‹ La maîtresse servanteChapitre 25 sur 41 · LE · texte numérisé non relu

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1 Rien de plus doux, de plus gracieux que E cette promenade à petits pas le long de ces vieux murs qu’un cimetière environne.

Un rameau bénit à la main, on circule au milieu des ronces et des branches déjà couvertes de bourgeons et qui encombrent le passage. À mesure qu’elles arrivent à la hauteur de leurs tombes, les paysannes Ée abandonnent le cortège pour aller prier sur les morts. Çà et là, des coiffes se penchent sur les petits jardins funèbres.

L’encens, la cire et le buis se mêlent au . parfum de l’air qui a passé sur les prés. De tous côtés on découvre la campagne, si vide, si paisible le dimanche, et que les ÿ voix et les cantiques font paraître plus vide et plus silencieuse encore.

Dans la foule j'aperçus Mariette. Elle portait une robe tout unie, un simplé fichu sur la tête. A la voir allant ainsi dans

SA Pat de à COR

ce cimetière rustique, je songeai avec

étonnement à ce qu’elle était dans ma vie.

J'étais frappé à la fois de cette simplicité qui la confondait presque avec le reste des paysans, et de cet air de noblesse qui l’en distinguait si vivement. Il y avait sur son

visage un tel rayonnement que, si je

l'avais sue pieuse, j'aurais pu l’attribuer à l'émotion de la cérémonie. Et sans doute, ces chants dans la paix du cimetière, cette

procession toute attiédie des premiers

souffles du printemps, c'était bien cette poésie qui se reflétait sur son visage, mais

jy découvrais encore un air d'assurance

et de repos, une exaltation tranquille, que je reconnaissais comme si je l'avais vue depuis longtemps sans m'en être expliqué nettement avec moi-même.

Nous étions revenus devant l'église. Si vous avez jamais suivi une procession des

tre

S re

chere

an

Rameaux, vous sonnaissez le beau drame qui se joue à ce moment. La porte se trouve fermée. Le curé et ceux qui le suivent chantent de beaux versets latins pour demander qu'on leur ouvre. De l’intérieur des voix s'élèvent. Un splendide colloque s'engage entre le prêtre, qui veut entrer, et les anges qui lui répondent par la bouche du sacristain et du chantre.

. Puis un enfant de chœur s’avance, frappe

trois coups sur la porte avec la grande croix d'argent. On entend grincer la serrure et glisser la barre de fer; la porte s'ouvre toute grande, et la procession, admise enfin au triomphe des Élus,

pénètre sous la nef où brillent entre les

bouquets de buis les cierges qu’on vient d'allumer.

Mes yeux ne quittaient pas Mariette, que les ailes blanches des coiffes cachaïent

et FE s na tour à dre Elle passa ÿ “tout près de moi pour pénétrer dans w + l'église. Et alors j’ eus le sentiment qu’elle Did Le cette us elle entrait au Si Qu

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