‹ La mal'aria drame en un acte et en vers par le M.is de BelloyChapitre 18 sur 27 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

LA COMTESSE

Et tu lui répondais? tu restais à l’entendre ?

MILA

Il me parlait de vous... Puis, en m’interrogeant,

11 gardait mes souliers à paillettes d’argent,

Que, pour entrer dans l’eau... Cela vous fait sourire? Devais-je m’en aller pieds nus? Bref : pour tout dire, Je n’ai pu le quitter qu’en lui promettant 4)160 ,

Pour le jeudi suivant, un nouvel entretien.

LA COMTESSE

Ah! folle! et ce jeudi, c’est aujourd’hui.

MILA

j LA COMTESSE.

Tu n’iras pas...

Sans doute.

MILA

J’en viens... A cheval, sur la route, Armé de pied en cap, il m'a donné ces fleurs...

Quoi! vous les repoussez, madame?

LA COMTESSE, à part.

Je me meurs.

MILA

Voilà ce qu’il craignait. — Si leur beauté l’étonne., M’a-t-il dit ce matin, et qu’elle te soupçonne,

Sans lui parler de moi, ni d’amis oubliés,

Dis, en lui défendant de les fouler aux pieds,

Que ce bouquet, présent d’une main étrangère, Parait, hier encor, les jardins de son père.

LA COMTESSE

De mon père, as-tu dit? 0 souvenir vainqueur !

Je puis donc librement le presser sur mon cœur,

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