Voy. par exemple en 1586 (MM 41, P
raient bien avoir constilué une sorte de tiers ordre, comme cela se voit pour plusieurs grands ordres religieux.
Il y en avait certainement sous les Templiers ; la Règle y fait allusion à plusieurs reprises, et on en retrouve la trace dans quelques documents; mais tout cela est trop vague pour qu'on puisse s'y arrêter.
Nous savons mieux à quoi nous en tenir avec les Hospitaliers; et, sans sortir du domaine de la Maison de Paris, nous pouvons citer des exemples de personnes réellement attachées à TOrdre par un lien religieux. Ainsi, en 1419, Georges Loë, bourgeois de Paris, reçoit, avec des lettres de « confrère de la Religion », la résidence au Temple et la sépulture dans Téglise, à la charge de donner tous les ans un cierge à la Saint-Jean-Baptiste '. En 1457, maître Arthur de Yandetar, avocat au Parlement, est reçu (( pen. sionnaire de la Religion ^ », etc.
Ces lettres de « confrère » ou « pensionnaire de la Religion » ne semblent pas avoir engagé à grand'chose ceux qui les recevaient, et peut-être étaient-elles accordées souvent comme une faveur, une récompense pour des services rendus.
Les « donnés », au contraire, ressemblent plutôt à des novices. Ainsi on leur assigne une résidence qu'ils ne peuvent quitter sans autorisation, et, s'ils veulent entrer dans un autre ordre, il leur faut une permission spéciale '.
Cependant ils ne faisaient pas de vœux, pouvaient quitter rOrdre et y rentrer plus tard : les registres des chapitres (en 1414) parlent de la nouvelle réception d'un « donné » qui avait quitté l'Ordre pour se marier et qui y revenait étant devenu veuf *.
Il n'y a pas beaucoup d'exemples de « données » femmes. Citons seulement une « Perrotte de Laittre, donnée de la Religion » en 1372 \
i.MM32, fMSl.