‹ La maison John Bull & cie. [microforme]Chapitre 46 sur 54 · D DUT · texte numérisé non relu

D DUT

LA MAISON JOHN BULL ET Cic

Chez les Zoulous, la jeune fille est d’une vertu exemplaire. Elle jettera tout ce que vous voudrez par-dessus les moulins, excepté son bonnet, c'est-àdire sa vertu. Si quelquelois elle joue à l’amour, c’est en tout bien tout honneur. Elle va jusqu’au bord du précipice, mais elle ne s’y laisse jamais tomber. Elle a le pied sûr. Elle sait que, vertueuse, elle vaut seize bœufs et que si son mari, après l'avoir épousée, découvrait qu’elle n’est pas virgo intacta, il la rendrait à son père et réclamerait ses bœufs. Sa fidélité est filiale. Son père compte sur sa vertu, l’engraisse, la choie, la chaponne et fait de son mieux pour que, à l’âge de puberté, elle excite l'appétit d’un homme qui la recherchera en mariage, c’est-à-dire l’achètera.

La femme est fière de senlir qu’elle a de la valeur, ct une femme qui a été vendue à son mari pour seize bœufs regarde avec mépris une femme qui a été vendue pour dix. |

J'ai une fois bien amusé unc femme cafre en lui disant que, souvent en France, une femme sans dot ne trouvait point de mari.

— C'est donc la femme qui achète un mari dans votre pays ? me dit-elle.

— Oui, répondis-je, quelquefois même ce qui reste d’un homme.

Elle était ébahie.

Son raisonnement n'était pas si mauvais qu’on pourrait le croire. Elle trouvait qu’il était plus

vertu oudrez c'est-àamour, Isqu'au is tomse, elle l'avoir acta, il eufs. Sa \ vertu, de son , excite nariage,

\ valeur, ari pour

e qui à

re en lui sans dot

ari dans qui reslc

ais qu'on tait plus

LA MAISON JOHN BULL ET Ci® 329

flatteur pour une femme de se faire acheter par un mari que d’avoir à en acheter un. La femme vaut quelque chose en Afrique, pensait-elle. Que vautelle donc en France que souvent un vieux notaire exige deux cent mille francs d’indemnité quand il épouse une jeune femme ?

Un Zoulou me confiait un jour les réflexions suivantes sur la polygamie dans son pays : « La polygamie, boss !, me dit-il, est la cause de notre prospérité. Aussitôt qu'un Zoulou arrive à être

‘homme, il se met à travailler pour amasser de quoi

acheter une femme. Quand il l’a obtenue et qu'il en est fatigué, il se remet à l'ouvrage pour amasser de quoi en acheter une autre, et ainsi de suite. »

De vieux Zoulous, frisant Icurs quatre-vingts ans, songent encore au mariage. Ils sont plus ambitieux et plus portés pour les femmes que les Cafres. Le mariage est aussi un commerce. Ces braves gens achètent des femmes comme on achète des bestiaux, pour augmenter leur avoir. En effet, quand le Zoulou se marie, il espère avoir des filles qui un jour se vendront et lui rapporteront du bétail, et, à la naissance d’un fils, il fait la grimace.

Les Zoulous sont vertueux, moraux et d’une hon-

1. Mot qui signifie « chef ». J'étais toujours présenté aux naturels comme chef de quelque tribu dans un pays lointain appelé la France.

PR

4 ; EE tee On ne te RS #0 se

di ? Shbo de haie à 5 és da di a , ti mt à nn à

DE

re

330 LA MAISON JOHN BULL ET Cie

nèteté à toute épreuve, et les missionnaires qui sont venus s'établir chez eux pour les convertir se sont trompés d'adresse. Si vous perdez quoi que ce soit dans un kraal et qu'un Zoulou s’en aperçoive, il courra après vous. Or, le Zoulou peut faire plusieurs kilomètres à la course sans être hors d’haleine, et vous pouvez être sûr qu'il ne s'arrêtera que lorsqu'il vous aura rattrapé et remis l’objet que vous avez perdu chez lui. Je ne parle ici que des Zoulous au naturel. Les Zoulous convertis, c'est unc autre affaire.

J'admirais un jour, dans un hôtel de Maritzburg, (Natal), trois jeunes Zoulous superbes qui faisaient le service des chambres, et je demandai à la propriétaire où elle était allée chercher ces braves garçons-là. . — Loin d'ici, dit-elle, dans un kraal. Je n'engage jamais que des naturels à l’état sauvage, in {he raw stale.

— Pourquoi, lui demandai-je, ne les prenez-vous pas dans les écoles de missionnaires qui abondent dans le voisinage ?

— Oh! fit-elle en hochant la tête, ceux-là, il n'en faut pas.

Voilà qui me donna à réfléchir. Après tout, me dis-je, ce n’est là qu'une opinion personnelle. La propriétaire a probablement des préjugés contre les missionnaires. Je n'osai rien conclure, mais je pris la résolution de faire la même question à tous les propriétaires d'hôtel dont je ferais la connaissance.

1i sont e sont e soit 1ve, il sieurs ine, eb rsqu'il S Avez ous au

autre

tzburg, isaient )ropriécons-là.

’engage he raw

ez-VOUS bondent

,ilnen

put, me elle. La ntre les je pris tous les issance.

Partout la réponse fut la même : des Zoulous convertis, il n’en faut pas.

Pour bien des Anglais, ce sera du nouveau, mais j'affirme que personne aux colonies n’ignore le fait. Au naturel, les Zoulous sont honnêtes et leurs femmes sont vertueuses. Quand ils ont fait l’apprentissage de la vie civilisée dans les missions, les femmes font le trottoir et les hommes mentent et trichent comme les chrétiens les plus fieffés.

Les Zoulous sont vertueux et honnêtes par instinct et je ne vois pas que ces âmes simples puissent profiter d'une théorie qui, en définitive, se résout en ces quelques mots : « Ne péchez pas; mais, si vous péchez, soyez sans inquiétude, vous n'avez qu'à croire et vous serez blancs comme neige. » Péchons, se disent trop souvent les Zoulous convertis, plus nous pécherons, plus il nous sera pardonné. Ce n’est pas la semence qui est mauvaise, c’est le terrain qui ne vaut rien.

Cela n’empêchera pas les vieilles Anglaises des deux sexes de continuer à envoyer des missionnaires en Afrique et à faire des quêtes pour en augmenter le nombre ; mais le fait est là et je le leur donne avec l’aultorité de tous les gens qui engagent des naturels au Cap et au Natal.

Les missionnaires ne m'ont jamais rien fait, et dans ce volume je n’ai, Dieu merci, ni à plaire ni à déplaire à qui que ce soit. Je dis ce que je pense, je répète ce que tout le monde sait aux colonies, et si,

TELE En à A mm mo

332 LA MAISON JOHN BULL ET Ci®

en agissant ainsi, j'ai le malheur d’offenser certaines gens qui croient devoir se sentir offensés, c’est là le moindre de mes soucis.

* Si les missionnaires ne blanchissent pas l'âme des Zoulous, le corps des générations suivantes montre quelquefois, par une teinte d’un clair plus prononcé, que les missionnaires ont passé par là.

rtaines st là le

me des montre )noncé,

L'État libre d'Orange. — Le Transvaal. — Une page ou deux d'histoire. — Les Boërs chez eux. — Mœurs et coutumes. — Les Boërs et les sauterelles. — Les Boërs auront à se dégourdir ou à déguerpir, — Bloemfontein, Pretoria et Johannesburg.

L'État libre d'Orange ou République des Boërs, et le Transvaal ou République de l'Afrique du Sud, aujourd’hui Etats indépendants, étaient il y a quelques années encore deux succursales de la Maison John Bull et Cie.

L'État libre d'Orange est un vaste désert situé, à cinq mille pieds au-dessus du niveau de la mer, sur un plateau dont la superficie est à peu près égale à celle de la France. Le climat dont jouit ce pays est le plus sec et le plus salubre qui soit au monde. La contrée est une succession, une superposition de plateaux, de collines et de montagnes couronnées d'énormes pierres arides. C’est la désolation, l'iso-

Lies MR nn 0 ef no D 6 D 9

gs ‘}

DR rh nee + og 0 Le qe ge pm team et A ARR arme 4 Le 4 4 dd Gone the PE epeni ten 22 M LE sfimmpem hd aeus 4e dant 24 teen 2 à von cons 2 dm

334 LA MAISON JOHN BULL ET Cie

lation, l’immensité. Ce n’est que depuis que j'ai vu ces étendues de terrain en Afrique que je puis me faire une idée exacte de l’espace.

Vers le milieu du siècle, un grand nombre de Boërs, afin d'échapper aux empiètements continuels des Anglais, quittèrent le Cap et allèrent s'établir avec leurs troupeaux dans un immense district situé entre les deux rivières du Vaal et de l'Orange. Bientôt ils s’organisèrent en république, et se prirent à espérer qu'ils étaient maintenant pour jamais à l'abri des Anglais.

Ils se trompaient. On n'est jamais à l'abri des Anglais.

Les Boërs ont une mauvaise habitude qui a constamment permis aux Anglais de leur chercher querelle. Pour les Boërs, les naturels de l’Afrique du Sud ne sont pas des êtres humains qu'il faut chercher à se concilier, mais des bêtes fauves qu'ils n'ont jamais manqué de traquer et d’exterminer chaque fois que l’occasion s’en est présentée. Quand ils ne les tuaient pas, ils les emmenaient chez eux en esclavage, et les conduisaient à la corvée avec des fouets de cuir qu'ils n'auraient jamais osé employer pour conduire les bœufs qui traînent leurs charrettes. Ils ne cherchaient ni à les civiliser ni à les instruire, pas même à les convertir, car ils ne reconnaissaient pas qu'un nègre pôt avoir une âme. Cela ne faisait pas l'affaire des Anglais qui, eux aussi, se débarrassent bien des naturels qui les

ai vu is me

re de inuels tablir

situé ange, rirent ais à

i des

cons- " quexe du cherqu'ils

iner Juand z eux avec s OSé leurs

ni à Is ne âme.

eux i les

LA MAISON JOHN BULI ET Cie 335

gènent dans les pays qu'ils envahisseut, mais par des moyens beaucoup plus diplomatiques : la conversion et la diversion, ou, si vous préférez, la bible et l’eau-de-vie.

En 1845, les Boërs de la République d'Orange se ruèrent sur les Griquas, tribu importante établie à l’ouest de leur république. Ils allaient les exterminer, quand les Anglais accoururent au secours des sauvages, battirent les Boërs et annexèrent leur territoire sous le prétexte, assez plausible du reste, que leur indépendance était une menace continuelle à la tranquillité de l’Afrique du Sud.

Quantité de Boërs, furieux de se revoir sous la domination des Anglais, plièrent bagage, traversèrent le Vaal et allèrent s'établir dans une nouvelle contrée qu'ils appelèrent Transvaal et où bientôt ils fondèrent une nouvelle république.

Quelques années plus tard, l'Angleterre, craignant de ne pouvoir contrôler des territoires dont les dimensions prenaient des proportions inquiétantes, permit aux Boërs de la République d'Orange de proclamer de nouveau leur indépendance (1853), indépendance dont ils jouissent encore ; mais quand les mines de diamant furent découvertes en 1870, aux environs du lieu où s'élève aujourd’hui Kimberley, tout ce district fut enlevé aux Boërs et rebaptisé britannique.

Les Boërs, établis au Transvaal, répétèrent en 1871 la faute qui avait coûté l’indépendance de la

336 LA MAISON JOHN BULL ET c'°

République d'Orange en 1845. Ils résolurent d’exterminer les naturels du territoire qu’ils avaient envahi, et allaient mettre leur projet à exécution quand les Anglais les battirent et les annexèrent. Tout semblait perdu pour eux, car il ne fallait pas songer à s'avancer davantage vers le nord. Le seul espoir était de reconquérir l'indépendance, et cela à la pointe de l'épée. En 1880, ils se soulevèrent et défirent les Anglais au mont Majuba, après avoir tué le général qui les commandait, sir Pomeroy Colley. Le Transvaal fut déclaré libre, mais sous la protection de l'Angleterre, le 25 octobre 1881. Trois ans plus tard, l’Angleterre se retirait complètement du Transvaal.

Le monde sait aujourd'hui que le Transvaal et les territoires qui l'environnent reposent sur des mines d’or’, mais bien certainement ce ne sont pas les Boërs qui les exploiteront. Dans peu d’années le pays sera envahi par les aventuriers du monde entier. Les Boërs continueront à s'occuper de la surface de la terre, mais ils ne mettront pas le picd dans les mines. Ils occupent des terrains immenses qu’ils ne cullivent pas, ct entre leurs mains le pays ne fait pas de progrès. J'ai vu des fermiers dont les propriétés s'étendaient sur une superficie plus grande que celle de nos départements les plus importants,

4. On croit que c'est de là que Salomon tira l'or qu'il fit venir à Jérusalem. Des fouilles récemment faites prouvent qu’il existait autrefois une civilisation dans ces parages.

d’exterenvahi, and les emblait »nger à | espoir la à la rent et »s avoir omeroy sous la 4. Trois ètement

svaal et sur des ont pas nées le monde

de la le pied menses le pays lont les grande brtants, qu'il fit prouvent

LA MAISON JOHN BULL ET cie 337

et qui se contentaient de faire paître des bestiaux sur quelques centaines d'hectares tout au plus. Ils sont ignorants, arriérés, entêtés et paresseux. Ils refusent de labourer la terre avec les instruments aratoires qu'on leur montre, et ils sont fermiers comme on l'était au temps d'Abraham, d’Isaac et de Jacob. Leurs fermes sont des soues à pourceaux. Avant de se coucher, ils tirent leurs bottes et appellent cela se déshabiller. Leur lit est le plancher, et toute la famille, hommes, femmes et enfants, est là pêle-mêle. Une ou deux fois par an, ils partent à la ville la plus proche pour y faire deux ou trois jours de dévotions. Les plus riches vom à l'hôtel, les autres vivent sous des tentes ou sur leurs charrettes. Quand ces Boërs s’en retournent, les habitants de la ville font des fumigations.

Prenez ce qu'il y a de plus sale, de plus brave, de plus arrriéré, de plus entêté chez le Breton, ce qu'il y a de plus soupçonneux, de plus matois et de plus ladre chez le Normand, ce qu’il y a de plus rusé, de plus hospitalier et de plus bigot puritain chez l'Écossais, mélangez, remuez ct servez, vous avez un Boër (prononcez Bour, ou, si vous voulez être plus exact, Bourru). Non, le monde aujourd’hui marche trop vite pour permettre aux Boërs de marquer le pas. Ils auront à se dégourdir ou à déguerpir.

Pendant longtemps, les Boërs ont refusé de construire des chemins de fer dans le Transvaal, parce qu’il n’est pas fait mention de ce genre de locomotion

338 LA MAISON JOHN BULI, ET ci®

dans la bible, et ce n’est qu’en appelant les chemins de fer voitures rapides qu'on est arrivé à leur faire surmonter la difficulté. Le parlement du Transvaal a refusé de faire assurer les bâtiments publics contre l'incendie, parce que «si c’est la volonté de Dieu qu'ils brûlent, on ne saurait aller contre ».

Mais ce qu'il y a de plus sublime dans le genre c’est la discussion qui eut lieu au parlement (première chambre) sur l’extermination des sauterelles (session de 1893),

J'extrais des journaux le compte rendu d’une partie de la séance.

« Le docteur Leyds, secrétaire d’État, lit une communication dans laquelle les gouvernements du Cap et de l'État libre d'Orange prient le gouverne- : ment du Transvaal de coopérer avec eux à la destruction des sauterelles.

» M. Roos se lève et déclare que les sauterelles sont, comme aux jours de Pharaon, une plaie qui leur a été envoyée par Dieu. Bien certainement il serait honteux au peuple du Transvaal de chercher à combattre les décrets de la Providence.

» M. Declercq et M. Steenkamp parlent dans le même sens. Il faut accepter avec résignation les volontés du Seigneur.

» M. Wolmarans propose que toute l’Afrique du Sud consacre unc journée entière à prier et à s’humilier.

» Le président raconte l’histoire d’un Boër dont la ferme n’avait jamais été attaquée par les sauterelles jus-

chemins ‘ur faire ransvaal publics lonté de tre ».

le genre nt (preuterelles

u d’une

lit une ïents du

JUuverne- :

x à la

terelles laie qui ment il hercher

dans le ion les

> du Sud ilier.

dont la

Îles jus-

LA MAISON JOHN BULL ET cie 339

qu'au jour où il en détruisit quelques-unes sur le veld. :

Ses propriétés furent dévastées en quelques heures,

» M. Stoop implore les membres du parlement de ne pas se constituer critiques des actes de Dieu.

» M. Lucas Meyer soulève des indignations violentes en tournant en ridicule les orateurs qui viennent de parler, et surtout en comparant les sauterelles à des bêtes nuisibles qu'il est de leur devoir de détruire comme ils ont détruit les lions, les panthères et autres animaux malfaisants qui infestaient autrefois leur pays.

» M. Labuschagne s'emporte. Les sauterelles, dit-il, ne sont pas des animaux nuisibles. La sauterelle est un animal sacré, envoyé par Dieu pour l’expiation de leurs péchés. »

Voilà où en sont les Boërs à la fin du xix° siècle.

Et, en regardant l’Assemblée, plus rien ne vous étonne. Quelques têtes intelligentes certainement ; mais la grande majorité composée de gros paysans à peine décrassés, des têtes énormes, carrées, avec de petits yeux endormis, qui cependant ne laissent pas que de bien voir, au besoin.

Les Boërs sont des tireurs de première force. Ils ne visent pas dans le tas : ils choisissent leur homme et son affaire est faite. Comme à la foire aux macarons, à tous les coups ils gagnent. Quand ils visent dans le tas, ils vous descendent leurs ennemis treize à la douzaine, Ils comptent sur leur œil sûr pour conserver leur indépendance.

* Les deux républiques de l'Afrique du Sud possèdent trois villes qu’il faut nommer, Bloemfontein dans la première, Pretoria et Johannesburg dans le Transvaal,.

Bloemfontein est une ville de cinq à six mille âmes qui ressemble aux villes les plus modernes du Cap : place du Marché, un club confortable, des nègres, de la poussière jusqu'aux chevilles et de l'air pur. Le parlement et la maison du président sont d'assez jolies constructions. Au bout de la ville se trouve un fort gardé par l’armée régulière de la république qui se compose d’une quarantaine de soldats déguisés en Prussiens. Mais s’il y a peu de soldats dans les deux républiques, tous les citoyens sont braves et bons tireurs, et vingt mille hommes sont prêts à faire le coup de fusil pour défendre leur liberté.

Autour de la ville, le désert jaune, poudreux, brûlé jusqu'à l'horizon.

La capitale du Transvaal, Pretoria, est plus intéressante. On y a apporté de la verdure, bâti de jolies maisons, et le Government Building, qui a coûlé plus de cinq millions, est ce que j'ai vu de plus solide et de plus imposant comme bâtiment

| public dans l’Afrique du Sud.

Quant à Johannesburg, il faut lui consacrer un chapitre.

LA MAISON JOHN BULL ET Cie

D rm ot =

PME]

Page 1