Ordonnances des rois de France, I, p
5. Boutaric, Saint Louis et Alphonse de Poitiers, 1870, p. 344.
Les recettes extraordinaires 1 étaient parles sénéchaux, qui continuaient cependant d*en être responsables. Le Terapie, en effet, recevait Targent, tantôt comme versement, tantôt comme dépôt. Une caisse de service était destinée aux dépenses royales, et le trésorier général y versait les sommes ordonnées par le roi. Elle était régie par une comptabilité spéciale. A la clôture de chaque exercice, le Temple dressait Tétat des sommes qu'il avait en caisse, celui des sommes remises aux agents du roi en vertu des bons par eux présentés, et celui de l'argent reçu ; puis il établissait la balance. — Tout payement était enregistré avec la date du jour et le nom de Tofficier qui avait touché. — Ce compte formait un chapitre spécial intitulé « Recepta de Templo ' ».
Des actes, qu'il serait facile de multiplier, nous montrent à toute époque, sous le régime des Templiers, les rois puisant dans leur trésor de la Maison de Paris, à partir de samt Louis notamment '.
Ainsi en 1227 ^, voulant reconnaître un service que son oncle, le comte de Boulogne, lui avait rendu, saint Louis lui accorde une pension viagère de 6 000 livres tournois à toucher en trois termes, au Temple.
En 1248 \ époque de la seconde fondation de la Sainte-Chapelle, il déclare que s*il manque quelque chose pour les répara-
1. Voy., dans les Historiens de France^ les comptes des règnes de saint Louis, Philippe le Bel, etc. — 123i, Compotus Th. de Carnoto et Âmarrici Pnlli, etc. (t. XXI, p. 226). — 1234, Recepta et expensa. Compotus ballivorum et praepositorum Ascens. (t. XXII, p. 576-378). — 1238, Magna recepta (t. XXI, p. 254) et Magna expensa (p. 259). — 1239, Itiaera, dona, et hernesia, inter Ascens. et Omnes sanctos (XXII, p. 585-593) ; compotum factum apud Templum inter fratrem Gilonem de Templo ex una parte et GuilleN mum de Broia. — 1248, Compotus praepos. et balliv. (XXI, p. 282-283). — Triennis et biennis décima ab anno 1247 collecta (p. §33, 535, 539, 540). — 1261-1285, Fragments de comptes (XXII, p. 746-757). — 1302, Tablettes de cire de Jean de Saint-Juste (XXII, p. 529, 531). — 1303-1304, Divers (p. 535- 542). — 1283-1285, Tablettes de cire de Pierre de Condé (p. 432-500). — 1285, Comp. balliv. Recepta de Templo, etc. (p. 624-668), etc.
2. Mathieu de Paris (Histor. anglorum, éd. Madden, Londres, 1866, II, p. 433) prétend que saint Louis, irrité du refus des Templiers de lui venir en aide dans le combat de Gaza, aurait, en 1240, retiré du Temple tout son trésor. — Rien ne prouve cette assertion, que démentent des exemples fréquents d'assignations au trésor. (Cf. Lenain de Tillemont, Vie de saint Louis, Soc. de THist. de France, t. Il, p. 362).