‹ La maison du temple de Paris, histoire et description: histoire et description, avec deux planchesChapitre 84 sur 184 · Id , 23 mars 1200 (L · texte numérisé non relu

Id , 23 mars 1200 (L

3. llonorius III (16 décembre 1216 : L 239 "). Alexandre IV (8 décembre 1255 : Rymer, Fœdera, I, 2, p. 8), etc.

4. Innocent III (29 mai 1198 : L 236»»); Honorius III (13 décembre 1216: L 2397), etc.

saint-siège, s'appliquant surtout à ceux de ces impôts qui étaient particuliers au clergé et à tous gens de religion. Mais la majorité des documents est ici postérieure à Tépoque des Templiers. Ces droits ont été moins respectés que les précédents : quand le roi eut besoin d'argent, il demanda des exceptions aux privilèges d^ailleurs hautement confirmés par lui, déclarant qu'elles ne tireraient pas à conséquence. Puis, on prit Thabitude d'éluder la rigueur des droits, de demander des compensations, et rOrdre céda, aGn de conserver intact au moins le principe de ces droits. Il est vrai que, dans les derniers siècles, il avait de quoi faire face aux déboursés importants qu*on réclamait de lui, ce dont il eût été incapable dans les premiers temps.

Les impôts royaux, au moyen âge, étaient revêtus de titres nombreux et variés, qui déguisaient pour ainsi dire Timporlance du total. Le caractère de puissance civile des ordres militaires en France soumettait la Maison du Temple, à Paris, à . toutes ces diverses redevances, et, pour Ten exempter, il fal- ^^Jaittte nombreux actes spéciaux. Nous signalerons, sans trop enlrer dans le détail, les principaux de ces privilèges importante.

En premier lieu, l'exemption des tailles et aides ^, avec ses diverses conséquences, comme l'exemption de payer l'impôt des denrées, la permission de vendre les vins en gros et en détail, sans frais', l'exemption des 5 sols imposés par queue de vin ', etc. Le point le plus important, c'est que ces privilèges n'étaient pas limités aux seuls religieux, mais souvent étendus à tous leurs tenanciers, fermiers, métayers, et à ceux qui faisaient affaire avec eux. Les chartes royales ^ sont fort explicites à ce sujet ; et d'ailleurs cette extension des droits de l'Ordre paraît assez facilement accordée : nous en retrouverons plusieurs exemples.

1. Par exemple, Charles VI, en 1382 (M 1), 1388. 1398 (MM 3), etc. — Nous n'indiquons, dans rénumération qui va suivre, que les actes spéciaux. On verra, à la fin du chapitre, une longue liste des confirmations générales prononcées par les rois de France. Chacun de ces actes contient un énoncé de presque tous les droits que nous examinons ici.

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