‹ La maison John Bull & cie. [microforme]Chapitre 41 sur 54 · TRE GET · texte numérisé non relu

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276 LA MAISON JOHN BULL ET Ci®

choquer l'auditoire britannique. Wic trouve que ce haka manque d’entrain; de plus, elle rougit de colère et de honte à l’idée qu’on danse un haka devant elle et qu'elle n’est pas de la partie. La danse, tout en restant dans les bornes de la bienséance, l’électrise. Elle n'y tient plus. Au diable la robe, le corset et le reste ! Tout cela disparaît en un clin d'œil. Elle saute de la loge sur la scène, mène le branle, pousse des cris, hurle, se livre à ce délire effrayant qui s'empare des Maoris en pareille occasion, et bientôt l’auditoire, frappé d’une horreur profonde, quitte la place et laisse Wic et les Maoris continuer leur sabbat jusqu’à extinction de chaleur naturelle.

Le Pah, ou village maori, est un ensemble de cabanes en bois entouré de palissades, dont chaque pieu est surmonté d’un bonhomme en bois sculpté qui tire la langue, a les jambes cagneuses, les mains croisées sur le ventre, de grands yeux obliques formés d’écailles irisées, et fait une grimace épouvantable. Cet horrible bonhomme se retrouve sculpté sur les charpentes de chaque cabane et au-dessus de la porte d'entrée.

La cabane est une grande pièce carrée dont les murs et le plancher sont couverts de nattes tressées. Le toit descend de chaque côté jusqu’à terre et se retrousse au-dessus de la porte en forme de chapeau chinois. L'intérieur est un dortoir où les sexes sont

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