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du | Les Maoris. — Les types. — Le tatouage. — Les mœurs des Maoris. — Chevalerie naturelle, — Les légendes du pays. ? — Sir Georges Grey. — Heureux propriétaires, — Le 1 « haka ». — La belle Victoria. — Les villages maoris. — l] La Nouvelle-Zélande est le plus joli pays du monde, \ Les Maoris, ou naturels de la Nouvelle-Zélande, sont
des hommes superbesaccouplés à d’horribles guenons. | A l'exception des jeunes filles et de quelques femmes au type juif ou italien, que l’on rencontre çà et là et qui sont passables, le beau sexe en Nouvelle-Zélande est le sexe mâle.
Les types d'houimes sont à peu près tous les mêmes. Grands, bien faits, ils ont le regard ferme mais aimable, On devine une race guerrière mais chevaleresque.
| Les types de femmes sont de toutes sortes. J'ai vu, parmi les Maories, des Juives, des Espagnoles,
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des Italiennes, des négresses de l'Afrique et même des Australiennes. La peau est bronze foncé, la bouche énorme et ia chevelure courte, épaisse et mal entretenue. Le sein est très développé et pendant, les hanches proëéminentes. Quand elles sont mariées, elles se noircissent les lèvres et le menton. Voilà certes des femmes fort peu appétissantes.
Rien n’est plus comique que de voir dans certaines villes ces formes étranges affublées de grands sarraux blancs ou roses, soulevés par des tournures et des crinolines (indépendamment de celles dont la nature les a amplement pourvues), et de chapeaux de feutre à larges bords, ornés de plumes, et, pour compléter le tableau, à la bouche une pipe courte, vrai brûlegueule de barrière. Ces grosses créatures ont de la coquetterie. Il y en a qui vont jusqu’à se faire tatouer le dos « afin d’être belle » en nageant, et j'ai eu un jour toutes les peines du monde à persuader à l’une d’elles que je la croyais sur parole.
Les hommes ne se tatouent plus depuis longtemps, mais, parmi les plus âgés, j'en ai vu de merveilleusement tatoués. Le front, le nez et les joues sont couverts de lignes symétriques bleu foncé, très serrées, qui rendent ces figures repoussantes mais fort pittoresques.
Les Maoris sont de grands seigneurs qui se font servir par les femmes, mais qui ne les maltraitent jamais. Ils adorent les enfants et font d'excellents pères.
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LA MAISON JOHN BULL ET ci 269
me Quant les Maoris se rencontrent, ils se font toutes Ja sortes d'amitiés. Ils se pressent les mains et restent e et | quelques instants le nez collé l’un contre l'autre, sans en- se le frotter, sans bouger, sans parler; quelques ont instants de recueillement, d’extase amicale. ton. Leur langage est des plus doux. Comme celui des Samoens et des Hawaïens, il ne contient, me dit-on, ines que treize lettres. C’est k, p, let m qu’il me semble aux toujours entendre. Voici du maori, c’est l’avis affiché des dans les gares de la Nouvelle-Zélande : kaua e kai Lure . paipa ki konei (il est défendu de fumer). Cela sonne à utre l'oreille comme du grec, n'est-il pas vrai ? éter La volubilité des femmes est prodigieuse. C'est un \le- À torrent, une avalanche de mots. Jamais portières de à Ja la rue Quincampoix n’ont pu se dire tant de choses aire en si peu de temps. Il faut voir ces femmes, assises j'ai | en cercle, au soleil, la pipe à la bouche, il faut les der entendre surtout ! Pour le ramage, figurez-vous une bande de moineaux autour d’une poignée de miettes. à ps, , La conversation ne semble pas se composer de queseu- tions et de réponses, ou de remarques suggérées ont les unes par les autres. Elles parlent toutes en Lot même temps, sans se regarder, sans avoir l’air de ort s’écoutcr, et assez haut pour s'étourdir en quelques minutes. Elles ne prennent point haleine. Pendant ont que l’une crie à tue-tête : kolomokalolulu, tarakiti, ent | pikimolukararapa , une autre hurle kikiriki, ratants | tata , molokolululu , les autres accompagnent de
karawera, ratapuni , kolololu , molokulo, puis toutes