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médecins, petits propriétaires, a presque toujours ce ton qui diffère autant que la nuit du jour de la réserve paysanne.
C’est un manque de politesse et une forme du mépris qu'ils marquent naturellement pour les gens auxquels ils ont LR habitude affaire, « 3
# notre monde campagnard, notaires, curés, +2 É
verais au Pradeau, sa sagesse équivoque, . ses finesses grossières, ses appels indiscrets
e dégoûtait et le discréditait à mes yeux.
| “io qui ‘touchait a où nous cau- à 1
it entendu; mais il ne se troubla pas, re LE
Dm Lrpuva tout à fait soi quand, à l'heure
s. Il comprit en la voyant qu’elle avait :
et se mit à déployer auprès d'elle les galanteries d’un vieil homme qui n’a point renoncé à plaire.
Je le traînai pendant deux jours dans tous les cafés du Quartier. Je crus qu'il ne s’en irait jamais. Enfin Mariette et moi, nous le reconduisimes à la gare, et
je ne me souviens pas sans rire que le.
dernier geste du bonhomme, quand le train s’éloignait déjà, fut un baiser à ma maîtresse.
Ma mère fut-elle impressionnée par le rapport de son ambassadeur? Pensa-t-elle que son refus ne ferait qu'exaspérer une
- folie de jeunesse, et que le plus sage peut-
être, pour me dégoûter de mon projet, serait de paraître y consentir? Se dit-elle que lorsqu'elle aurait ma maîtresse sous la main, elle ne serait pas si dénuée de pouvoir qu'elle ne réussit à rompre une
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liaison que le détestable entourage de
Paris avait formée? Sans doute elle dut penser tout cela. Ce n'étaient pourtant
que les prétextes dont cette femme, d’une énergie peu commune, mais qui se sen tait vieillir, couvrait l’irrésistible besoin
qu’elle avait de me revoir.
Elle m'écrivit :
« Mon cher enfant,
« Tu dois savoir s’il m’en coûte de
subir la prétention à laquelle tu n’as pas craint de subordonner ton retour. Fu me connais assez pour comprendre la répulsion
qu’ il me faut vaincre. Aujourd'hui, je
crois devoir taire mes sentiments person-
nels. Cette propriété est. à toi : je ne veux
pas que tu puisses dire un jour qu'un
entêtement de vieille femme t'en a tenu
écarté. Je ne te demande qu'une chose, c'est que le nom de cette fille ne soit __ jamais prononcé devant moi et que je ne
la voie point. Je te serais obligée de fixer
ton arrivée au 15 de ce mois, afin de ne pas occasionner un double voyage aux / LR
__ chevaux en ce moment surmenés, car de toute façon, ce jour-là, ils doivent allerà = a gare.»
Cette lettre ne me donna pas le plaisir
que je pouvais en attendre. Du même | coup, .je mesurais le chagrin que j'avais
causé et toutes les difficultés qui allaient & ; À surgir devant moi. Je m’efforçai de cacher cv ces pensées importunes sous un faux air Pa d’enjouement, qui ne dut pas tromper es ne | de Mariette. Je déclarais que je partirais F4 d’abord et qu’elle viendrait me retrouver
| dès que j'aurais rendu habitable la maison
de Léonard. J’affectais dans ces dispositions une assurance que je n'avais point.
Elle-même semblait aujourd’hui accepter sans résistance l'idée de me rejoindre au Pradeau. Mais je la sentais persuadée que je ne la rappellerais pas, que notre séparation était un adieu définitif, et que nous avions trouvé ie moyen d'en affaiblir l’'amertume en ayant l'air de ne pas y croire.