C. Senice divin
Nous ne reviendrons pas sur ce que nous avons dit plus haut du service religieux chez les Templiers, et de la manière dont les frères s'en acquittaient avec l'aide de leurs chapelains.
« Tensegne de Thabit dou Sepucre est une crois vermelle à deux bras (tele la porte li Ospitaus), et cil del Temple le portent toute single viermelle ».
1. Voy. une tombe d^in prieur de Saint-Jean-en-l'IsIe-Ies-Corbeil, frère .• Jehan le Roy, en 1482 (Guilhermy, Inscriptions de la France^ IV, p. iO€). Ij Le personnage en question porte un grand manteau talaire, avec la croix sur Tépaule gauche, et au-dessous, une soutane avec ceinture étroite. Une triple cordelette, terminée en trois bouffettes et tombant assez bas, attache le manteau au cou.
Sur la Maison de Paris, en particulier, nous savons peu de chose. On trouve d'abord quelques allusions à des fondations de messes dans Téglise. Aiosi des lettres de Tofficial de Paris, datées de 1215, constatent une donation de 20 livres parisis faite « aux frères de la chevalerie du Temple » par Renault du Temple, pour célébrer son anniversaire en leur église. Ce Renault était sans doute un des « confrères » de l'Ordre, ou un de ses « hommes » attachés au domaine de la Maison de Paris. D*autres fondations semblables se constatent vers la même époque (en 1257 par ex.) ^
On sait encore, par des bulles des papes, que la fête anniversaire de la dédicace de Téglise — qui resta toujours la Saint-Simon et Saint-Jude, même sous les Hospitaliers — était i'occasioB d'un pèlerinage auquel le saint-siège avait attaché des indul* gences. Nous citerons comme exemples : les lettres d*HonoriusIII du il janvier 1217, accordant quinze jours d'indulgence * ; celles 4e Grégoire IX, du 10 juin 1230, accordant vingt jours d Indulgence spécialement aux pèlerins de la province de Sens ' ; celles de Nicolas IV, du 30 septembre 1289 *, etc. Nous aurons occasion de reparler ailleurs de cette fête, à laquelle, dès Torigine probablement, se joignit une foire importante et qui attira Jusque dans les derniers temps un nombre assez considérable de pèle- *'rins, de visiteurs et de marchands.
Enfin nous avons des preuves que, déjà du temps des Templiers, certaines confréries, établies sur leur censive de Paris, venaient célébrer leurs anniversaires dans Téglise de TEnclos. Par exemple, la confrérie des « Croisés » ou de « la Croisade yy, établie rue Andriu-Malet : mention en est faite depuis 1225 ^.
Les TempUers invitaient parfois des religieux d*autres ordres à venir prêcher dans leur église, aux jours de grandes fêtes. On a relevé les sermons de deux chanoines réguliers de Tordre du Val des Ecoliers, Gautier et Gilles, qui prêchèrent en 1273, Tun à Pâques, l'autre à la Pentecôte ^.
Nous avons parlé également du personnel attaché au culte
i. S 5544, chap. vi; S 5084; S 5099.