TETE-A-TETE
Djella l'attendait en effet, debout dans l'embra^ sure d'une fenêtre, et les regards fixés sur la campagne.
Au bruit de ses pas elle se retourna et, marchant à sa rencontre, elle lui dit:
— Venez !
Puis changeant brusquement de direction, elle souleva une portière et fit entrer Georges dans un boudoir de style Pompadour, dont l'ameublement arrivait de Paris, et dont toutes les peintures avaient été exécutées par des artistes français.
Un instant de silence eut lieu entre nos deux personnages. Georges ne savait comment entamer un entretien dont il ne devinait pas le but, et la princesse, malgré sa grande habitude des situations étranges, éprouvait un embarras difficile à vaincre.
Ce fut elle, cependant, qui la première prit la parole.
— Sir Georges, — dit-elle en évitant de lever les
yeux sur son interlocuteur, — vous êtes profondément surpris de ce tôte-à-tête que j'ai sollicité de