‹ La maison du temple de Paris, histoire et description: histoire et description, avec deux planchesChapitre 145 sur 184 · Félibien, Hist. de Paris. Preuves, I · texte numérisé non relu

Félibien, Hist. de Paris. Preuves, I

lions, etc., on le percevra sur ses deniers ou ceux de ses successeurs, au Temple de Paris.

En 1239 \ dans son traité de paix avec le roi d'Angleterre Henri III, saint Louis s'engage à lui payer chaque année, au Temple, la valeur du revenu de TAgénois, et lui donne le Temple pour caution.

En 1269 ', il assigne 30 livres de rente aux Quinze-Vingts « per manum ihesaurarii nostri apud Templum ».

Philippe le Hardi, à son tour, déclare dès 1270 ', dans de» lettres patentes, que, s'il meurt avant la majorité de son (ils aine, Pierre, comte d'Alençon, aura la garde du royaume, et à son défaut Jean, comte de Blois, et il ajoute : « Cil qui gardera le devant dit royaume face ses despens, pour les besoignes dou royaume, des biens de celui mesme royaume, et li demourans soit mis en garde à Paris, au Temple, à baillier et à délivrer au commandement dou devant dit aisné de nos enfants quant il vendra au devant dit aage. »

En 1272 ^, le même roi ordonne à tous les baillis de verser leur reliquat entre les mains du trésorier du Temple : « Item Ton mandera à tous les baiiliz que ils poient et envoient au Temple, à Paris, tout ce qu'ils doivent de viez au trésorier, et ce soit fait sans délai. »

Sous Philippe le Bel, on constate l'existence de deux trésors royaux, déposés, Tun au Temple, l'autre au Louvre. Depuis 1296, au moins, la distinction est nettement établie. Le Temple conserve la caisse de la maison du roi, et le Louvre, le trésor de rÉtat, sans qu'il y ait cependant rien de tout à fait absolu dans ce partage •. — Il y avait toujours un seul et même trésorier général. Ainsi Enguerrand de Marigny reçut en 1300 le « gou-

Page 1