août 1686 (S
privilégiés, qui vendront hors de lears hôtels et publiquement en tavernes, sous ombre et contre l'intention de la bulle de notre Saint-Père qui les franchit, soient contraints à payer ce qu'ils devront * ».
Avec le xvii' siècle, surtout, les attaques des maîtres jurés des divers corps de métiers se multiplièrent, profitant de l'amoindrissement des droits de TOrdre en général. Souvent ils réussissaient à pénétrer dans TEnclos, à arrêter le travail ea faisant saisir de force les ouvrages en train. Il fallait alors réclamer contre celte violence, faire valoir les droits anciens, et de longs troubles s'ensuivaient, qui ne se terminaient pas toujours à ravantage des hôtes du Temple.
En 1657 *, le conseil d'Ëtat intervint pour maintenir le grand prieur en possession et jouissance de ses privilèges contre les prétentions de J. André, adjudicataire de la ferme générale des aides de France, qui voulait faire la visite des caves et celliers des habitants du Temple, où se vendait le vin en détail. On trouve aussi des procédures du conseil privé, contre les maîtres et gardes des marchands pelletiers de la ville, au sujet <c du trouble qu'ils faisaient au fourreur ordinaire du grand prieur » dans TEnclos \
Souvent le roi accordait des confirmations de privilèges et de franchises à une des industries de TEnclos, plus considérable que les autres ou qu'il désirait protéger spécialement. La principale était celle des orfèvres. Un arrêt du conseil du roi, de 1667 *, porte permission, « suivant les privilèges immémoriaux du Temple, aux batteurs d'or, orfèvres, etc., d'habiter dans les Enclos du Temple et de Saint-Jean de Latran avec leur famille, et d y travailler sous le plaisir et justice du grand prieur et la protection et sauvegarde du roi ». Les maîtres et gardes de l'orfèvrerie de Paris les persécutant depuis quelques années et « les emprisonnant scandaleusement », l'arrêt ajoute défense formelle à tous de les plus troubler.
Vers la même époque, les maîtres orfèvres ayant obtenu un
1. Ordonnances des rois de France, VII, p. 765. — FoniAnon. Instruct, sur les Aides, IV, p. il44.