‹ La maîtresse servanteChapitre 39 sur 41 · ARR : | ET FE · texte numérisé non relu

ARR : | ET FE

— Dieu m'est témom ES j'ai tout si

* possible. Mais se Der a raison. NES et > Jamais deux femmes sous le même toit,

. jamais deux nids dans un même arbre 4 Bien ie ‘il y ait ici la place Dot res ;

Ma mère surprit ce FU à er Patientez Epic Jui ue

Connaissez-vous rien de plus triste qu'un déménagement de métayers, qui changent tout ensemble de maitre et de maison, qui se remuent, suivant leur lamentable et pittnresque expression ? Le berceau sur la charrette voisine avec la cage à poulets ; la femme est là, dans ses atours du dimanche, et l’homme s’en va devant ses bœufs, son aiguillon sur l'épaule, poussant son monotone « ha! ka! » où j'ai toujours senti l’accent de la résignation paysanne.

Le départ de ma mère eut cette affreuse mélancolie.

Nous autres, gens, de la campagne,

lorsque la nécessité nous oblige à quitter

notre domaine, nous n’abandonnons pas seulement des pierres, des murs, des souvenirs. C’est tout un petit royaume que nous laissons derrière nous avec notre

enclos familier. La campagne, notre cam-

pagne, est-ce pour nous autre chose qu’ un pays dont nous sommes les seigneurs?

Ma mère avait encore plus chevillé au cœur que je ne l’ai moi-même le sentiment - de sa domination sur les gens et sur les choses. Quitter cette maison, s’en aller vivre ailleurs, ne plus commander à personne qu'à un couple de domestiques et à

ma vieille nourrice, qui naturellement

l'accompagnait la-bas; passer des jours sans recevoir la visite des métayers, sans s'informer de ce qu’on faisait sur les terres, ‘sans entrer dans la cuisine, sans l’emplir

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de sa voix grondante, sans se créer tous

les soucis dont elke animait sa vie rurale, suns voir graviter autour d'elle tout le petit monde d’un village, le charpentier, le boulanger, le maçon, le maréchal, le curé, le maître d'école, sans témoigner à tous ces gens une espèce d'affection bourrue ; n'être plus enfin la maîtresse, était-ce pour elle vraiment vivre?

. Ma femme devina son chagrin et tout ce que cette vieille femme cachait sous un

air impassible, Elle s’énerva, elle pleura, elle voulut au dernier moment la retenir.

Ma mère lui répondit d'un ton sec :

— Je le regretterais bientôt, ma fille, et vous peut-être davantage. |

Nous possédions à quelques lieues du Pradeau, une ancienne demeure de maitre,

dont nous avious fait une ferme. C'est là,

Het ce LA MAITRESSE SERVANTE

dans cet endroit assez triste et sauvage, |

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