I. Anciennes Maisons de Paris, t. II, p
section de la rue Richelieu comprise entre la rue Saint- Honoré et la rue Neuve-de5-Petits-Champs, avec son enseigne digne du marquis de Bièvre : « A la bonne foy! » J'ai pu constater aussi que Jousserand, l'homme assez heureux pour posséder le café de Foy en 1789, où Camille Desmoulins et les clubistes doublèrent sa fortune, n'avait pas été, ne pouvait pas être le successeur immédiat du limonadier Foix. Entre les deux se place au moins un intermédiaire, le sieur Delondres, qu'un almanach d'adresses de 1769 me livre comme le titulaire du café de la Bonne Foy, rue Richelieu,
Reste à préciser l'emplacement, c'est -à-dire à fixer la demeure du peintre Tournières, à portée raisonnable de la fontaine Richelieu et de la rue Villedo, mais certainement au-dessus de la Fontaine, c'est-à-dire en montant vers la rue Neuve -d es-Petits-Champs.
La maison Baudelet (no 40 actuel), qui fait exactement face à la rue Villedo, reste nécessairement hors de cause, puisque les archives de la maison Baudelet ne fournissent aucune trace d'une location de près d'un demi-siècle au peintre Tournières.
Le café Foix était-il à droite ou à gauche de la maison Baudelet? Voilà la question.
Si Tournières habitait le no 38, ancienne maison des frères Marsy, le café Foix descendrait au no 36, avec extension possible sur la maison double qui porte le no 34, celle du passage Hulot où se trouve la plaque fallacieuse dont j'ai raconté l'origine. On sait que Foix et ses successeurs avaient licence de faire circuler des plateaux chargés de glaces et d'autres boissons fraîches dans le jardin du Palais -Royal, avant la construction des galeries de pierre. L'aspect des lieux n'était pas contraire à ces indications.. Le no 36 conserve un escalier de trei/.e marches, qui descend au no 33 de la rue Montpensier et qui dessert aujourd'hui la brasserie Muller, tandis que le no 38, qui porte le no 35 sur la rue Montpensier, et dont la façade du côté du jardin paraît avoir gardé sa structure originaire, n'offre plus aucune trace de communication avec l'ancien sol du jardin. La descente du passage Hulot est toute semblable à celle de la brasserie Muller, sauf que l'escaher n'a que douze marches, la pente devenant plus
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faible à mesure que la rue Richelieu se rapproche de la rue Saint-Honoré.
L'hypothèse qui placerait l'ancien café Foix aux nos 36 et 34 ne rencontrerait donc aucune objection dans la configuration des Heux.
Cependant l'hypothèse contraire, qui ramène le café Foix au-dessus du n^ 40 et de la rue Villedo, paraissait réunir des vraisemblances plus fortes, non pas topographiquement, mais historiquement.
Ici, j'aborde une digression nouvelle, qui me ramène au cœur de mon sujet.
La communication entre la rue Richelieu et la rue Montpensier s'établit, à l'heure actuelle, par quatre passages non classés comme voies publiques, savoir :
L Passage Richelieu, ci-devant de Bretagne, au no 18 ;
IL Passage Potier, ci-devant Beauvilliers, au n" 26 ;
IIL Passage Hulot, au no 34 ;