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Paulin Pascut le pâtre que vous con- Duissez,
— Précisément, ma chérie. Ah ! j'ai eu une fameuse idée de lui raconter qu'à Paris, on pouvait vendre le lait de chèvre, et vous en avez eu une moins heureuse de lui recommander de s'adresser à vous, 11 arrive avec sa femme car il est marié. Je crois bien que sa femme, c'est cette petite servante de ferme qui venait apporter chaque jour au château, de la crème et du lait.
Oui, ils nous tombent sur les bras, avec leurs bêtes et leurs paquets. . —Ca, par exemple, c'est cocasse !
Huguette riait aux éclats.
—C'est trop fort! faisait Henri en allant et venant dans la pièce, les mains dans les poches, c'est trop fort !
— Faites-les done monter, nn ami,
—Ici !..Avec leurs chèvres, avec leur chien, avec leurs paquets !/
—Tls laisseront tout cela en bus.
Oh ! faites-les monter, dites ?
—Si cela doit vous amuser. je ne demande pas mieux ; je vais les cher.
cher.
Il sortit rupidement, laissant la porte ouverte derrière lui.
Et Mme de la Roche les entendit enter, leurs lourds souliers faisant grincer les marches sous le tapis qui couvrait l'escalier.
Le parurent, suivant le comte, qui s’efforçait de tenir sou sérieux.
—C'est Paulln ! c'est Simone ! exclama Huguette : tous les deux à Pa.
ris !
Oui.. tous les deux, mademoiselle. .
madame. .balbutia Paulin enlevant son béret, qu’il tourna dans ses doigts.
I n'en dit pas plus long.
1 regarda avec des yeux étonnés d’abord puis navrés, Mme le la Roche, la compagne de ses jeux d'enfant, “sa petite comtesse”, étendue sur le siège d'où elle semblait ne pas pouvoir bouger.
L'ampleur du vêtement aux coquillés neigeux de Valenciennes dissimulait mal ja maigreur de la jeune femme,
Dans ce fouillis d'étotfes et de denteiles, elle paraissait plus mièvre qu'il ne l'avait jamais vue.
Eu la voyant si pâle, en regardant ses lains exsanguex, diarhanes, le pâ tre sentit son cœur se serrer dan, sa large poitrine et comme des larmes lui voiler la vue, lui sourdre au coin des paupières. | k
Simone aussi était stupéfaite,
Pour sûr la petite comtesse avait fait une maladie grave.
L'expression joyeuse de la phytionemie de celle-ci atténua leur surprise.
Elle interrogeait, d'ailleurs, il fallait répondre.
Eb bien, comment arrivez vous ainsi, sans nous prévenir ?!
La parole revenait de droit à Paulin, comme l’ancien compagnon de jeux de la petite fille du vieux comte.
pu le
—En effet, et je suis très contente que tu sois venu, mon ami.. ... Mais Paris ce n’est pas la campagne, on ne débarque pas comme cela Fnfin, peut-être sals-tu où te rendre...
avec tes chêvres.
—Ma foi non, je n’en sais rien . J'ai pensé que madame la comtesse nous indiq erait un endroit, ou que monsieur le comte nous dirait ce qu'il faut faire.
Et il se tournait vers ce dernier en train de mordiller sa moustache blonde ayant grand'peine à ne pas retomber dans une hilarité qui eflarait ces deux naïfs enfants de la Vendée, arrivant tout de go chez sa femme, pour qr’elle les casât eux et leurs bêtes.
—Ce qu'il frut faire ? dit-il en regardant Huguette, je ne vois pas deux moyens de les tirer d'embarras, na chère amie.
—Moi non plus, dit celle-ci, et nous avons certainement la même idée
Puis s'adressant au pâtre :