I. Arch. Nat., Y. 2851. Voir aux Pièces justificatives
Ravanne, qui, à la date du 8 mars 1767, avertissait M. Le Roy que le mur mitoyen, qui n'avait que douze pouces et demi d'épaisseur, au lieu des dix-huit pouces réglementaires, menaçait ruine.
M. Le Ro)^ se décida pour une reconstruction complète.
Une ordonnance du bureau des finances, en date du 7 avril 1767, rendue par messire Gaspard Riquet, conseiller du roi, trésorier des finances, général des fihances, grand-voyer de la généralité de Paris et commissaire en cette partie % donna l'alignement pour la reconstruction complète, sur les anciens vestiges, de la façade de la rue Richelieu, large de trente-cinq pieds. Il résulte de cette ordonnance que l'ancienne façade présentait sur la rue quelques irrégularités ou saillies qui durent disparaître 2.
Une autre ordonnance du 10 avril 1767 autorise M. Le Roy à faire poser des pieux et barrières pendant la construction, qui devait être achevée dans le courant de l'année. Elle se prolongea cependant un peu davantage, car une troisième ordonnance qui autorise la pose de plusieurs petits balcons, « pour l'utilité et décoration d'icelle, » et dont la saillie ne doit pas excéder six pouces, est datée du 16 septembre 1768.
L'architecte de la maison neuve fut Nicolas-Antoine Perrard de Montreuil, beau-frère de M. Le Roy, dont les honoraires furent réglés à 2,000 livres le 29 décembre 1769. C'est le même Perrard qui avait fait l'expertise du 25 novembre 176/.
1. Entré en fonctions ce 1763, demeurait rue Geoffroy-Lasnier. [Almanach royal, 1768). Le bureau des commissaires-voyers était rue Beaubourg, au coin de la rue des Vieilles-Étuves.