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?s LA MAITRESSE SERVANTE
lement elle acceptait sans révolte les mille tracas journaliers, mais elle leur courait
au-devant; elle semblait fuir le bonheur,’
elle recherchait la peine et l'ennui, elle
compliquait tout à l'excès, et pour relever +
ce que ses occupations portaient en elles
de triste et de fastidieux, elle ne trouvait
d'autre ressource que d'y ajouter encoïe
tous les soucis religieux et moraux, qui
sont la part de l'idéal dans ces existences | terre à terre.
Au milieu de ses ‘multiples it &
(ceux que lui wmposait la nécessité et ceux
qu'elles’imposaitelle-mêrne), elle déployait ) | dans ces campagnes, où la vie pour celui qui passe apparaît si endormie, une act
vité bien inutile souvent, mais qui ne lui
laissait pasde répit. Son esprit, naturelles és ment enclin à descendre dans un détail ‘ infini, la rendait tracassière et insuppor- |