Ordonnances des rois de France, t. I, p
4. Ordonnances des rois de France, t. I, p. 296. — Parlement, 2 Juin. (Inventaire des actes du Parlement, aux Archives nat., par Boutaric.)
5. Voy. Vuitry, le Gouvernement royal et l'Administration des finances sous Philippe le Bel et ses trois fils (Nol. el extr. de TÀcad. des sciences morales, t. XXII, p. 79, 1880). M. J. Havet fait remarquer, dans le Compte du Louvre, de 1^96, qu'il a publié (Bibl, de l'école des Chartes, 1884, p. 239), qu'il y a un exemple do la dépense d'hôtel du roi, de la reine el de leurs enfants : c'est peut-être une exception. — Cf. encore pour tout ceci Bou tarie, la France sous Philippe le Bel, 1861 (p. 230, 231).
vernement du trésor » du Louvre et du Temple, selon l'expression de Louis X, quand il approuva ses comptes '.
Sauvai parle' cependant d'un troisième trésor. «Philippe le Bel^ dit-il, ne tenait pas seulement ses trésors au Temple et au Lou« vre..., il les fit mettre encore au Châtelet, et la plupart de nos rois de ce temps-là, qui Timitèrent en ceci, y ont assigné des douaires^ tant de leurs femmes que de leurs filles, mais bien plus de rentes viagères à toutes sortes de personnes. » — Et il note un peu plus loin une assignation de 200 livres de rente aux religieuses de Longchamp, sur le Ghâtelet, en 1301, avec leur amortissement'.
Ce qui prouve que rafTectation de ces différents trésors n'était pas absolue, c'est qu'on trouve au 8 mars 1303 un ordre donné au bailli de Bourges d'avoir à verser au trésor du Temple les revenus des bénéfices ecclésiastiques vacants. En juillet de la même année les baillis durent, par ordre, y envoyer le produit des subsides levés pour la guerre de Flandre *. Mais ces exemples sont assez exceptionnels.
Le Temple est donc surtout Tadminislrateur et le dépositaire des fonds particuliers destinés au service de Thôtel du roi. D'après l'ordonnance du 19 janvier 1314 ^, c'est à lui que sont adressés les comptes des officiers de la maison du roi et de Ja reine, et de toutes leurs dépenses. C'est lui qui est chargé de payer les gages du Parlement et de la Chambre des comptes, les renies, pensions, frais de messagerie, etc.
Ces dépenses sont couvertes par les revenus de Normandie, des sénéchaussées de Toulouse, du Rouergue, du Périgord, du Querci et de la Saintonge, et du bailliage d'Auvergne, versés directement au trésor du Temple, lequel, à ce moment, est confié à deux trésoriers.
Toutes les recettes inférieures à 1000 livres et les recettes extraordinaires devaient être remises au trésor du Louvre et servir aux cas imprévus. Mentionnons encore que le Temple recevait le dépôt spécial des décimes levés pour la croisade.
Nous avons cité tout à l'heure quelques mots de Sauvai qui
1. Voy. P. Clément, Enguerrand de Marigny, p. 339 (cité par Vuitry).