‹ La maison du temple de Paris, histoire et description: histoire et description, avec deux planchesChapitre 88 sur 184 · iwi, X«* u, r · texte numérisé non relu

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prévôl de Paris à la suite du refus fait, deux ans avant, par les habitants et censitaires du domaine du Temple, de contribuer à un don de 100 000 livres offert au roi par les bourgeois de la Ville; et il rappela en même temps qu'ils étaient exempts de toute exaction, taille, ost, chevauchée, tonlieu et coutume. On retrouve sous les Hospitaliers la trace des mêmes exemptions^ du moins pendant les premiers siècles *.

Voici maintenant un autre ordre de redevances moins importantes dont THôpital fut également exempté : la solde des troupes * ; — les subsides de vivres ' et de munitions de guerre * ; — l'hébergement et la nourriture des soldats '; — le ban et l'arrière-ban * ; — la garde des villes ' ; — les emprunts aux gens d'Eglise, toujours en temps de guerre •; — les levées de chevaux pour la cavalerie •; — les réquisitions de voitures, etc. *°.

En dehors des impôts obtenus par le roi, d'une façon ou d'une autre, aux moments difficiles, de toutes les maisons de rOrdre en France, on remarque encore quelques exemples de prêts, officieux, en quelque sorte. Ainsi en 1338 le grand prieur du Temple de Paris prêta 10 000 livres au roi Philippe VI pour les frais de la guerre. Il est vrai que c'était là sans doute un acte de prudence de la part du grand prieur, car son prêt eut pour résultat immédiat la défense de lever des subsides de vivres, de chevaux, etc., dans l'étendue du grand prieuré de France^'.

1. Le 3 mai 1352, le roi Jean remet aux habitants et sujets du Temple de Paris les amendes auxquelles ils étaient condamnés contre leurs privilèges pour cotisation au roi (Du Breul, Antiquités de Paris, éd. de 1612, p. 874).

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