RE ND
FFEFEERE
ee .
es Er F Fe FFE
APPLIED IMAGE Inc
1653 East Main Street Rochester, 'ew York 14609 SA (716) 482 - 0300 - Phone
(716) 288 - 5989 -— Fax
La surprise qui l'attendait en arrivant en Vendée, les inteutions que son oncle Er thanifestait à son égard, devaient chas.
£ “er rapidement les souveni: importuns.
| «uette, la petite intirime, où perdre l’'hé. | ritage du vieux comte, | “ Mais Rosalie | [l'en était à ce Paroxisne de passion | ; qui ne le cède à ancun autre sentiment, | St vif qu'il soit. | } Rosalie Jui avait promis de l'épouse | ! sou Mariage n'alait-il Pas la dégager de ‘ette promesse !
Puis, ce Mariage ne paraîtrait-il pas
à la jeune fille une lâchete ?
{ Comprendrait elle qu'il eût pris une ! leume, alors qu'il prétendait ne peuser | 4] qu'à elle ?
[ la considérait donc comme une de
Ces créatures à qui on fait acerolre ce | à quon veut / | 3 Certes, libre de tout entrainement, |
Sans cet amour au CŒtr, prissuit, te- | “4 hace comine tout ce qui excite une con- | ÿ VOIUSE Qui na print été assouvie, Henri eût accepte plus facilement la propo- Sition de sou oncle,
Huguette resterait an logis.
La petite consine serait une éponse modèle, soumise, dévoucée.
Pourvu qu'elle se crût alinée, pourvu qu'il eût pour elle quelques attentions, ignoraute du monde comme elle l'étuit, elle vivrait heureuse en l'aderant.
Mais toujours revenait la pensée de Hosalie,
NOR visage aux
prunelles de braise, | tx lèvres ardentes, Survissait à câté de li blonde tête très tine, aux doux YEUX, 4 front veiné de Lleu, aux lèvres à pui. | ue rosées, d'Huguette de la Roche. | Allaital le perdre, pour cette mièvre | créature, Sautaut sur des héquilles, uni- | que héritière du comte ! | |
Henri n'avait répondu à son oncle ni oui hi uon.
Celui-ci lui avait dit
» } ‘ Restez où partez, cela vous regar-
M avait bien, maintpunt d'autres | 4 chiens à fouetter. | x Voilà qu'il lui fallait on épouser Hu.
de ; vous connaissez ma volonté ;je ne changerai rien aux dispositions que j'ai prises.
Il restait, la froideur, la gène, qui régnait d'abord entre lui et SA COUSINE se changeant pen à peu en une canaraderie très franche du côté de l'enfant, pent-être aussi du sien.
Le comte semblait se reprendre à vivre,
I était de ceux là qui résistent tant qu'une lueur vacille : la lampe s'éteindrait, après avoir jeté une flamme bril.
lante.
[y avait donc un mois qu'Henri de la Roche était au château, un mois qu'il vivait entre le vieillard et sa petite.
tille,
La première huitaine lui avait horriblement longue.
Puis, il se faisait à l'existence de farniente et de plein air qu'il menait dans ce l'aYS, aussi riant en cette saison d'été qu'il devait être sombre en hiver.
C'était, au pied du châtean, à la faça- ‘le crénelée, une vaste plaine hérissée de collines, formant de petites vallées, s]lonnées de ruisseaux clairs qui couraient sous les herbes.
C’étaient des chemins ctroits, crensés entre des haies vives, bordées d'ar.
bres rejoignant jeurs branches en un berceau de verdure.
Et derrière le castel, au-dela de la pente plus rapide, en haut de laquelle es Murs affaissés montraient ençore mâchicoulis, le paysage changea brusqguement, la lande s'étendait à perte de vue, couverte de grands genêts et d’a-
joues cpineux.
Henri avait fait avec Huguette main.
tes excursions dans la vallée riante et la lande sauvage,
La jeune fille conduisait un joli atte lage, deux mules dociles ue son grandpère avait achetées pour elle, et avec lesquelles il la voyait sans crainte s’en aller pour quelqne Promenade, de la quelle elle lui revevait avec une fraî.
cheur aux joues qui le rendait content,
paru
lii faisait oublier jes heures lentes de la solitude,
Les deux jeunes gens restaient dehors des après-diners entiers,
Le comte ne voulait pus qu'ils se crussent tenus de rentrer à canse de lui plus tôt qu'ils ne l'eussent voulu.
Huguette, qui d'abord ne tenait pas compte de ce désir, et revennit juste pour l'heure de la lecture, tinit par y accéder .
Le temps s'éconlait vite, du reste.
les demi-journées pussées à côté d'Henri, — qui lui racontait tant de “hoses intéressantes sur la vie à Paris, sur les voyages qu'il avait faits en Suis.
se, en Îtalie, en Russie, pendant — que les grelots des mules sonnuient sur Ja toute, — filaient si raridement que si le soleil n'eut baissé à l'horizon, S'ils n'eussent vu dans lu campagne les pâtres regagner l'étable, ni l'un ni l'autre ht pense à reprendre la direction du vieux donjon:
conte espérait beanconp le ces téte-à-tète : il espérait tout.
L'amour de ce viciilard égoiste comme tous les vicillards pour sa petite-tille ravonnait avec une intensité qui semblait devoir englober ceux qui l'entouraient, Hugnette n'ent-elle pus forcé Patfection par ses qnalités nina bles, ‘
Il savait bien qu'il v'était pas possible de la connaitre sans se sentir attiré Vers elle,
[ l'aimera, marmura-til, en pensant à Henri : si ce n'est pus de la pas sion, ce sera une tendresse séricuse, le meilleur gage du bonheur pour une lemme... Ce garcon a été fou, il n'est pas mauvais , La fortune d'Huguette suuvegardée, je partirai tranquille, l’eniaut sera heureuse ,
Le vieillard qui allait mourir demen.
rait aveuvyle dans su confinnce.
L'avenir est fermé aussi bien pour l'homme qui touche du pied la tombe uue pour celni qui commence la vie
L'aïeul s'en va, espérant pour les êtres chers qu'il laisse l'existence heureuse
ensoleillée, Et les ténèbres s'épaississent souvent à l'horizon
Le sort sera plus cruel pour ceux qui ont À parcourir leur chemin à travers le monde qu'il ne l'a été pour lui, arri vé au bout de la course
Celui qui meurt à pavé son tribut
à la sontirance, an dote, an déses poir,
Cest tini de la maledie, qui brûle le SANS, QUI travaille les chauirs. met au cerveau cette perpétuelle terreur du néant.
Car l'homme vit avec l'incessante appréhension de Fan delà ?
Il peut, brave, gouvernant ses nerfs, emporte par les évenements, la regar der en face, latfreuse catuarde, la von arriver sans pâlir ;au fond delui la peur subsiste : 11 a maîtrise, il ne lé touffe pas.
Il peut dire qu'il ne craint point la mort Lil peut l'appeler, il peut la cher.
cher... Nil laisse à sa fièvre le tenips de tomber, sil laisse la réflexion trac Verser son esprit, l'envie de reculer lé.
teindra, sa bonche S'ouvrira pour Jeter un cri de snpplication, nu eri d'épon.
vante.
Le suicide est une folie.
Ilest des fous dont l'idée fixe se réveille, à peine disparue. Il est des suid cidés qui ne sont arrivés à leurs fins qu'a près s'être manqués plusieurs fois.
Mais combien ?
La premiere tentative snérit séncralement de ce besoin d'en tinir épronvé dans une excitation passagère
Oui, la peur de la mort court derriere nos talons, surgit au inilieu d'un dan er réel, conne elle surgit, poussée an Cet Veau, par quelque malaise vague, par quelque impression morale indéfi nissable, dans nn lieu de plaisir, à une table où se croisent les suillies des “on vives, dans nn bal où tournoient les couples des danseurs
[l meut, celui qui dit ne jamais le.
prouver,
À moins qu'il ne soit une brute, dès que Setfeuillent les illusions de la pri
ne jeunesse, dès qu'il a conscience du but qu'ila à remplir, de la tâche qui lui est dévolue : perpétuer la race, laisser des créatures qui en laisseront d’autres, et ainsi de suite à travers les âges,
OMME, — quitrouve dans lu vie, à quelques exceptions près plus de dé- Loires que de juies, — s'y accroche et redoute le fatal] moment.
e comte Hugues de la 1toche qui barlait froïdement de l’autre moude et prenait ses dispositions, avant de quitter celui-ci, quoique à un âge où les facultés sont émoussées et les sensations aiorties, eût peut-être voulu vivre encore, non seulement pour rester le pro tecteur de sa petite-fille, mais pour respirér cet air pur qui arrivait à ses pou- Bions, par l4 fenêtre ouverte pendant quelques instants, pout voir ce beau soleil inondant la vallée aux vertes col.
liues et aux clairs ruisseaux
L'aprés-midi était brülante sans pourtant cette lourdeur accablante de beauceup d’après midis d'été.
enri était sorti seul, ce jour-là.
guette n'avait point quitté le parc qui s'étenduit en pente jusqu’à la vallée devant le château.
La jeune tille, croyant son grand-père endormi, allait s'asseoir sous un très vieil arbre à la ramure puissaute, dans laquelle se nichaient des nuées d'oi.