‹ La mal de vivre [microforme]Chapitre 25 sur 37 · CRE LS ON DA'HAUES · texte numérisé non relu

CRE LS ON DA'HAUES

1] tte

. Vait inies Lronpre

l'at-

— Je ne uis pas que cela ne vaut pas mieux répliqua Régine seuleme:t . :e me semble étrange, à toi, qui ai nour lui tout l'amour d'avant.

Huguette secoua sa tête re et gnonne comme celle d'une petite fille.

Et avec le sérieux d’une femme ue la vie à mürie :

— Vous n'aurez pas mené, en nt quelques jours, l'existence curamune que vous vous apercevrez que Jui aussi éprouve pour vous tout l'amour d'avant

puis, croyez-moi, cela vaut mieux une tendresse calme,

Régine sourit

— Vous parlez, ma chère Huguette, dit-elle, comme si vous aviez dix ans de ménage, vous êtes impayable

—- J'ai l'intuition de bien des choses, tit la jeune femme ; lorsqu'on a mené une existence telle qu'a été la mienne.

on voit plus loin parfois que les autres.

trop loin. Je ne crois pas que les grands élans puissent durer.

— Vousle savez par vous-même ?

interrompit Régine, souriant encore.

— Mon mari ne m'a jamais aimée avec élan, répondit Huguette restant grave ; il avait quelque sympathie pour moi, lorsqu'il m'a épousée, mais Ç'a été plutôt par pitié qu'ill'a fait, pour ne pas, mon grand-père mort, me savoir seule dans le monde.. Et maintenant. cette sympathie s'appelle une tendresse à toute épreuve.... Comme femme, je suis la femme la plus heureuse.. si je n'étais pas boiteuse.

— Allons, allons, dit Régine, lui mettant la main sur la bouche, ne parlons point de cette triste chose. .

Les lèvres de Mme de la Roch: se plissèrent amèrement.

Celle-là aussi essayait de lui donner un vain espoir.

Elle ne lui dit point que, cet espoir, il luiétait défendu ce le caresser.

Si Huguette eût parlé de cela, elle eût encore éclaté en larmes, et elle ne voulait point que Régine s'en allât attristée.

Cette dernière venait seulement de partir, lorsque le comte rentra,—exact comme de coutume,—nne demi-heure avant le diner.

Peu à p:u, sa femme allant de mieux en mieux, Henri avait repris, sur le conseil même de celle-ci, ses habitudes.

Chaque matin, il faisait Une promenade à cheval, rentrait à dix heures, procédait à sa toilette, et ne quittait Huguette qu'à trois heures de l'aprèsmidi.

Lorsqu'elle serait tout à fait bien et qu'on jui permettrait des promenades en voiture, il l'accompagnerait au Bois.

11 dinait et passait la soirée avec elle trois fois par semaine, à jours fixes.

Les autres soirs, après le diner, le comte allait à son cercle,

il s'occupuit de sport, avait l'intention de faire courir l'autonne prochain.

cela l'accablait.

Avec cette intuition qui la caractéri.

sait, la jeune femme avait compris, des les premiers temps de son mariage, qu'elle devait plus qu'une autre donner à Henri cette liberté relative, sans laquelle le mariage est pour un homme une chaine lourde dont il ne demande qu'a secouer le poids.

Ne pouvant sortir avec lui, aller dans le monde, il lui fallait avoir le tact de laisser Henri le faire sans elle.

C'était le seul moyen de ne pas Île fatiguer de cette existence qui devieu drait très vite monotone.

La jeune femme en était arrivée à ne plus s'ennuyer, même pendant ces ab:

sences du soir, les plus pénibles.

Elle s'occupait, lisait ou travaillait,

Mais surtout la pensée qu'Henri se distrayait, et qu'il lui reviendrait con:

tent, l’aidait à les supporter.

Lorsqu'il lui disait, par hasard, de ue pas atteudre son retour pour sendormir, forcé qu'il serait peut-être de demeurer à son cercle plus tard que d'habitude, Huguette. atin de ne point le contrarier, cherchait si bien le som meil qu'il finissait par venir.

Ou bieu, si elle ne parvenait de l'être au moment ou elle le sentait s’avancer vers sou lit, sur la pointe du pied.

Jamais un soupçon dont Hecri employait son temps n'avait traversé sa pensée.

Si mür que ft son raisonnement sur certaines choses, elle restait au tond bien naive, crédule, par rapport à d’autres.

Sa confiance, du reste, était inébranlabie.

Mme de la Roche mettait la loyauté

14 Le Mal de Vivre

PE LE PENSE AE à Se

de son mari à la hauteur de la sienne,

Il ne la tromperait jamais.

Et si dans un cauchemar elle entrevoyait une trahison lointaine, Hnguette les mains serrées sur son coeur, la gorge pleine de sanglots, murmurait

— Ou! jen mourrais ! j'en mourrais !

M. Chaume ayant convolé en secondes noces avec une de ses onvrière savait choisi pour sa femme une maison de campagne, située aux confins d'un charmant petit endroit appelé Marnesla-Coquette, tout près de Paris.

Jeanne, tel était le nom de son épouse qui ne connaissait la campagne, comme la majorité des Parisiennes besoigneuses—si toutefois l’on peut appeler campagne certains environs de Paris—-que pour l'avoir vue, par-ci, parlà, les dimanches d'été, lorsqu'elle prenait le train avec sa mère et sa soeur, ain d'aller chercher la verdure à une demi-heure de distance, avait accepté avec une certaine reconnaissance, l’of fre du millionnaire de leur louer une maisonnette au milieu des arbres.

La propriété qu'ils visitaient ensemble, la ravissait autant que le pays.

Rien ne vaut, en etfet, dans les alontours immédiats de Paris, comme air et comme situation, les coteaux boisés qui à droite et à gauche s'étendent jusqu'à Versailles, et où s'étagent villas et mnaisonnettes : Meudon, Bellevue, Se.

vres, Viroilay, Saint-Gloud, Ville-d’Avray, etc.

Marnes, situé un peu à l'écart, tout près des bois de Fausses-Reposes, desservi par les gares de Garches et de Ville-d’'Avray, donne peut-être plus l’illusion de la campagne éloignée.

On y est tour à fait libre, chez soi, à l'abri. lorsqu'on le désire, des curiosités.

Jeanne y passerait la fin de l'été avec sa fille.

Elle aurait la facilité de venir À Pa-

CE

ris toutes les fois qu’eile s’ennuierait.

Et l'enfant serait à l'air pur du matin au soir.

Elle essayait déjà de faire bégayer à sa fille les syllabes que sa bouche ne voulait pas prononcer encore : papa.

M. Chaumel n’aimait, jusque-là, sincèrement, sans égoisme, que son fils.

Il éprouvait pour la petite fille la même tendresse avec plusde sollicitude, peut-être, plus de gâteries qu'il n'en avait eu pour Francis lorsque celui-ci était au bras de sa nourrice. :

À cinquaute-cinq ans une paternité nouvelleest plus attendrissante qu'à trente.

L'homme qui arrive au seuil de la vieillesse à pour le petit être d’autres attentions, d'autres gâteries que pour celui qu’il a engendré dans la for ce de l’âge.

Puis, une mignonne qui au berceau présente l’ébauche des grâcilités qu’elle aura plus tard, une fille enfin pour k père qui a déjà un fils, c’est la réalisa tion complète de la famille, c’est l'idéal du bonheur intime.

Cette enfant, fruit de son deuxième mariage, était l’adoration du millionnaire.

Jeonne avait donc deux armes con tre sa résistance, deux armes dont elle était sûre ; son amour pour elle, sa ten dresse pour sa fille,

Maintenant qu’elle était Mme Chau mel, quand elle daignerait traverser ce vaste magasin ou un huissier à cravate blanche exerce ses fonctisns d'agent de police elle verrait plus d’une tête cour bée, on s’écarterait pour lalaisser passer

Nul ne se douterait que l’ouvrière de jadis était la reine d’aujourd'hui.

La meilleure distraction de la jeune femme, pendant son séjour à Marnes, lui était apportée par Mme Lanoraic qui venait le plus souvent possible !l:

voir.

Non seulement pour celle-ci cette distraction était la meilleure qu’elle prit, mait l'air pur faisait du bieu à son fils.

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Jeanne lu avait même offert de s'installer pour quelque temps chez elle.

Mme Lanoraie ne pouvait quitter Paris avant que ses élèves fussent en vacances,

Elle vint seulement au mois d’août, passer quinze jours.

Jeanne eût voulu qu’elle restât plus longtemps, jusqu’en septembre.

Elle quitta la villa de Marnes en promettant de revenir toutes les semaines, du samedi au lundi.

Son fils avait retrouvé son teint rose, ses joues s'étaient remplies.

Le médecin déclarait que, habitué à sa nouvelle nourriture, il était maiutevant hors d'affaire.

Sa mère espérait que leur séjour hebdomaire à Marnes suftirait à l’entreteoir en bonne santé pendant la fin des chaleurs,

Mme de Chaumel se trouva plus seule qu'autrefois, lorsqu’elle n’eut plus Mme Lanoraie auprès d'elle.

Avec cette amie qui connaissait toute sa vie, elle pouvait parler à coeur ouvert.

Et cela lui semblait bon, à elle toujours contrainte, ayant si souvent mêne le mensonge aux lèvres, de ne pas dire autre chose que ce qu’elle pensait.

On était en septembre.

L’arrière-saison s'annonçait exceptiounellemeut belle.

Les bois prenaient des tous effacés précurseurs des nuances mortes, si douces à l’oeil.

Les sentiers se faisaient plus solitaires, une ombre de mélancolie s’étendait sur toutes les choses.

Sortie seule de la maison, comme cela lui arrivait souvent le matin, Jeanne avait dirigé sa promenade du côté de Chaville.

Elle marchait depuis une demi-heure et s'apprêtait à s'en retourner, comptant recontrer la nourrice et l'enfant en revenant sur ses pas, lorsqu'un cavalier débusqua d’un sentier, juste en face d'elle.

C'était un jeune homme de vingt-cinq ou vingt-six ans, pouvant passer Pour joli garçon, à l'œil hardi, à la mousta* che châtain bien cirée et qui paraissait un écuyer consommé.

Il regarda Mde Chaumel en face, la prunelle voilée pourtant, comme d’une timidité.

La jeune femme se détourna, rebroussa chemin, se sentant suivie des yeux par le cavalier, qui avait arrêté son cheval.

Le sang lui était monté violemment au visage, son cœuravaiteu un battement précipité.

C'était la troisième tois qu'elle rencontrait au même endroit cet inconnu.

Mais c'était la première qu’elle éprouvait cette impression brusque.

Mde Chaumel n’entendit le sabot du ducheval s’enfoncer dans le sable du sentier que lorsqu'elle eut disparu derrière des lis au coin d’une autre allée,

Elle se mit à marcher très vite, ra.

lentissant seulement son allure en apercevant la nourrice qui, en effet, venait au-devant d'elle avec l'enfant.

On eut dit qu’elle voulait fuir un danger qui la poursuivait.

Le lendemain, ni le surlendemain le jeune femme ne fit pas sa promenade du matin dans la même direction.

Mais le troisième jour, soit curiosité soit oubli de la rencontrequi pourtant l'avait si fort émue, à i heure habituelle elle reprit le même chemin,

Elle emportait généralement un journal qu’elle lisait en marchant.

Cette fois encore, elle l'avait parcouru aux trois quarts, avant d'atteindre le but qu’elle n? dépassait guère à cette heure-là.

Elle s'arrêta,

Le bruit sourd du pas d’un cheval, dans le terrain sablonneux du bois, lui revenait aux oreilles,

Avancerait-elle, chemin 1

L’hésitation fut courte,

Jeanne fit volte-face, d’une allure

) “Saphpine

tranquille, son journal à la main, s’en retourna.

Le cheval s'arrêta à la bifurcation où elle arrivait la veille.

Et le cœur de la jeune femme battit encore à se rompre.

Elle marchait toujours, sans s’apercevoir qu’elle allait plus rapidement, comme si elle voulait fuir eucore.

Le cavalier reprit sa promenade.

Jeanne se rendit bientôt compte qu'il n'avait pas poursuivi sa route habituelle.

Elle n’eut pas besoin de tourner la tête pour s’apercevoir qu'il la suivait

Elle avait à peu près cent pas d’avance sur lui.

I uaintenait sa monture.

À un moment donné, ne rendrait-il pas la inaïn afin de passer à côté d’elle ?

Elle faisait des voeux pour se trouver entre les bras de sa nourrie».

Mais la petite, toujours éveillée trop tôt, devenait en géné-al grognon dans la matinée et souvent faisait un somme.

Comme elle ne s’endormait ni s’évei!lait à heure fixe, la nourrice n'allait audevant d’elle que par hasard.

Ce jour-là Madelaine avait dormi.

Quand Mde Chaumel arriva devant la grille de la propriété qu’elle habitait depuis deux mois, le cavalier n’était plus qu'à vingt pas.

Elle entra et, repoussant la grille, leva les yeux sur lui.

1] avait le même regard que la veille droit et pourtant voilé d’une espèce de timidité, un regard qui troublait.

Mde Chaumel ne retourna plus, le matin, se promener du côté de Chaville

Mais à huit jours de là, alors qu’elle traversait la pleine de Carchcs, vers ciuq heures de l'après-midi, pour rejoindre sa petite Madelaine qu’on avait emmenée aussitôt après le déjeuner, elle se rencontra avec le jeune homme, à pied cette fois, un jonc à la main, avec lequel il coupait l'herbe haute.

Comme s’il ne l’eût reconnue qu’une fois près d’elle, il s’arrêta brusquement.

Elle passa, faisant un effort inoui pour que son émotion ne se reflétât pas snr sou visage,

Une demi heure plus tard assise à l'ombre d’un faillis et jouant avec son enfant, elle revit à quelque pas, qui ébusquait d’un autre taillis, le jeune homme dont la présence la bouleversait.

Cette fois il ne laissa tomber sur elle qu’uu furtif regard.

Son attention parut se concentrer en passant, sur la nourrice et sur l'enfant.

Q'elle que fût son impression inté+ “ieure. Mde Chaumel ne put s’empe cher de sourire à demi.

Il ne la savait certes pas maman de ce beau bébé.

Voilà qui allait à couper sûr ralentir ses poursuites.

Pour se rendre compte du plus on moins de vérité de son raisonnement, ou mue par tout autre sentiment, JA jeune femme reprit le lendemain chemin de Chaville,

Le cavalier ne passa pas au bout du sentier

Huit jours de suite elle refit le tra jet ; le sabot du cheval ne frappait plus le sol à quelques pas d’elle.

Et elle ne rsvit point, en traversant la plaine de Garcaes, le jeune homme dont les yeux s’attachaient sur les siens avec cette douceur pénétrante qui lui ‘portait une émotion jusqu'alors iné preuvée.

Elle ne devait plus le recontrer.

On allait atteindre octobre : les pluies d’arrière-saison commençaient.

Le lendemain, Mde Chanmel aurait réintégré son appartement du boule.

vard Haussmann,

Catte deraière soirée, M. Chaumel la passait avec elle dans le salon de l:

Maison de Marnes.

Il était environ dix heures.

Pendant nne heure, la jeune femme était restée au piano à faire des gammes ou à répéter le même air de valse

qu’une ement.

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m une valse facile —que lui apprenait 7° Lonoraie devenue son protesur.

Batieuiment, M. Chaume! attendaitqu’elle eùt tini.

— Je vous trouve en progrès ma chère enfant dit il, En a tit évoluer le tabouret tournant de façon à se trouver en face de Ini.

. —Vous êtes bien bon, fit-elle en souriant je dois vous agacer horrible-

— Pas trop.. pas trop...

— Mais assez.

— Non, je vous assure rien de ce que vous faites ne m’gace.... Vous me joueriez do ré mi fa sol pendant deux heures, que je trouverais cet exercice très mélodieux.

— C’est le comble de la bonté !fitelle en poussant cette fois un éclat de rire.

— Non pas, répondit-il dites de l’adoration, ce sera plus juste.

Elle ne repliqua point, se retourna, ferma le piano, alla à une fenêtre dent elle fit jouer l’espagnolette, et après être restée une minute accoudée a la barre d'appui, vint s'asseoir dans un fauteuil, à un coin de la cheminée.

Mde Chaumel avait laissé la fenêtre ouverte le vent très froid entrait par grands coups brusques.

Elle frissonna.

— Vous allez prendre mal, fit M.

Chaumel en se levant aussi vivement que le lui permettait sa corpulence et allant fermer la fenêtre.

En revenant pour s'asseoir, il rapprocha son fauteuil du sien.

— Voyons, fit-elle en étendant lé bras quand est ce qu’on rentre à Paris ?

— Alions dit-elle, allons répondezmoi. Vous savez bieu quelles sont nos conditions y en ai assez de compagne.

Vous m'avez promis que nous irons habiter à Paris cet outonnes tenez parlé.

Il eût un geste qui signiflait.

“ Je m'en moque de nos conditions, je suis tout disposé à les rompre.”

— Non non, fit-elle comprenant par-

faitement : il ne s’agit pas de cela. .

D'ailleurs, le rentre à Paris où vos velléités de révolte seront forcément moins fréquentss.

Le lendemain. la céinstallation avait lieu, boulevard Haussmann.

Ce soir là, M. Chaumel restait chez lui, :1l devait diner en tête à tête avec son fils.

Francis arriva à sept heures.

A sept heures et demie, les deux hommes se mettaient à table.

Autrefoisils étaient fort loquaces l’un et l’autre le fils racontant au père lui avouant quelquefois les siennes deux camerades en un mot ; deux viveurs sans scrupules, qui trouvent qu'il ne faut prendre de l’existence que ce qu’elle a de bon.

Depuis un certain temps ils n'avaient plus vis-à-vis l’un de l’autre la même attitude.

Le jeune officier venait de plus en plus rarement, s'asseoir a la table paternelle

M. Chaumel ne lui reprochait point cette abstinence, comme il l’eût fait jae dis.

Ils n’aveient pas le même laisser-ale ler dass leurs rapports.

Bref, ils semblaient en méfiance réciproque.

Ce soir là, cet état d'esprit s’accusait à tel point qu'ils éprouvèrent bientôt une gêne mutuelle, une situation qui se tendait chaque jour davantage.

Ce fut lefils qui aborda carrément la question.

— Bien, dit-il, lorsqu'ils furent dans le fumoir, il n’a pas été des plu gais, notre tête à-tête à table.. Ah ça ‘ papa que se passe-t-il.

— J’allais t'en demander autant, répondit M. Chaumel, fort tranquille, du moins en apparence ; il me semble que depuis ua mois ou deux tu as éhangé à mon égard

— Peut.être.. maisc'est parce que vous-même n'êtes plus ce que vous aviez toujour été.

— Quelle idée !

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