‹ La mal'aria drame en un acte et en vers par le M.is de BelloyChapitre 19 sur 27 · LA MA L’A R IA · texte numérisé non relu

LA MA L’A R IA

Respirer, sans rougir, son parfum qui m’enivre!

Les jardins de mon père ! Ah ! je me sens revivre 1 Les belles fleurs, Mila!' Si je meurs, souviens-toi Que je veux au tombeau les avoir près de moi.

Vois l’or de ces genêts et l’éclat de ces roses.

Certes, en tous pays Dieu fait de belles choses,

Mais on ne verra point, je crois, sous d’autres cieux, L’égal de ces jardins plantés par mes aïeux.

Ce smilax a dû boire aux sources de l’Ombrone.

Vois sa tige flexible arrondie en couronne.

' On aimait, sur mon teint, sa feuille au sombre émail,

Et, sur mes cheveux noirs, *es grappes de corail.

Pose-le sur ton front. . . .

MILA

Non, mais sur un plus digne, .

Par sa douce fierté, par sa blancheur de cygne.

LA COM T ES S E* pendant que Mila, passée derrière elle est occupée & rajuster.

Croirais-tu, mon enfant, que loin, bien loin d’ici,

Il se trouve des cœurs, rarement, Dieu merci ,

Assez flétris par l’air et l’ennui de nos villos,

Des hommes et parfois dos femmes assez viles,

Pour mêler des poisons aux parfums d’une fleur?

M I L A K part.

Que dit-elle? Grand Dieu! Des poisons... sa pâleur...

Elle enlève vivement le bouquet des mains de la comtesse; le comte, entré depuis un moment, le prend à Mila qui s# retourne en jetant un cri*.

Ah!

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