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L'ouvrier demande à grands cris la coopération. Mais est-ce lui qui invente les machines et les achète? Est-ce lui qui risque son argent dans une entreprise l | qui peut réussir ou non? Il veut bien partager les bénéfices, mais il n’est prêt à rien risquer. Il demande que les disputes entre le capital et le travail soient | réglées par l’arbitration. Très bien; mais supposez que les arbitres lui donnent tort, il s’en ira trouver ses compagnons et s’écriera : « J'ai perdu, et vous appelez cela de l’arbitration, vous? Malheur! »
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Ah! je m'en suis fait raconter en Australie des histoires d'ouvriers!
Un ouvrier jardinier, qui chômait depuis longlemps, se présente chez un Melbournien et lui demande de l'ouvrage.
— Je n'ai rien en ce moment à vous donner à faire; cependant, puisque vous êtes dans le besoin, nettoyez mon jardin.
Quelques heures eussent amplement suffi pour ce travail. L'ouvrier prit deux jours à ratisser le jardin et à tailler quelques arbres qui n’en avaient nullement besoin.
La besogne finie, le Melbournien, qui avait employé l'ouvrier par pure charité, lui donne douze schellings, soit quinze francs.
— Qu'est-ce que c’est que ça? s’écrie l’ouvrier indigné, ne savez-vous pas que la journée d'un jardinier est de sept schellings six pence et non pas de six schellings! Vous cherchez à profiter de mon malheur. Je ne travaille pas à moins de sept schellings six pence par jour.
Le Melbournien jura, mais un peu tard...
Le squatter australien est à la merci des laboureurs et des tondeurs de moutons qu’il emploie. Ces gens ne se sentent même pas liés par un contrat. Un vigneron avait fait venir de la ville vingt ouvriers pour couper ses vignes. Quand les grappes furent coupées et mises à terre, les laboureurs dirent au vigneron :
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204 LA MAISON JOHN BULL ET Cie
— Maintenant il nous faut dix schellings par jour au lieu de huit. Si vous ne nous les donnez pas, nous allons pa:tir et laisser votre raisin pourrir sur la terre.
Aussi j'en connais plusieurs qui ont arraché leurs vignes et qui ont semé du gazon sur lequel ils font paître quelques moutons.
Les ouvriers chôment en ville et vont écouter des harangues sur la tyrannie des squatters.
Les servantes gagnent de cent à cent cinquante francs par mois; mais, pour un oui ou non, elles quittent leurs maîtresses et vont crier misère. Le seul remède sera de rétablir la polygamie. Une Australienne, comme une femme de Zoulou, dira bientôt à son mari :
— Franchement, John, j'ai trop à faire, il est temps
que tu épouses une femme de chambre de plus.
Hélas! partout vous entendez parler de maux et fort peu de remèdes. Chacun a son programme de destruction, mais personne n’a de programme de construction. Je crois que nous touchons aux limites que peut endurer la patience.
Un socialiste bien connu comparait un jour, dans “un banquet public, l’ouvrier moderne aux loups de l’anecdote russe bien connue.
« Qui, dit-il, l’homme était en traîneau, accompagné de sa femme et de ses enfants. Bientôt ils furent poursuivis par des loups affamés. Pour les
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apaiser, l’homme leur jeta ses provisions. Les loups saisirent ces provisions et les dévorèrent, puis ils se remirent à la poursuite Ca voyageur. Il leur jeta un enfant, puis un autre, puis sa femme. Mais les loups coururent toujours et dévorèrent l’homme, le cocher, et les chevaux. Eh bien, messieurs, les ouvriers acceptent vos concessions, mais je suis trop franc pour ne pas vous dire que ces concessions ne les satisferont nas. Ils demanderont encore, ils demanderont toujours, jusqu'à ce qu'ils aient obtenu fout. » Il appuya fortement sur tout.
Autrement dit, le bourgeois a été un tyran, ce sera l’ouvrier qui le sera à sa place.
Le socialiste en question avait raconté l’histoire du voyageur russe avec assez d'exactitude. Mais il aurait pu la terminer. Je vais la terminer pour lui.
Il est vrai que les loups dévorèrent les provisions, les enfants et la femme du voyageur; il est vrai que, ne se trouvant pas rassasiés, ils se rerairent à la poursuite du traîneau et qu'ils dévorèrent le voyageur, le cocher, les chevaux, tout. Mais ils üe s'arrêtèrent pas là. Ils voulurent continuer ie iendemain, quand, au tournant d’une route, ils rencontrèrent une centaine d'hommes bien armés qui mirent fin à leurs prétentions insatiables.
Ce sont les injustices, mais jamais les jalousies,
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qui ont fait les grandes révolutions sociales. Je vois
des griefs, je vois des jalousies, mais je ne vois pas de grandes injustices.
h | Les religions des colonies. — L'Église catholique et son | œuvre. — Les anabaptistes et les marchands de bonbons. — Bonne nouvelle pour les bébés. — Une propriétaire presbytérienne dans l'embarras. — Je rends la monnaie à un ministre presbytérien. — Association chrétienne des bons jeunes gens. — « Zim, boum, boum », ou l'Église à la foire. — De pieux banquiers. — Prière édifiante.
D'après les dernières recherches statistiques du gouvernement, voici la description de l’Australasie relativement aux religions professées par les habitants: Anglicane, 39.10 pour cent; Catholiques, E 21.10 ; Presbytériens 13; Wesléyens-méthodistes pa 9.50 ; Méthodistes-primitifs 1.60; autres Méthodistes, 0.30; Congrégationnalistes, 2.10; Anabap-
tistes, 2.30 ; Luthériens, 2 : Armée du Salut ou Salvationnistes, 1.10 ; Juifs, 0.40; Bouddhistes, Mahométans, etc., 1.20 ; autres religions, c'est-à-dire les autres cents et quelques sectes dissidentes, 4.20;
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personnes qui ont refusé de dire à quelle religion elles appartenaient, 2.10.
Dans la Nouvelle-Galles du Sud, dont la population est de 1,130,216 habitants, la répartition se fait de la manière suivante :
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Anglicans. . ......... 509,283 Catholiques . .. ....... 286,915 Presbytériens . . . . . . . .. 109,383 Wesléyens-Méthodistes . . . . 97,487 Méthodistes-primitifs . . . . . 20,352 Autres méthodistes . . . . .. 2,269 Congrégationnalistes. . . . . . 24,112 Anabaptistes. . . . . . . . .. 13,102 Luthériens. . .. ....,.. 7,904 Salvationnistes . ... . . .. 10,312 JU ass hunter ÿ,484 Bouddhistes, Mahométans. . . 10,790 D’autres religions. . . . . . . 28,130 De religion inconnue . . . . 14,093
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On est frappé, en lisant cette liste, des progrès faits et de l'importance acquise par la religion catholique dans les colonies anglaises. Cette impor- tance m'avait aussi frappé au Canada, aux États- Unis, et dans les îles du Pacifique. Et, cependant, il n’y a là rien d'étonnant, quand on songe com-
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bien il a dû être facile à ces prêtres aimables, charitables et dévoués, qui se consacrent corps et âme au soulagement des pauvres et des malheureux, à l'éducation et au placement de leurs enfants, de gasner le cœur de ces Saciétés nouvelles à la recherche de sympathies et toujours prêtes à s’éprendre de ceux qui, comme elles, ont à mener une existence de privations et de sacrifices. L'existence de ces prêtres est si exemplaire que les Australiens, quelles que soient leurs croyances, ne parlent d’eux qu'avec le plus grand respect, et quand ils se permettent quelques critiques, voire même quelques plaisanteries, ils n’y mêlent jamais le nom d’un prêtre catholique.
Les ministres de l'Eglise anglicane, cette institution aristocratique et mondaine, n’attirent pas le peuple. Ils recherchent la société de choix.
Les pasteurs des cent quatre-vingt et quelques églises dissidentes, tous rivalisant entre eux de piété angulaire, maussade et intolérante, passant leur temps à se chamailler sur l'interprétation de tel ou tel passage des Ecritures, marchands de bible à la figure de carême, ennemis de la gaieté même la plus innocente, commerçants à la recherche d’une position pour maintenir une famille souvent nombreuse, ne sauraient concourir, pour l'affection et le respect des masses, avec les prêtres catholiques à la naïve gaieté, à la bonne humeur innocente, et à la candeur simple que l’on trouve si souvent chez les
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personnes qui passent leur existence à contribuer au bonheur des autres et mènent une vie d’abnégation complète, et de dévouement à toute épreuve.
Mais si l’Église catholique ne saurait nous inspirer, aux colonies, que des sentiments de respect et d’admiration, et l’Église anglicane des sentiments de respect et d’indifférence, toutes les petites cagoteries dissiaentes nous fourniront d’amples matériaux pour nous édifier et nous amuser.
À la date du 2 juin 1892, je lis dans les grands jourraux de Melbourne le compte rendu d’un meeting tenu à Melbourne par les membres de l'Association anabaptiste de la colonie de Victoria. Entre autres résolutions proposées, dûment appuyées et votées, je choisis la suivante. Je n’ajoute ni ne retranche un mot, ce serait un sacrilège que de toucher à un pareil chef-d'œuvre. La résolution est proposée par le révérend Edward Isaac et conçue en ces termes :
« L'Association anabaptiste voit avec le plus profond regret que l'argent, destiné aux missionnaires et donné aux enfants des écoles du dimanche par leurs parents, n'arrive pas à sa propre destination, à cause des nombreuses boutiques de bonbons qui sont ouvertes le dimanche. Cette Association désire qu'il soit au plus vite porté remède à ce déplorable état de choses {crying evil), et que le gouvernement présente au Parlement une loi qui défende aux fruitiers et aux confiseurs d'ouvrir leurs boutiques le
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dimanche de deux heures à quatre heures de l’aprèsmidi. »
Appuyé et voté à l’unanimité.
On n’est pas plus protectionniste !
Dans le même journal je vois qu’un Chinois a été condamné à payer une amende d’une demicouronne pour avoir labouré son jardin potager le dimanche. Pour le condamner, le magistrat avait déterré un vieil édit de Charles IT, le joyeux monarque de burlesque mémoire.
Pendant mon séjour au Canada, un boucher de Montréal fut condamné à payer une amende de huit dollars (quarante francs), pour ne s’être pas agenouillé pendant le service. Le malheureux avait, paraît-il, des rhumatismes articulaires, ce qui ne l’excusa pas devant son juge.
Ne se croirait-on pas vivre au temps de l’Inquisition plutôt qu'à la fin du xix° siècle ? Demandez après cela si les colonies sont des pays progressistes.
J'ai encore mieux que cela à vous offrir.
Queiques jours avant de quitter le Canada, j’appris par les journaux que les Presbytériens s'étaient assemblés en conclave solennel pour enlever de leurs professions de foi l’article déclarant que les enfants qui meurent avant d’être baptisés sont damnés pour l'éternité. La proposition fut votée malgré des tempêtes et une opposition des plus acharnées. Par:vres chers petits bébés, que l’ancien article du credo
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presbytérien rendait si soucieux, réjouissez-vous , car, à l'avenir, il vous sera accordé quelque sursis pour réformer vos mœurs.
Jusqu'où le presbytérianisme va-t-il se nicher ?
La propriétaire d’une maison garnie, dame aux croyances presbytériennes bien arrêtées, n'admettait comme locataires que des gens d'une orthodoxie aussi pure que la sienne. Cependant les affaires ralentissaient, la maison était à moitié vide, et elle se prit à songer. Peut-être, se ditelle, les affaires iraientelles mieux (lorsqu'on est presbytérien, on sy entend généralement bien en affaires), si je me montrais un peu plus indulgente.
Un jour un vieux monsieur se présente, regarde les appartements et en choisit un qu’il arrête.
— Permettez, dit la propriétaire, avant de rien décider, dites-moi si vous être strict presbytérien.
— Mais, répondit le digne homme, je ne comprends pas très bien ce que vous voulez dire.
— Enfin, croyez-vous fermement que tous les enfants qui meurent avant d’avoir été baptisés brûleront pendant l'éternité ?
— Ma foi, répondit le nouveau locataire en songeant peut-être à quelque mauvais petit drôle de sa connaissance, fous, je n’en sais rien, mais cela pourra bien arriver à quelques-uns.
— Je vous accepte comme locataire, répondit la bonne presbytérienne, quelques-uns n’est pas exacte-
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ment ce que j'aurais voulu, mais enfin cela vaut mieux que pas un.
Payons-nous maintenant un peu de presbytérianisme écossais aux colonies.
La scène se passait dans une ville de la Nouvelle- Zélande.
Je venais de rentrer à l'hôtel après avoir fait une conférence sur les Ecossais à l'Hôtel de Ville. J'étais à moitié déshabillé quand on frappa à la porte de ma chambre. C'était le garçon muni d'une carte: le ministre presbytérien écossais de la ville demandait à me parler immédiatement pour affaire des plus urgentes. J’ordonnai au garçon de faire monter le révérend gentleman.
Un homme d’une cinquantaine d'années, revêtu de la redingote noire ecclésiastique, en cravate blanche, le chapeau de feutre à la main, la figure triste, se présenta à la porte.
Je le reconnus tout de suite. Il était à la conférence. Pendant une heure et demie j'avais essayé en vain de le faire sourire. Il était au premier rang des fauteuils. Ces gens-là sont toujours au premier rang, sous votre nez.
— Excusez mon costume, lui dis-je, mais vous désiriez me parler pour affaire urgente, et je n'ai pas cru devoir vous faire attendre.
— Le costume ne fait rien à l'affaire, répondit-il, ce n’est pas de l’état de votre corps qu'il s’agit, mais
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de l’état de votre âme. Je suis venu prier pour vous, permettez-moi de m’agenouiller.
J'étais pris à l’improviste et je me sentis un peu abasourdi, mais je me remis vite.
— Comment donc, lui dis-je, avec le plus grand plaisir, si cela peut vous rendre heureux.
Il s’agenouilla, posa les coudes sur mon lit, s’enfonça la tête dans les mains, et se mit à déclamer.
— Seigneur, dit-il, cet homme que tu vois près de moi n’est point un méchant homme; il souffre du mal du siècle, il n’a pas encore tté touché de ta grâce. C’est un étranger venu d’un pays où la religion est tournée en ridicule. Fais que son voyage à travers nos pieuses populations le ramène dans la bonne voie.
La prière, dont je vous fais grâce des détails, dura bien dix minutes.
Quand il eut fini, il se releva et me tendit la main. Je la lui pris et la lui serrai.
— Maintenant, lui dis-je, permettez-moi à mon tour de prier pour vous.
Il fit signe de la tête qu'il y consentait.
Je ne m'agenouillai point, mais avec toute la ferveur dont je suis capable, je criai :
— Seigneur, cet homme que tu vois à mes côtés n'est point un méchant homme. Aie pitié de lui, car c'est un pharisien qui ne doute pas un instant, et cela sans me connaître, qu'il ne soit meilleur que moi. Toi qui as en vain envoyé ton fils sur la terre
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pour y faire disparaître tous les pharisiens, touche celui-ci de ta grâce. Fais-lui comprendre que la première vertu chrétienne est la charité, et que la meilleure charité est celle qui nous apprend que nous ne valons pas mieux que le reste des hommes. Cet homme est aveuglé par l’orgueil, désabuse-le , ouvre-lui les yeux, mais aie pitié de lui, pardonnelui comme je lui pardonne. Amen.
Je regardai mon bon presbytérien. 11 était consterné, cloué sur le plancher de ma chambre.
Je lui repris la main et la lui resserrai,
— Et maintenant, lui dis-je, nous sommes quittes. bonne nuit!
Il partit un tant soit peu morfondu, emportant modestement dans sa poche la monnaie de sa pièce.
Voici encore dans le genre quelque chose qui n’est pas mal :
Au moïs de mai 1892, je fis quatorze causeries dont le Centenary Hall de Sydney, fort jolie salle appartenant à une Société wesléyenne qui nous l'avait louée vour l’occasion. Jamais je n’oublierai l’accueil que les aimables habitants de Sydney voulurent bien me faire dans cette salle. Jamais je ne me suis adressé à un auditoire plus intelligent, plus sympathique, plus fin et plus chaleureux. Au mois d'octobre de la même année je revins à Sydney le jour où la France perdit le plus grand prosateur du siècle, Ernest Renan. J'avais connu l’illustre écrivain ;
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plusieurs fois il m'avait donné des conseils, plusieurs fois il m'avait fortifié par des paroles d’encouragement 1, On me pria de rassembler mes souvenirs et de faire une conférence sur lui. Faire l'éloge de Renan, parler de sa vie et de son œuvre aux habitants de Sydney, il me semblait que j'avais là une occasion de payer à la mémoire de cet homme de génie et de bien une dette de reconnaissance. J'acceptai avec joie. Mon impresario loua de nouveau le Centenary Hall, le public s’y rendit en foule, et la presse voulut bien le lendemain joindre ses applaudissements à ceux que m'avait accordés le public.
Cette conférence eut un tel succès qu'on me pria de la répéter, ce à quoi je consentis avec empressement. Mais, hélas! cette conférence n'avait pas satisfait tout le monde, et nous avions encouru la plus terrible des colères, celle qui pardonne le moins, la colère des bigots.
Un membre de l’Association chrétienne des Bons jeunes gens de Sydney alla trouver le secrétaire du Centenary Hall et lui représenta le danger que courait la réputation de la Société wesléyienne, s’il permettait que la salle servit à faire le panégyrique d'Ernest Renan, un athée, l’auteur de {a Vie de Jésus. Cet ignorant sournois (ceci soit dit par paren-
1. C’est Renan qui m'avait un jour rendu heu-eux en me disant : « J'ai lu votre John Bull et son Ile, et, bien que j'aie ri de bon cœur de toutes ces excentricités que vous décrivez si bien, votre volume m'a fait aimer les Anglais davantage ».
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