C. Foires el aiareliés
Il nous reste à parier de la foire et des marchés qui se tenaient périodiquement au Temple.
L^existence de la foire était considérée comme un droit immémorial constaté par un registre du bailliage, où tous les marchands forains étaient tenus de se faire inscrire ^. Elle se tenait le 28 octobre, fête de Saint-Simon et Saint-Jude. C'était le jour même où Téglise célébrait la fête de sa dédicace, ce qui attirait d'autant plus le monde. Les marchands n'avaient d'autre droit de location à payer qu'une légère redevance au garde de la grande porte de l'Enclos, dont c'étaient les seuls appointements. Les boutiques et les étalages remplissaient la grande cour et débordaient jusque dans la rue; une ceinture de bornes marquait les limites extrêmes de l'espace qui leur était concédé.
La durée de la foire fut d'abord d'un jour, puis de trois. Elle fut longtemps surveillée par la seule police de l'Enclos; mais, vers la fin du xvm** siècle, il y vint ordinairement un détachement de la garde de l'Arsenal. On y faisait surtout le commerce des fourrures et de la mercerie. Sauvai dit ' que cette foire était la moins importante de celles de Paris et qu' c on n'y trouve que des fourreurs et quelques merciers des plus petits et autres marchands camelottiers ». Il est certain néanmoins qu'elle avait un certain succès même en dehors du quartier. D'autres écrits, postérieurs *, nous la dépeignent comme « extrêmement