quatre petites cassettes remplies de parchemins jetés pèle-mèle, quoique inventoriés. Aussi les visiteurs en ordonnèrent-ils le transfert dans « le trésor qui est au-dessus de la sacristie » et dans une armoire « où seront faictes deux serrures, à deux différents ressorts, dont le prieur et le procureur auront chacun une clef et ne les pourront ouvrir Tun sans l'autre ».

Rien ne prouve que la grande salle ménagée au-dessus do porche de Téglise ne continua pas d'être afifectée à la conservation de quel(iucs-uns des papiers des archives, de ceux par exemple qui concernaient la censive de Paris. Mais le grand dépôt fut dans le donjon : on aménagea à cet effet le deuxième étage S composé, comme l'on sait, d'une grande salle et de trois cabinets. Quant aux autres étages, ils avaient été loués, depuis Tenlèvement des poudres, à certains commerces en chambre. Mais en 1733 * les visiteurs représentèrent vivement au grand prieur c qu'il ne convenait pas que personne habitÀt dans les tours des archives, tant pour le danger du feu que pour l'utilité dont peuvent être lesdites chambres pour y renfermer les papiers de l'Ordre »; et ce conseil fut immédiatement suivi. Le premier étage dès lors, au-dessus de la salle du chapitre, reçut le dépôt (( des papiers du grand prieuré, des livres de privilèges, arrêts et autres écritures concernant l'Ordre », tandis que l'étage supérieur fut spécialement réservé aux « titres et papiers de toutes les commanderies du prieuré de France • ». On voit que la composition de ces archives est ici nettement définie. Tout était placé dans des armoires fermant à clef.

Le secrétaire-archiviste occupait, auprès de son dépôt, la petite tour annexe du donjon tout entière, sauf le rez-de-chaussée. Nous en avons retrouvé un plan intéressant ^ : au premier

1. Au-dessus du rez-de-chaussée. Les papiers du Temple compteot souvent le rez-de-chaussée élevé (salle du chapitre) comme un étage, et ici c'est le troisième, ou, comme nous disons aujourd'hui, le deuxième qui est désigné.

2. Visite. S 5562. C'éUit notamment des tapissiers. L'étage était divisé par des cloisons intérieures.

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