MO
Mais je serais plutôt porté àne pas y croire.
. — Parbleu ! comme tous, dit Franis.
— Îl ne va pas bientôt revenir ?interroger son père.
— Pas avant un an, à coup sur.
pventêtre plus tard.. C’est alors qu'on saura la vérité.
Le capitaine Taverrier avait prononcé ces mots avec une cheleur pleine de conviction
Tout le monde le regardait, Mme Da.
vid la première.
Eut-on examiné celle-ci, que l’on eut remarqué sur son visage aucun trouble.
Si son cœurse contractait sous la zrifte de l’effroi, ses traits ne bougeaient point,
— Vous croyez, dit-elle d’une voix ‘anquille, que le capitaine de Labatière tst innocent de l'acte dont son oncle et se tante, eux-mêmes, le croient coubables ?
— Vous connaïssez l’histoire, mada.
tue f demanda Francis Chaumel ?
— J'ai douné des leçons à Mme Paul Yveling, répondit-elle.
— Avant son mariage ?
— Non. après... alors que M. Yve- ‘ing était enfermé comme fou. Pour tommpre la monotonie de sa vie, pour essayer de secouer sa tritesse, elle s’étut remise à la musique. Elle me parlit souvent de son cousin. Je suis ‘nc, comme vous le dites, au courant d+ l’histoire.
-— Qui ne l’est pas du reste ? fit Mme -aumel ; ies journaux ont assez causé
: tout cela.
Et elle répéta la question que venait ‘ poser Mme David.
— Vous croyez a l'innocence de ce * à1sin de Mile de Labatière ?
— Absolument ! répordit d’une voix *-rgique le capitaine Taverrier.
- Mais alors, cette lettre anonyme
‘oyée au juge d'instruction. Car c’est
" une lettre anonyme, je crois, qu'il *st accusé.. ou qu’on l'a accusé ?
‘est pas une lettre anonyme.. De
qui elle émanait, je n’en sais rien, j'espère qu’il en découvrira l'auteur, lui !
+. Ce sera bien vieux quand il reviendra, hasarda Rosalie.
—— Oui appuya M. Chaumel.
— Et je crains, dit Francis, que, impuissant a faire la preuve de la diffam.
tion il ne reste teute sa vie sous le coup de cetie ville accusation.
— Ce serait triste, reprit Taverrier mais j'ai plus de confiance que vous, il me semble que ce mystère s’éclaicira . .
Je le désire, en tout cas de toute mon âme, et si Jacques de Labatière avait besoins de moi pour y arriver, je serais a lui corps et ame,
— S'il lui fallait aussi nan aide, appuya Francis, elle lui serait acquise,
— Je comprends cela, fit M. Cha.
mel ; à votre place messieurs, j'aurais les mêmes sentiments, et je vous assure que je serais heureux,quoique je ne connaisse ce jeune homme que parce que Francis m'a parlé de lui, de le voir lavé de cette vilaine tache.
— Moi aussi, fit Mde Chaumel sans le connaitre du tout, je mm’intéresse à
lui.
— Il est, en effet très intéresant. .
s’il est vraiment innocent, fit Rosalie.
Taverrier la regarda de son regard très droit, loyal.
— J’en suis sur madame.
— Pauvre garçon, fit-elle.
La convrsetion sur Jacques de Ja.
batière en resta là.
L'heure du départ sonnait pour les deux officiers.
Ils quittèrent encore ensemble Je chateau de Savony. :
La voiture le reconduisit, l’un à Ja gare de Versaille l’autre a son domicile, près du parc.
Régine, toutes les fois qne son mari allait au cercle, passait sa soirée chez ses parents.
Elle remontait chez elle à onze heures: elle était au lit avant minuit moins un quart.
Paul rentrait a minuit.
Elle n’avait que le temps de conter
les minutes avant son retour.
Ce soir-la, la jeuue femme fit comme d'habitude, attendant, la tête sur l’orieller prête à feindre le sommeil au moment où J'aul pénétrerait dans la chambre, dont la porte de communication restait ouverte.
La pendule Louis XVI, qui garnissait sa cheminée, sonna doux: coups,
— Ah ! pensa t-elle, il va venir.
Les minutes s'éconlèreut, plus longues que d'habitude
Et Régine entendit avec ettroi sonner un autre coup : Ja demie de minuit
Jamais son mari n'était rentré si tard
Elle se dressa sur son séant, puis sauta à bas de son lit et conrut à la cheminée pour regarder le cadran.
C'était bien minuit et demi.
Qu’etait il arrivé à Paul !
Car tout de suite L'idée d'un accident sirvenu, d'un danger couru par lui, em plissait le cerveau de la jeune femme y mettant déjà de la fièvre.
Puis elle s’apaisa, se raisonna.
Une duwi-heure de retard ne compte point ; son mari passée à sou cercle, sans s’en apercevoir.
Oh ! si à une heure du matin il tait pas là elle pourrait s'inquiéter
Le timbre chur de la pendule résonpa encore une fois dans le silence de la chambre.
Et, prise d'une angoïisee qui atteiguait son paroxysme, Régine, l'ouie dilatée par l'attente, écoutait si le bru à un pas daus l'escalier n’arriverait pas jus qu’à elle, si elle n’entendrait pas le grincemeut d’une clef dans une serrure, si une porte ne frôlait poiut Île tapis ans la pièce voisine
Rien.
On était à la fin de juillet ; la était suffocante,
Mue Y eling s’habilla d'un peignoir léger, ouvrit sa fenêtre toute grande et, appuyce sur le balcon regarda sur le trottoir.
Les passants se faisiient rares.
Régine essagait d'étouffer les battements de son cœur ponr saisir le ry-
uuit
thine de leur marche.
A plusieurs reprises, elle «rut reconnaitre celle de Paul ; un homme mon:
tait la re.
Elle se trompait, L'nomme pasait de rant la maisou.
Alors elle rentrait dans sa chambre, prenait sa tête à deux mains, crispant ses doigts dans ses beaux cheveux dé noué: et, sécouée de sanglots rauques.
elle mumuraic :
— Mon Dieu ! qu'y a il ? Qu'y ati 11 lut est arrivé malheur
A dix repises elle traversa l'antichan 1 bre, prête à ouvrir la porte du palie:
pour descendre chez ses parents 3 leu crier :
— Pauln'est pas rentré.
Quel sentiment la retint.
Pensat-eile qu'il était inutile de |:
arracher au sounaeil pour leur fat partager ses angoisses, qu'au milieu « la nuit il leur serait impossible de renseigner sur le sort de celui que:
attendait, où quelque chose de vagn d'iudéfini, vint-il Paver tir qu'elle feri ni ux d'attendre, de ne rien dire-
Il y eut sans doute de lune et :
l'autre de ses deux inpressions.
Seule, daus des transes inexprin bles folles par instants, Mme Yveli :
vit arriver le jour.
Elle avait fini par tomber sur son li où elle restait prostrée, les membr brises, la pensée anéantie, pourtant | reille toujours aux aguets, percevant moindre bruit.
Soudain elle se dressa, comme e s'était dressée quand la pendule av sonné la demie de minuit, glissa enc à bas de son lit.
Cette fois, elle ne se trompait pas.
Une clef tournait dans une serrui”, on poussait la porte de lantichani:
Elle ouvrit celle de sa chambre to:
grande, et étoutfa un eri en chan lant.
Son mari n'eut que le temps d’ét:1 dre les bras pour ja soutenir.
La détente s’opérait, les nerfs sure:
cités une dernière fois tombait brusG :
recon- , mon-
sait de
ambre. rispant ux de auques,
y ati
tichan * palie:
ler:
de À} fau eu d de qu'ei vag'i le ferai e-
ete:
xprini
Yvelin
son } senibi ant | vant
ne e 8e av
à CUC
C pas.
serrui”,
han:
re tot
chan::-
d'et:
s sure, TUSG
ment, la jeune femme perdait counaissance,
Elle se réveilla couchée, Paul penché au-dessus d'elle ini bassinant le visage avec de l'eau de Cologne.
La syncope avait à peine duré quelques minutes,
Les yeux de Régine s’attachérent sur OÙ Mari : un flot de larmes en jaillit, elle passa ses bras autour du cou de Paul et pleurs doucement cette fois, “aus secousse, comme on doit pleurer de bonheur.
Lui, se taisait.
La tête pres de la sienne, sur l'oreiler, il épouvait une sensation complexe
ü dominait peut-être, en ce moment, 2 regret de mentir à cette femme qui ‘aimait à cette fennne pour l'amour de qui tant d'eutres eussent tout sacrifié.
Régine était ainsi, à peine voilée du Pelnanoir de Latiste qui moulait ses fortes jeunes et superbes, se cheveux tombant en cascades d'ogusqu'a ses han
hes, sa gorge se soulevani jicitement tandis que les larmes roulaient sur ses Ioues piles, belle à faire battre le cœur lu plus froid.
Et dendant que Régine pleurait, penlant qu'il répétait de la même voix
uorne : (Ma chérie, pardonne-moi. .), ! essayait de rassembler assez d'énerste moral pour trouver une excuse, ombiner un mensonge,car il n'avait en.
‘ore rien combiné, rien trouvé.
Et il ne trouvait rien.
Ce fut une interrogation de sa fem ‘ue qui le sortit de cette torpeur, lui renlit la vigueur qu'il ne recouvrait point.
— Je t'ai cru mort.. Que t'est] arve’... dis ? Réponds ?.. Paul !
Desserrant son éteinte, Régine l'a- “ait repoussé,
Elle le regardait, plus triste, suppiante.
I resta un Hioment niuet, soutenant ve regard encore noyé, puis il murmura ui prenant les mains qu'il pressa douement.
— Je te promets que je ne recomuencerai jamais. jamais !
Elle continua de tixer sar lui ses prunelle que de nouvelles larmes obscureissaient,
Et l'expression de sa pkysionnomie devint plus douloureuse.
- Quoi done ?,, Qu'astu fait ?..
M'as-tu luiscée de sang-froid duns les angoisses de cette nuit atfreuse ?
— De saag froid, non certes, na pauvre petite... Je ne suis comment je me sais laissé entrainer à jouer, moi qui cependant be suis pas joueur, J'ai gagné puis perdu plus que je n'avais gagné, J'avais peu d'argent sur moi, je n'ai pas voulu partir avec uné dette. .
d'honneur la fièvre m'a empoigne, il était quartre heures et demie, lorsque Je me suis acquitté. J'ai fut ce maudit tapis Vert, qui, je ne sais pourquoi, je le repète n'avait attiré jamais non jama te dis-je, je ne me rasseoierai à une table de jeu
Eu débitant cela il s'était leve, et marchait dans la pièce dont la fenêtre restait ouverte,
Quand il ent fini il passa sur le bal.
con, s'y accouda quelques secondes, puis revint vers le lit d'où Régine le regar duit.
Elle le vit pale, défait, si nerveux qu’elle en eut pitié,
L'explication du reste, était des plus plausibies,
Elle y croyait absolnment.
Ce qui lui semblait blâmable, c'était que sou mari cut cédé à un caprice, sans réfléchir aux conséquences Où il pouvait l'entrainer,
File ne p:nsait plus aux angoisse de sa nutit bluiche, une crainte l’empoignait.
Elle savait, jour Pavoir entendu di.
re, combien cetie passion du jeu, qui saisit parlois inc pinément ses vitimes, est tenace, dithcile à surmonter.
Une peur ja prenait pour l'avenir,
Ce fut cela qui lempêcha de jeter de nouveau, dans sa joie de le oir, ses bras autour du cou de son mari, de lui dire entre deux baisers qu'elle Jui pardonnait.
Il voyait qu'il y avait en elle une arrière pensée; comment la détruirait-il !
Soupçonnenait-elle un mensonge ?
Régime le rassura promptement.
— Voyons, dit-elle en lui tendant la mains je veux bien oublier ; mais est-elle sincère, cette promesse ; je crains que non.. je le crains bien !
— Tu ne crois pas en ma parole ?
— Je ne demande qu’à y croire: j'ai tant souffert cette nuit, que je veux être certaine que tu ne m'en feras plus passer de semblable... mais le jeu..
c’est terrible.
—Oui, chez les joueurs.. Je ne suis pas un joueur.. Je t'en supplie, comprends-moi, un entrainement d'une minute.. J'ai gagné, puis perdu j'ai rat- — ce que j'ai perdu.
e suis parti avec l'horreur de cette table ou je ne me rassoierai point.. Ne comprends-tu pas tous mes remords, en teretouvant dans l’état où je t'ai retrouvée ?
— Oui, je te comprends, c’est fini, je te l’affirme, n’en parlons plus, puisque jamais plus tu n’oublieras que ta pauvre petite femme qui t'aime est folle d'inquiétude en t'attendant.
Elle nouait encore ses mains derrière le cou Paul.
Celui-ci la serra longuement dans ses bras.
Puis il la fit mettre au lit.
Elle devait dormir pour réparer la fatigue des larmes et des heures d’attente.
M. et Mme de Labatiére en trouveraient la trace sur son visage.
Que diraient-ils ?
Oh ! ils ne se douteraieut de rien.
Il ne le tallait pas ; la jeune femme pe le voulait point.
Les parents, du reste, ont-ils besoin de savoir tout ce qui se passe dans le ménage de leur fille ?
Elle demandait cela, en souriant.
Aucunecrainte, aucune rrière-pensée ne subsistait plus chez elle.
Elle avait tout à fait oublié, sincèrement pardonné.
Paul sortait victorieux du danger dans lequelle une folle imprudence l’avait fait tomber.
Le surlendemain, on partait pour Trouville, où M. et Mme de la Roche se trouvaient installés depuis un mois.
Avant de quitter Paris, la petite comtesse faisait promettre à ses amis qu'ils n’iraient point sur une autre plage que celle-là.
Trouville n’était pas précisément l’endroit qu’eussent choisi M. et Mine Yve-
ls eussent préféré un endroit plus tranqu'ille.
Mais lassociété d'Huguette était as.
sez agréable à Régine qu'elle engaget son père, sa mère et son mari à ne pas se dérober, au dernier moment, à tenir la promesse qu'il avaient donnée, peutêtre légérement, mais qui était consi dérée par la jeune femme comme des plus sérieuses. ” L'année prochaine, on irait ailleurs, on retournerait à Biarritz, si Paul pouvait avoir ses vacances en septembre, car le mois d'août est très chaud là-bas.
On quitta Paris le matin, et on arriva à une heure cinquante-cinq de l'après midi à Trouville.
Les chambres étaient retenues à l'hôtel un hôtel tout près de la villa qu'avaient In-‘- le comte et la comtesse de la ut.
Ceex-ci atendaient à la gare.
Il était con enu que leurs amis dé.
jeuneraient che” eux.
Le landau — luquel Huguette n'était pas descendu: — les y emmene, pendant que leurs bagages, chargés sur un omnibus, filaient vers l'hôtel.
On ne se quitta que vers les cinq heure, pour se retrouver le soir après le dîner, sur la place.
M. de Labatière seul, qui avait pris un gros rhume quelques jours auparavant, encore fatigué ce soir-là, ne s’y trouvait pas.
Pendant que les trois dames, assises non loin du Casino, jouissait à la fois du spectacle de la mer à marée haute et
des allées et des venues du monde très mélangé qui entrait dans la salle des concerts, Paul Y'veling et Henri de la Roche se promenaient en fumant un cigare, tout près de vaynes, si près que leur écume blanche les faisait partois reculer,
Il y avait longtemps que les deux hommes ne s'étaient trouvés ainsi en semble, pour ainsi dire seul à seul, libres de causer à leu: ise, plus de deux Ans, — avant le mariage de Paul.
Depuis sortie de la maison de santé, ce dernier n'avait vu Henri que par intervalles plus où moins éloignés, devant des tiers,
Pas un mot n'avait été échappé entre eux, par rapport au passé, pas une allusion n'avait été faite à cet égard.
En revoyant pour la première fois son ancien amie, Yveling luitendait la Main comme celui-ci lui tendait la sienne.
Ils n’échangeaient à cette rencontre comme aux autres, que des paroles banales.
Paul était même très froid.
Mais son caractère avait subi une telle transformation que cela n’étonna personne.
Yveling, à qui la mémoire était revenue, ne pouvait que lui en vouloir de l'avoir introduit chex les Lavatière, de lavoir poussé froidement à un mariage.
C’é.ait lui qui venait de l’entraîner au bord de Ja mer.
11 sentait la nécessité d’un entretien qui romprait cette gêne existant entre
voulait recouvrer la confiance tout entiére de Paul.
Celui-ci du reste, semblait plus disposé à [a cordialité que d'habitude.
Le grand air salin 7 #;rtt il, dès l’arrivée, chez lui, une -actic physique rejaillissant sur 12 :uoral ?
C'était à croir:
A peine, l’ur à l'aire, avaient-ils fait cinquanc. pa, :. la grêve, que Panl s’arrêtait pour humer le vent qui
venait du large, dilatant sa poitrine, est arines frénnssantes, les yeux mi clos.
-- Oh ! que c'est bou, cet air. que c'est bon !
— Oui, tit Henri, surtout fen uauittant la fournaise parsienne : au bout de quinze jours, on y est habitué, on n'y pense plus.
—- fl me semble que dan: quinze jours ee sera pour moi comme aujourdii ; j'aime du reste beaucoup la mer.
— Moi aussi, mais ça finit par devenir monotone, je t'assure, mon cher.
— Cela dépend des natures, moi je me suis toujours pâmé devant... Toi tu es un blasé, on saitcela depuis longtemps.
Oui, malheureusement... Oh n'avons pas les mêmes caractères.
— Pas du tout.
— Et cependant nous somnes amis.
Paul ne répondit point : il ieprenrit brusquement sa marche.
— Nous l'avons été du moins, reprit Henri de Ja Roche en mettant son pas à l'égal du sien.
— Oui, fit Yvel ng brièvement.
L'antre eut un rire quien dépit de ses efforts sonnait un pen faux, ce rire qu'on appelle un rire jaune.
Pourquoi ne le sommes. nous plus demanda-t.il en haussant les épaules.
— Je n'ai jamais dit que nous ve l’é.
tions plus. . Jamais !
— Allons, Yveling sois true.
catuarades, nous n'avons jamais été des amis.
— Maïs, mon cher. nous avons été des camarades, nous n'avons jamais été des amis
— C’est.. Enfin, j'aime mieux cefa Continue. donc, pourquoi ne me considéres tu plus même comme un camarade ?
— Parce que j'ai maintenant la cons.
cience que tu as agi déloyalement avec müi.
— En quoi, je te prie !
Paul s'arrêta encore.
ous
Ils étaient assez loin du Casino, loin des promeneurs.
Ils étaient seuls enfin, devant la mer grondante,
Il pouvaient parler sans crainte d'ê tre entendus, sans témoins,
— En ne jetant dans les bras de Ré gin deLabatière,
Paul ‘tit de la Roche, qui mit dans cette exclation toute l'indignation qu’il put.
Aime ta femme comme elle t'aime et tu serus heureux,
— Assez !fis Paul d'une voix sourde il y à dans vie une juge noire que je voudrait en arracher... assez,
— Ce n'est pus moi qui ai mis la conversation sur ce terrain, riposa Hen.
ri, mais puisqu'elle y est je tiens à me disculper . Nije t'ai fait marier avec Melle Lebatitre c'est pareeqne je le sa vais vertueuse et bonne,
Paul s'était remis à marcher, et Hen ri le suivait en parlant.
— Eh bien, moi !
— Calmestoi fit Yveling : j'ai pour ma teinmie ne grande estime, une atlection vraie, Je considère de .uon devoir de larendre heureuse, je la rendrai heureuse autant qu'il sera en mon pouvoir.
Et, reboussant brusquemeng chemin il se ditifea vers le point de la plage ou ils avaient laissé les dames.
Cette tois, le conte ne le suivit qu'à distance, constinuant à longer [a mer, tasdis que Paul avait regagné la jeté planches.
Toute sa rage était revenue, il sentait ses nerfs se crisper, ses temps battre, une écume lui franger les lèvres.
— Ah ‘onurmvra-t-il.j'en avais subi, déja pour elle de toutes ls façons, ais Cela, c'est trop, ces paroles insul.
tantes, ces menaces !.. Oui, c'est trop, je me vengerai !
Le comte Henri de la Roche marcha longtemps au bord de Ja iner, les grondements de sa colère se mélant au grondement des vagues, le vent âpre qui
alors qu'as-tu contre
le
passait sur son front n’apaisant point sa fièvre,
IL étnit tard lorsqu'il revint près de sa femme : Huguette s'inqniétait presque,
Mine de Labatitre et sa fille restées pres d'elle commencaient à sentir le be soin de se reposer,
Quant à M. Yveling. il avait quitté la plage depuis une heure,
M. de la Roche reconduisit sa fem me jusqu'à leur chalet, qui était tout près, puis ramena les deux dames à leur hôtel
Quant à lui, il rentra au Casino coin me il le fiuisait chaque soir,
Après une parti de jeu, il irait rejoinsa femme qui était aussi à Trouville,
Détestant là cohne, elle s'éloignait des plaches, elle cherchait un peu de tranquillité, heureuse lorsqu'elle sentait seule en face de limmense pas mouvante,
Connaissant Trouville de réputation, elle n'y était que parce que Son mari l'avait désiré,
Elle y reviendrait lanné prochaine, Sille voulait, mais ce ne serait pas sans avoir tenté, cette fois, de l’entrai ner slleurs.
L'aunée prochaine, Au reste, Henii Weprouverait point sans doute ce besoin de distraction qui chez lui ne fai salt que s’accroitre.
Ou, du moins, s'il ne pouvait vivre autrement que de cette vie agitée, elle la partagerait avec Ini.
La peiite conitesse dans l'evpectative,
Elle n'exitait plus qu'en vue de lave nir, et l'avenir était proche.
Sa santé se consolidait bien plus radepiment que personne n’eût osé l'espérer.
Cest que la volonté compte pour beancoup en certain cas.
Alors qu’une invincible inappétence lui donuuit le dégont des aliments, ella mangea par force, atrivant peu à peu
se
Da-
était maitenant
par vaincre les révoltes de son estomac