MARIE, RIPERT, POLIVEAU, ERNEST
MARIE, a\'ec ]oie.
Oui, Monsieur , c'est moi. Ah! que je sais contente de voir quelqu'un du pays ! Comme le hasard vous cause des surprises!... Y a-t-il long-temps que Monsieur a quitté Metz ?
POLIVEAU , vU'enient et bas.
Metz!
RIPERT
Trois jours, mon enfant ; et ton vieux père se portait bien. ( Ernest et PoUveau sont très-attentifs. ) Mais, tieas , remets vite ces papiers à madame Dnrbel.
MARIE
Je lui dirai que c'est de la part. . .
RIPERT
De la personne dont son notaire, M. Audibray, lui a parlé.
MARIE , sortant.
M. le colonel llipert, enfin.
ERNEST, bas à Poliveau.
Le colonel Ripert!
POLIVEAU , de même.
Je voyais venir ça . . . c'est qu'il n'a pas l'air facile 21 manier.
ERNEST, de même.
Que devenir? sortons.
POLIVEAU, de même.
C'est ce que nous avons de mieux à faire , certainement. . . Mais n'ayons pas Pair. . . { A Ripert. ) Monsieur le colonel. . .
RIPERT , e'ionnê.
Monsieur...
POLIVEAU , saluant Ripert.
J'ai bien l'honneur. . . ( bas à Ernest , en sortant. ) Etre poli avec ses créanciers , article premier du Code civil.
( Il sort avec Ernest par le fond. )