Bonfons, adject. à Dubreul (Antiq, de Paris
de Vautre pour empêcher que les magasins ne fussent forcés et pillés dans les moments de troubles, si fréquents à Paris à cette époque *. Sous la Ligue, par exemple, on dut y placer une garnison '.
Barillet nous apprend, sur les hôtes imposés au Temple à l'époque des dernières guerres de religion, quelques détails qu*il a puisés, dit-il, dans un mémoire du temps et dans les registres paroissiaux. De 1586 à 1394, la garnison installée dans TEnclos fut renouvelée jusqu'à cinq fois. Ce furent d^abord des Suisses, qui, ayant beaucoup souffert de la peste, alors épidémique à Paris, furent remplacés par des lansquenets, lesquels partirent aussi peu après. Bientôt le prévôt des marchands y installa les archers de la Ville pour empêcher les munitions de tomber aux mains des ligueurs. Et enfin les nouveaux maîtres de Paris y envoyèrent (1594) des Espagnols et des Wallons jusqu'à l'entrée de Henri IV.
Dès cette époque, il devait y avoir — comme il y eut certainement plus tard — un officier spécialement préposé à la garde de l'arsenal et dépendant du grand maître de l'artillerie. A un autre moment de troubles, sous la Fronde, THÔtel de Ville eut grand soin de s'assurer de la fidélité de ce fonctionnaire, en même temps qu'il faisait occuper la Bastille '.
Gomme nous l'avons dit, TOrdre, pendant longtemps, ne paraît pas avoir réclamé contre cette servitude; il se plaignait seulement quand il s'apercevait de négligence dans l'entretien du monument. Ainsi nous avons trouvé mention d'une requête présentée en 1600 à « Messieurs de l'Hôtel de Ville de Paris pour la réparation et couverture de la grosse tour du Temple, de laquelle