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ilèie de Nuremberg avait pennl» la Mg*mie pour une période de dix ans» afin ds réparer les massa* cres de la guerre de trente ans.
Moïse avait réglé avec simplicité les rapports de l’homme et de la femme. On peut lire dans le Deutéronome (XXIV, 1 à 4) ces lignes expéditives :
« Quand un tomme aura prit une femme qui viendrait à ne pm le satisfaire, il écrira pour elle une lettre de divorce et la renverra dans sa maison. Elle s’en ira et pourra devenir la femme d’an autre homme. Si ce dernier la prend en aversion, il fera la même chose... s
Jésus a dit au contraire :
— « Que l’homme ne sépare pm ce que Dieu a
joint l »
Mais ses disciples, (parmi lesquels il n’y avait pas de femme) lui répondirent (Mathieu XIX, 10) :
— * Si telle est la condition de l’homme à V égard de la femme, alors il n’est pas avantageuse de se marier ! >
En tout cas, si Ton prend à la lettre la parole de Jésus, elle ne condamne que le divorce, mais ne contient aucune interdiction d’adjoindre une nouvelle femme à celle dont il est défendu de se séparer, et c’est grâce à cela qu’un pape a pu autoriser la bigamie.
La religion de Mahomet est particulièrement intéressante à étudier.
Nous avons vu qu’une large polygamie est permise au croyant. Il peut avoir quatre épouses de condition libre ; mais toutes ses esclaves font de droit partie de son harem, qui n’aura d’autres bornes que celles de la fortune du maître. « Epousez à votre
choix, dit la loi» deux femmes , trou femmes, quatre femmes et ce qui est en votre possession. » (IV, 8.) L’un des textes déclare sans restriction que toute esclave est la concubine de son propriétaire, qui aura aussi la faculté de la livrer à qui il lui plaira. (IV, 24.) « Heureux , est-il écrit ailleurs, les fidèles qui n'ont de commerce qu'avec leurs épouses et avec les esclaves qui leur appartiennent ! Ceux-là sont irréprochables. Mais celui qui étendrait ses désirs plus loin serait prévaricateur. » (XXX, 1-7).
Mahomet ne voulut point s’en contenter. Prétextant des privilèges, il épousa douze ou quatorze femmes libres, au nombre desquelles une enfant de sept ans, Aïsa, fille d’Abou-Bekre.
Son mariage avec une autre, du nom de Zénobie, causa un grand scandale parmi les croyants et l’obligea à publier une apologie en règle. Zénobie était mariée â Zéid, affranchi et fils adoptif de Mabomet. Celui-ci, ayant un jour jeté les yeux sur le visage de cette femme, conçut pour elle, c’est lui-même qui le confesse, un ardent amour qu’il ne craignit pas de lui avouer.
Zéid, â cette nouvelle, poussa la déférence et la reconnaissance envers son bienfaiteur, jusqu’à lui offrir Zénobie ; et, après quelques hésitations causées par le respect humain, la proposition fut acceptée. Zéid répudia sa femme, qui devint celle de Mahomet. Alors, comme le peuple s’émeut, l’ange Gabriel, l’inspirateur ordinaire, apparaît au fils d’Abdallah, approuve sa conduites, et lui dit :
« En renfermant dans ton cœur un sentiment que Dieu voulait manifester, ton amour pour Zénobie, tu craignais les hommes ; mais il est plus juste de craindre Dieu. C’est nous qui t’avons uni à cette femme, lorsque son mari eut formé l’intention de la renvoyer. Nous
Voulons qu'il sait désarmais permis à tout fidèle de se marier à une femme répudiée pair son fils adoptif . La volonté divine devait s'accomplir . Le prophète n'a commis aucune faute en exécutant Vordre du Seigneur, qui est un décret immuable . O Prophète, c'est nous qui t'avons accordé toutes les compagnes que tu as dotées en les épousant, outre celles qui font partie des biens dont Dieu t'a rendu propriétaire . Nous te permettons le mariage avec tes cousines, soit du côté paternel, soit du côté maternel, qui t'ont suivi dans ton émigration, lors de l'hégire , et avec toute femme musulmane qui se donnera au Prophète et que le Prophète consentira à épouser . Sois donc sans inquiétude de conscience ; Dieu est clément, il est miséricordieux . » (Coran XXXIII, 36, 37, 47).
Et pour éviter les scrupules de conscience à cause des privilèges accordés à Tune au à Fautre des femmes. Dieu intervient encore pour régler la question (XXXIII, 47) : « Tu admettras à la cohabitation celle de tes femmes que tu préféreras, et tu différeras toutes les autres, suivant ton bon plaisir, sans qu'on puisse t'en blâmer . C'est pour toi et le croyant le meilleur moyen de les préserver du dépit, de les entretenir dans la joie, de les rendre contentes des faveurs accordées à chacune d'elles . »
Aux Indes, voici les devoirs du polygame d’après les lois de Manou et les coutumes :
Un homme qui a plusieurs épouses doit être galant pour toutes.
Il doit veiller sur leur conduite et ne jamais révéler à l’une d’elles ce qui se passe dans l’intimité avec une autre.
Il ne doit point leur permettre de lui parler de leurs rivales, ni de se dénigrer mutuellement.
Il plaira à l’une d’elles par sa confiance secrète, à l’autre par des égards particuliers, à une troisième par des compliments ; à toutes, par des promenades
aux jardins public», par des divertissement#, des présents» des honneurs rendus à leurs parents» des marques de confiance, et, enfin, par des témoignages d’amour qu’il donnera à chacune.
Une jeune femme qui a jbon caractère et une conduite conforme aux préceptes du Saint Livre, le Koran, s’attache à son mari et triomphe de ses rivales. L’auteur Bhahravya enseigne qu’un mari doit se lier avec une jeune femme qui lui dira les secrets des autres femmes et le renseignera sur la conduite des siennes propres.
Mais. un. autre directeur de conduite Vatsyayana est d’avis qu’un mari ne doit pas exposer sa jeune épouse à être corrompue dans la société d'une Intrigante de cette espèce, qui prendrait sur elle l’ascendant que les mauvaises femmes savent toujours conquérir sur l’esprit des autres.
Voici enfin quels sont ica devoirs et rapports du
polygame princier Hindou, qui possède plusieurs femmes ou un harem. Les épouses de ce rajah vivent dans l’oisiveté, le luxe, les divertissements ; on ne leur donne jamais rien à faire de fatigant.
Eiles assistent aux fêtes, concerts, spectacles, y sont traitées avec honneur, et on leur offre des rafraîchissements. Il leur est interdit de sortir seules, et on ne laisse pénétrer dans le harem que des femmes qui sont parfaitement connues des gardiens et surveillants. Les femmes attachées au service des femmes du harem portent au rajah, chaque matin, des fleurs, de préférence des muguets et des habits, présents de ses épouses.
Le rajah en fait don à ses femmes de service, ainsi que des effets qu’il a portés la veille.
Dans l’après-midi, le rajah, paré de tous ses orne ments, rend visite à ses épouses, également parée ’ pour le recevoir ; il rend à toutes des hommages ci leur assigne leur place, puis engage avec elles une conversation gaie. Ensuite le rajah visite les vierges, les veuves remariées, les concubines, les bayadères, chacune dans sa chambre.
Quand le rajah a terminé sa sieste, la dame de service chargée de lui désigner l’épouse avec laquelle il doit passer la nuit vient le trouver, accompagnée des servantes de l'épouse dont le tour est arrivé et de celles dont le tour peut avoir été passé par erreur ou pour cause d’indisposition.
Ces suivantes présentent au rajah des essences et des parfums envoyés par leurs maîtresses et marqués du sceau de leur anneau ; elles lui expliquent les motifs de cet envoi
Le. rajah accepte le présent de l’une d’elles qui, par ce fait, se trouve informée de son choix.
Quelques rajahs par scrupule ou par compassion, prennent des aphrodisiaques, afin de pouvoir servir plusieurs épouses dans une même nuit.
D’autres, au contraire, ne s’unissent qu’avec celles qu’ils préfèrent et délaissent les autres. La plupart donnent à chacune son tour.
Les dames indiennes sont très respectueuses envers leur mari. Elles ne l’appellent que « mon maître », « mon seigneur », et quelquefois même, « mon dieu », tandis que celui-ci, au contraire, ne leur parle que d’un ton de supériorité. Si un mari en prenait un antre, en public surtout, sa femme s’en offenserait comme d’une inconvenance.
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« Au xrn* siècle, Cowper, grand chancelier du roi dr Angleterre Charles II, épousa secrètement une seconde femme avec le consentement de la première . U écrivit un livre en faveur de la polygamie et vécut heureux avec ses deux femmes . Voltaire déclare qu*il a connu un souverain d9 Allemagne qui avait épousé une femme Luthérienne et à qui le pape permit d9en épouser une seconde : il garda les deux . Les roU de France de la première race furent presque tous bigames et même polygames . »