‹ La mal de vivre [microforme]Chapitre 33 sur 37 · ÇA SON · texte numérisé non relu

ÇA SON

porte lui.

lement

plus eet le ant le t une

errière

yeux, es lé

durez

habi.

put à , une

le le visite

, pres 1er à

es de as fou in !

jeune

sans

CRM raine.

y vois

le la avait

Le 28

bien vite ajouté un couvert.

— En etfet, dit Jeanne, vons avez votae mine de mavais jeurs, Voulez-vous que je vous fasse servir du thé ?

- Oni j'accepte. . Je crains fort, du reste, d'être contraint de me mettre bientôt au lit.

- Oh ! tâchez de passer votre soirée avec nous . Vous savez que le thé vons réussit quelquefois.

Mais la tasse de thé ne devait vpérer son eftet favorable.

M. Chaumel devi aaic de plus en plus jaune, ses paupières ne Éen aient point s'ouvrir,

Ilessayait vraiment de réagir contre ce mal, qui n’est pas seulement l'apanage et l’excuse du beau sexe, et qui, toute sa vie l'avait poursuivi.

Elles étaient pour lui, ces migraines — liées à une affection sérieuse du foie —- un véritable fléau, éclatant à l'improviste, et à tout propos.

À moitié du repas, il fut forcé de se retirer.

On n'avait pas à s'inquiéter, on savait ce que c'était.

À moitié du repas, il fut forcé de se retirer

On n'avait pas à s'inquiéter, on savait ce que c'était.

[ recommanda Jeanne de morigéner F rancis, de le forcer à renoncer à une ‘dée qui le désespérait.

Mme Chaumel et son beau-fils rest.

rent en tête-à-tête, avec grand valet lerrière eux, pour les servir.

Le repas s'acheva dans un silence e re-

latif ; le jeune homme préoccupé, la -une femme ne trouvant à dire que des eux communs.

Quand elle se leva d +able, au lieu te p@ndre le bras de ls, comme Le le faisait lorsqu'il euut des leurs,

anne passa la première au salon.

Elle était presque au bout de la pièce ‘evant une petite table, sur laquelle,

«prés d’une lampe au large abat-jour, tait posée uue élégante corbeille à oures que le jeune homme n'était pas cucore entré.

point

Debout sur le seuil, il paraissait hésiter à le trauchir.

Redoutait-1l le tète-à tête, l’avalanche de reproches que sans doute elle lui préparait !

Mais que faire !

ne pouvait laisser sa passer sa soirée seule

Comme celle-ci s'usseyait devant le guéridon, fouillant la corbeille, atin d'y trouver la collerette,qu'elle était eu train de broder pour sa tille, il se décida à passer la porte, qu'il referma sur lui.

Avant de se diriger vers l'endroit où Jeanne commencait à tirer l'aigullle, 11 tit plusieurs tours dans le salon, ailant d'une place à l'autre, feuilletant ies partune sur le piano, regardant un livre posé sur le coin d'un meuble, nn: photographie qu'il avait regardée vingt fois.

— Eh bien, capitaine —- c'était Ja meilleure dénomination qu’elle avait trouvée, et elle s'en servait genéralenent — dit Mme Dhaumel, pensant probablement que le silence entre eux devenait gênant, que faites-vous done, par là ?

— Je vais, je viens comme vou: voyez.., je resarde de ci... de là.

— Vous n'osez pas vous approcher, de crainte que je vous gronde.

— Peut-être,

Le ton de la jeune femme était des plus naturels.

Celni du jeune homme avait une intonation un pen brève.

I sonriait pourtant, en approchant du gvéridon.

— Voyons, asseyez vous là, fit-elle, eu lui montrant une chaise de l'autre coté de la petite table : je veux, en effet comme me l’a recommandé votre père, vous en dire tant, que vous en allez dans ua pays où tant d’autres ont luissé leur vie.

— Mais d’où beaucoup aux si sont re venus, fit.1] obeissant a la jeune femme

et s'inst: allant en face d'elle.

— Je n’en disconviens pas :

ment ceux qui en sont revenus,

beile-mère

seulecomme

Ceux qui y sont morts, avaient agi, en Y pourtant poussés, ar un motifs puispau:

— Croyez-vous que la question d’avancement ne soit pas un motif suftisant ?., Un an ou deux d'avance sur un grade, c'est énorme pour nous.

— Je ne suis ; mais quand je devrais Vous repéter textucllement les paroles de votre père je vous dirai que vous êtes assez jeune et qu'il surgira pour vous assez d'occasions de vous signaler pour que...

— Qui sait ! interrompit l'otticier, les occasions de se signaler sont plus

rares que vous pensez, madame ma belle-mère. ...

J'en trouve une. Je regretterais

plus tard de n’en avoir pas profité.

— Mais elle est venne Lien prompte ment cette résolntion.

Ï rancis ne répondit point.

— Hier vous r’avez pas même effleuré cette question, reprit Mme Chaumel.

C'est que je ne voulais pas attrister ce dernier dimanche passé tous ensemble ici.

-— Ou c’est que vous ne l’avez pas encore prise, dit-elle, relevant la tête qu'elle tenait baissée sur son ouvrage.

Elle fixait les yeux sur les siens. avec une tritesse qu’elle n’arrivait pas à dissimuler.

— Voyons, povrsuivit-elle, soyez franc; il y a un mystère sous ce départ pourquoi voulez-vous vous en aller au Tonkin ?

— Pourquoi ? balbutia-t-il à deux reprises, pourquoi ?

Il voulait faire sa belle-mère et n’osait pas le dire.

C'etait une intruse dans la maison.

Elle y avait usurpé la place de sa mère elle lui prendrait, elle et son enfant, plus de la moitié de la fortune qui eut dû lui reveuir entière,

Et d’ou venait-elle ?

Le savait-il au juste ?

Oui, il eut voulu, il eut du la hair.

Ua sourire plissa soudain, sarcasti-

que et amer, les lèvres de Francis Chau mel,

Jeanne marchait, à son tour, à tra vers le salon, moins violente, moin:

brusque que lui.

-- Ni vous voulez partir, parlez, dit elle et je m'envai dire à votre père qu votre résolutions est énébranlable.

Un jeudi, à dix heures du matin, il entrèrent dans sa chambre

La comtesse de la Roche les attendit

Elle était au lit avec une grande chemise de surah blanc qui ressemblait à un peignoir.

Ses cheveux avaient été tressés er longues nattes, retenues dans le bou par un étroit ruvan bien serré, comm s’il était là pour y rester longtemps tandis que les mèches folles, échappée en frisons autour de son visage lui for naient leur auréole d'or pâle.

Pas la moindre émotion sur son fi visage, pas un tressaillement, pas un pâleur.

Au contraire, dans ses beaux yeu:

d’un bleu de pervenche, une flamm:

d'espoir, une Hamme de joie.

C'étaient les opérateurs qni entraien les chirurgiers, les charcuteurs.. comme avait dit celui qui s’avançait aujourd’hui le premier, grave et bon, lui ten dant la mai.

Elle lui douna la sienne qu’il sera, :

fluette qu'une pression un peu énerg que l’eût brisé, semblait-il.

— Docteur, prononça-t-elle, je sui bien heureuse !

— Vous n'avez pas peur ?

— Oh ! pas la moindre,

— Vous avez raison, men enfant, ct la ira tout seul.

Puis posant la main de la jeune fem me, tout uoucement, sur la couverture

— Vous avez bien pris, hier, ui grand bain savonneux ?

— Oui, docteur.

— Et ce matin, le lavage sur la han che a été fait minutiensement ?

13 Chau

A tra moin:

ez, dit ère qu ble.

tin, il

ttendit grande emblait

SSÉS er le bou com temps happée Jui fer

as Ui)

ux yeu:

flamrm:

ntraie coni-

aujour-

ui ten

sera, > énergi

ant, ct ne fen:

zerture ler, ui

la han

DU

— Très minutieusement : à l'acool d'abord, puis à la liqueur de Van Swie ten, Comme vous l'aviez recommandé,

— Parfait ; le bandage avec la ouate intiseptique aussi ?

— Vous pouvez vous en assuer.

— Tout est au mieux, maintenant. .

nous allons dormir.

— Faites, docteur.

Et, sans un mot de plus, semblant ne pas entendre leS paroles d'encouragenent qu'il lui adressait encore, alors qu’autrefois il faisait le contraire, elle se renversa sur l'oreiller, les yexx clos, attendant.

Deux internes suivaient les giens.

L'un s’avança avec le mouchoir imbibé de chlorotorme, préparé en une seconde,

Huguctte rouvrit et referma les paubières.

Il n’y avait pas plus que tout à l’heure une ombre d’etfroi dans ses yeux.

Elle le connaissait, son mouchoir :

le lui avait déjà appliqué sur ler narines.

Bientôt elle dormit.

Les internes l’un sous les bras, l’autre par les jambes, la prirent alors, et l'emportèrent dans la pièce voisines, débarrassée des tentures et des sièges d’étoffes, où se logent ces invisiblas microbes, spécialement funestes en une pareille circonstance — transformée avec sa grande table de bois blanc, sur lajuelle on étendit la jeune femme, en salle d'opération.

Le comte de la Roche ésait là au bout de cette table, tès pâle, tous les nerfs “ecoués tremblant de la tête aux pieps.

— Je vous consrille de vous retirer, lui dit lue des chirurgiens, vor: pourriez, à un moment donné, ncus causer de l'embarras.

Henri ne se le fit pas répéter.

Sans répondre, il sortit de la chambre n osant même pas se retourner, pour jeter un regard à cette pauvre petite créature qui, par amour pour lui, risquait sa vie la seule femme,certes, qui

chirur-

l'eut véritablement aimé.

Environs trois quarts d'heure plus tard on rapportait sur son lit la ccm tesse Huguette de la Roche.

Elle se réveillait,

Pendant l'opération, comme tant d'autres, ce qui tendrait à prouver qu sida torpeur des membres existe, la souffrance n'est pas abolie durant ce Sommeil factice des chlorotormés, ell avait jeté des cris, poussé de loncs zé missements.

Revenus au sentiment. elle resta d'abord muette, avec un regard autour d'elle, qui s'arrêta sur son mari debout au pied de la couche,

Un sourire erra sur la bouche exsan gue, remplacé aussitôt par une crispa tion de souffrance.

Elle laissa échapper une plainte de, faisant un effort suprénie pour re tenir celle qui Jui montait encore à la gorge,

Elle ne se plaignit plus.

Mais son visage torturé disait la lan cinants douleur qui lui tordait les chairs.

En mênie temps ses yeux alauguis s’animaient, à ses joues de cire mortait une rougeur.

Les chirurgiens partirent, recomman dant de laisser la jeune femme absolu.

ment seule, avec la garde et l’internue qui devait rester à l'hôtel de l'aveune Montaigne jusqu'à ce que tout danger füt écarté.

Le mari même — surtout lui — n'a vait point le droit d'entrer dans la chatubre.

Dès l’apres-midi, les quelques amis et connaissances du jeune ménage envoyaient aux informations.

L'avant-veille du jour où Jacques de Labatière devait débarquer à Bordeaux Georges Taverrier appelé par un télégranme auprès de son père, dangereu sement malade partait en hâte, obte nant de son colanel un congé régulier de quinze jours.

L'orsqu'il arriva à Paris, à cinq ou res quarante-cinq d2 laprés-iuidi, Jac-

ques resta d'abord étonné de ne pas voir Taverrier l'attendre sur le quai pour lui scuhaiter, le premier, la bienvenue,

Il n'avait laissé à Paris de vrai ami que lui et cette abstention, dont il ne devait connaître la cause que plus tard lui fut non seulement trés sensiblet mais lui apparut comme d'un mauvais bresage,

Taverrier aussi allait-il contre lui ?

Croyait-il à cette mystérieuse cabale, lorrnée coutre sa personne pendant quil arrosait de ses sueurs et de son sang cette terre d'Afrique ou comme plisieur, de ceux qui, étant partis avec lui n'etaient point revenus, il eut pu trouver la mort.

I'quitta hâtivement les queiques Curnuirades avec lespuels il revenait du pays Noir, monta en fiacre en compagnie de Fiamma et de l'ordonnance et donna l'adresse de l'hôtel ou il logeait avant de partir : rue de Bourgogne,

Bruno viendrait le leudeman matin prende à la gare, les colis assez voulu mineux que son Capitaine rapportait.

Tant que la voiture roula. l'othicier, enfoncé daus son coin, resta sorubre, les yeux mi-clos, sans mouvement

Il était nuit.

I tombait une de ces pluies de veinbre qui pénètrent, qui glacent.

Dans son coin aussi, la petite négres se restait immobile.

Elle était déjà saisie par ce froid, qu'elle ne connaissait point là-bas, au pays du sojeil qu'elle avait voulu quitter.

Elle tremblait, malgré les vêtements chauds qui la couvraient, la couverture dans laquelle, comme en chemin de ter, Bruno l'avait enveloppée.

Et ainsi que son maître, elle fermait les yeux.

Qui sait si déjà le peu qu’elle avait vu du monde civilisé, ne Iui faisait pas regretter le monde sauvage !

Bruno seul, en ce moment était tisfait, ou du moins à demi satisfait.

se tourner

no-

Sa

Il eût exulté pottivement s'il eut vu son capitaine content.

Mais le visage triste, de celui-ci sou mutisime, Ini faisaient l'effet d'une dou che. :

Sa verve naturelle s’en ressentait.

Il avait beau se dire qu'il bénéficie rait dans quelques jours d'une permis sion lui permettaut de passer trois moi au pays, Où il retrouverait sa promise.

I! avait beau calculer qu'il lui restait à peine un an et demi de service à a complir pour être libéré, rentrer tout à fait dans son village et pousser celle qu'il aimait autant qu'avant son Jépart pour lafrique, l'attitude de son suépe rieur, auquel il s'était singuliérement attaché l’empéchait de jouir de la féli cité que lui apportaient ces perspecti ves favorables,

Le fiacre au bout de trente minutes de cahots sur les’ pavés glissants, s’arrêta devant l’hôjel dont Jacques de La batière avait été le locataire. vie:

Le jeune homme, dans trouble où il vivait pendant les dernières semaine do son séjour au Sénégal, avait néglig d'écrire pour retenir un appartement.

Il pensa seulement qu'il aurait dû le faire en pénétrant sous le vestibule de l'hôtel.

Mais il y aurait de la place.

L'immeuble était assez vaste et ja mais il ne l'avait vu sans chambres va antes.

Il ne se trompait pas.

La personne qui se tenait en ce mo ment au bureau, et qui avait l'air d’un gouvernenante, lui aftirma qu’ontrouve rait son affaire, puis appela le patron pour lui demander les numéros à donner.

L'établissement n'avait de proprietaire.

Le jeure ofticier remit l’hôtelier.

À la façon dont celui-ci ie regarda, il comprit qu’il ne le reconnaissait pas.

Il se nomma :

— Le capitaine de Labatidr .

L’hôtel.er fit un pas de recul

pas change

-CL SOU ne dou

tait.

snéficie permis O1S 101 romise .

| restait ea a "tout à + celle | Jépart suépe

rement la féli rspecti

ninutes S, Sar-

de La

‘où 1!

maine:

néglig:

ement, it dû le ule de

et ja res va

:e mo r d’un trouve patror \ don-

:hangé T

ra, il pas.

[1 paraissait ému, d’une émotion plu- {ôt désagréable.

l se retourna inême du côté de la lune qui venait de sortir du bureau.

— Est-ce que nous avons de la pla- .. Oui, monsieur, répondit-elle avec Un empressement, dont elle dut se re pentir, car le patron Ini lonça un re.

rd foudroyant.

Pourtant, se retournant aussitôt vers

l'atlicier, il dit grimaçant un sourire On va vous conduire, monsieur srdonnez-moi, vous êtes si changé.

Mais Jacques de Labatière avait surpris l’hésitation.

— J'espèse que vous anrez quelque “hose de convenable, dit-il avec une riideur hautaine, autrement ce n'est point la peine de vous déranger, je vais voir ailleurs.

— Nous avons quslque chose, reprit lhctelier qui commercant nt tout ‘ait certainerrent réfléchi: je vous inontrer cela, nousieur.

Dix saunuites plns tard le ‘apitane

: Labatière était installé dans une

‘ambre contigné à une petite pièce ul faisait le salon et qui !ni servait de ireair,

Bruno y dress:rait, le soir, son lit de Cup p,

Quant à Fiamima, on devait la caser

x UU Cabin t, situé au même étage,

i bout du ce: uloir.

Surmontant l'impression que lui cau- {a réception du maitre de l'hôtel, le

uv otticier se dit qu'il serait mieux “aue partont ailleurs, à deux pas du

inistère de la guerre où il allait avoic ‘aire tous les cours,

a susceptibilité, exagérée par le sentiment de la méfiance imméritée

3 hrquelle les siens le tenaient, T'a- Viit perte À voir une malveillance qui SAIT post dans la réception dont

cuit d’être l’objet

li ny avait pas eu autre chose que le la Surprise dans la facon de Pacenil.

le cet homme, qui an bout de quel-

ques minutes, se montrait très poli, très emipresse même.

Les fatigues et la maladie, les tievres dont il avait encore dernicreinent, de fréquents accès, le changeaint assez, du reste pour légitimer cette surprise.

Pourtant, tout en prenant une autre tournure, les idées de Jacques ne de valent pus SOrtir des limites, dans les.

quelles, depuis plusieurs semaines, « restaient enfermées,

-- Si je dinais au Cercle, se ditil

LE

lorsque débarrasse des pousières du vo-

yage, il eut changé de vêtement : j'ai hâte de revoir des visages connus.

[ sonna, ordonna qu'on allât lui cher cher une voiture et se fit conduire à son ancien Cercle, composé exelnsis ment de metnbres de l'armée active

Là encore, il se tit reconnaitre les l'arrivée,

Î fallut qu'il donnât son nain pour prouver qu'il avait son droit d'entrer

Cette formalité remplie le capitaine de Labatière passa dans la salle de res taurant.

C'était l'heure du diner : elle se tr vait aux trois quart pleine,

Par ci par là, quelques unuitori à, beaucoup d'habiss bourgeois.

Luis aussi était en bourgeois.

La majorité de ces figures n'éveilluit dans son esprit aucun souvenir.

Dejriis prés de trois ans qu'il avait quitte Paris, bien des membres nou.

veaux avaient remplacé ceux qui fai.

saient partie avant son depart, de cette espèce de mess, où les uns prenaient pension, où ies antres venaient suivant leur bon plaisir, libres de d'y passer seulement leur soiree.

Maïs il retrouvait aussi des physiono mies connues.

[l apercut même un de ses cuimaraid + de promotion, tout au bout de ja sa ù en tête à tête à une petit table avec un lieutenint d'artillerie.

Jacques eut marché de ce côté si va place s'y était trouvée libre,

Mais il n'en vit aucune.

Alors, il s’assit, seul dans nn

d'iqueel il voyait les allants et venants, les entrants et sortants,

Le garçon lui fit passer la carte.

[Il se commanda un menu fort simple, mangea rapidement, et quand Brévanne, le camarade en question, et le lieutenant d'artillerie avec lequel il se trouvait, sortirent de table, ilétait brèt à en faire autant.

I fallait, pour quitter la salle, que les deux officiers passassent devant lu,

Le premier le reconnaitrait-il /

Jacques de Labatière roposait sur la table le petit verre de chartreuse qu'il venuit de porter à ses lèvres, lorsque les deux jeunes geus passèrent, lente ment, le frôlant presque.

[1 se contenta de lever les oux attendant.

Le regard de Brévanne rencontr. le rien.

Il y eut dans ce regard camme une surprise, une hésitation.

Puis le jeune homme fit le mount qu'avait fait l'hôtelier.

Il recula.

Et il passa sans retouraer la tûte, suivaut son compagnon, qui entrait dans le salon vuisin.

Jaciues se sentit blémir.

Cette fois, il n’y avait pas à douter, cette fois il ne se trompait point.

Brévanue savait parfaitement à qui il avait affaire.

[l l'avait reconnu.

Son regard, son mouvement en arriëce, étaient une insulté.

Le capitaine de Labatière se leva, posar.i d’un geste si brusque sa serviette sur la table que le garçon occipé à desservir à côté de lui, en resta cloué au so).

Il n’était pas sorti de son immobilité que le capitaine pénétrait dans le sa- Jon.

En l’espace d’une seconde, ce dernier s'était caliné.

La colère est mauvaise conseillère.

Assez bouillant par caractère Jacques devait apprendre au cours des

yeux sur

mouve-

contre-temps, des déceptions de se trois années d'aventures, réfréner le vivacités juvéniles de sa nature,

En tout il faut de la ciconspection de la prudence.

En cette occasion surtout, le jeun:

homme € 1 avait besoin.

Au lieu de se précipiter à la suite di capitaine Brévanne, comme il le vou lait faire d'abord, il résolut d’attendr:

que le hassard les replaçät sur le mèmi chemin quitte à favoriser sans e avoir l'air, ce hasard,

Allant s'asseoir dans nn fautenil, il se tit opporter une boite de cigares, en choisit un l'alluma, prit un journal :

feignit de l2 parcourir,

Brévanne, qui se promenait d’un bou!

à l’autre de sa pièce en causant ave SU: Compagnon, n'eut pas Flair de ie voir et continua sa promenade pendari quelques minutes,

Puis, 11 passa dans la salle de jeu.

Tout cela était fait si naturellen. ?r!

que Jacques en fut à se demander c qu’il s'était demandé deux heures plu tôt, au sujet du patron de l'hôtel de | rue de Bourgogne :

— M'a-i-il seulement remis ?

Trauquillement, il acheva son cigar feiznant en core d’être absorbé par | lecture «les feuiiles du jour.

Puis, il revlia les journaux, les po-:

où ilies avait pris, etiui aussi march:

vers le salon de jeu.

Plusieurs tables de whist étaient oc cupées.

Là, comme dans la pièce qui préc dait. les uns et les antres allaient et ve naient.

Brévanne ne se promenait plus.

Debout daas un angle, penché ver son compagnon. qui à son tour se per chait vers lui, il avait l’air de lui cor quelque chose.

Et tous deux regarduient cette port:

ouverte, au seuil de laquelle Jacques d:

Labatière apparut bientôt.

L'un et l’autre, alors détounèrent li tète. >

Le mouvoment fut si prompt “qu'il

de se

ner le:

pection

jeun

uite du

e vou ttendr:

e méêmi ans €!

til, il si

res, Cl:

nal

an bout t ave

de ie

endari

jeu.

en. >r!

der c 3 plu

l de | cigar par |:

3 po- i march:

ent où

précs Let ve

é ver e per

con

> port:

jues d::

nt li

, quil

te BOT ns

trappa celui qui le suscitait de la même

blessure qui le frappait tout à l'heure, ‘n se détournant, fe regard de son an ien ami,

Une colère l'empoigna, cette colère blanche qui est la plus terrible,

La raison était vaincue ; elle ne de vait plus même élever la voix.

Les deux otticiers venaient de se détacher de ce coin où ils ‘huchotaient des paroles dont Jacques ne pouvait pas même deviner le sens,mais qu'il savait nne insulte à son adresse,

Leur intention était évidemment de “eu 1er lorsqu'il entrerait.

Il: ne sortirent point sans le trouver devant eux.

Cette piece avait une porte à double battants grands ouverts, à chacune des extrémités,

Ils se dirigérent vers celie qui donnait vis-à-vis de la porte, au seuil de laquelles le jeune explorateu- venait l'apparaitre.

Celui-ci traversa la salle d'un pas si rapide qu'il l'atteignit avant eux.

Là, il se retourna brusquemenr, leur faisant face, la tête haute, le rezard froid comme de l'acier.

Les deux otticiers Brévanne surtout, étaient pâles.

n'eurent pas l'air, pourtant, de apereevoir de cette attaque muette qu'enx seuls comprenaient.

Tranquillement, ils pivotèrent sur leurs talons, S'apprêtant à gagner l'autre sortie,

Dans l'aveuglement de sa colère, une réflexion vint cependant à Jacques.

[lne voulait pas se rendre ridicule en courant derrière eux.

Le cercle occupait le second étage d’une maison très vaste de la rue de la Paix.

Il en connaissait les moindres dé.

tours.

Il pouvait les rejoindre avaat, qu'ils l’eussent quitté, en gagnant un couloir tout proche, qu'il n'aurait plus qu'à longer à gauche.

Le: deux jeunes gens prenaient leurs

pardessus, dans le vestibuie lorsque Jacques de Labatière repurut en face d'eux.

Cette fois il marcha droit à son an cien camarade,

Vous ne me reconnaissez pas, Bré.

vunne

— Vous vous trompez, je vous reconnuls.

— M'auriez vous done cru mort au NSéuegal, et la surprise de me revoir si.

vant, vous empéche-telle de me donner l'accolade !

[lui tendait la main.

Brévanne se détournant demanda à son compagnon

- Venez-vous, Henrion !

— Je vous suis.

— Pardon, dit le capitaine de Laba tière, faisant deux pas de ete pour se replacer vis-äevis de Ini,je vais la mai !

Je ne la touche pas, rejn ndit le capitaine Brévanne avec une Hauteur meprisaute.

— Misérable !

C'e mot était jeté d'une voix tonniante en même temps que l'homme qui le proférait faisait nn geste de menace.

Ceux que cette discussion rapide n'avaient point arrciés ail passage, se retournerent,

Et devant ces deux jeunes gers, au visage convulsé, qui se mesuraient du regard, les cœurs bondirent dans les poitrines, les visages changèrent de couleur.

— Messieurs ‘tit en se préstnitant le éapitaine Chaumel, entrant juste dans le vestibule, traversé à chaque instant pur les uns où par les autres.

Obeissant à cette impu!sion toute naturelle, qui fait qu'entre collegues surtent, on essa'e de calmer les etfervesc ices pouvar* amener des conséquences regrettables, Fraucis Chaumel avait à peine re nnu Brévanne avec lequel il était de us des termes v'utôt amicaux et n'avait point reconnu du tout celui qui levait son gant prit à le lancer au visage de son adversaire.

+ ee

D DR MR ie

— Mesieurs !

Et plus bas :

— C'est un duel que vous voulez ?

Seulement, en prononçant cette der nière phrase, il dévisagea le second acteur de cette scêne pénible,

Francis tressaillit,

Ce regerd, dont l'expression était toute de fureur il l'avait vu.

I devina, plutôt qu'il ne reconnut, tant était grande la contradiction des traits, celui à qui il avait affaire,

— Labatière !exclama:t-il.

C'était celui que Jacques considérait à présent d son regard agressif.

Mais le mouvemtnt de Francis Chau meltut aussi franc que son exclamution avait été spontanée, [ltendit ses deux mains au malhenreux qui les serra à les qroyer, tandis qu'une larme, qu'il retint sous sa paupière, obseurcissait Sa vue.

Puis, lächant Chaumel, Jacques se retourua vers Brévanne :

- Demain, à la première heure, je vous enverrai mes témoins.

— À vos ordres répondit ceiui-ci, ils s’entendront avec les miens,

— Voyons ! voyons ! faisaient deux où trois autres officiers, pendit bien que Francis se faisait, il pensant bien maintenant qu'uue intervention non seulement était inutile, mais ne ferait qu'aggraver la situation.

Mesieurs, tit Brévanue, en les reyardant tour à tour, vous n'insisterez point quand je vous aurai dit que je refuse Ja main du capitaine de Labaticre, . les titres de gloire qu'il ucqui au Sénégal n'etfactent point pour moi la passe. je n'ai prononcé contre M. de Labatière aucune insulte, je le répète : j'ai refusé et je tefuse de lui donner la main.

1! parut à Jacques que les visages émus de ceux qui écoutaient, se gla.

répéta-t-il

çaient.

Ses yeux se tournérent, avec une telle détresse, vers Fraricis Chaimel qu’une véritable indignatiou s'empara de celui- CR a Pre ai — Eh bien io, dit-il, saisissant en

core la main ds Jacques, je la lui serre devant tous, sûr qu'il rétractera la calomnie que vous avez acceptée, messieurs, avant de permettre à l'accusé de se défendre, , Je vous en prie, Bré

vanne.....,

Javques de Labatière l'interrompit d'une voix haute, intelligible pour tous

— Merci, mou cher ami ; rien à pré sent ne peut empècher entre le capitaine Brévanne et moi une rencontre qui sera un duel à mort.. J'ignore les causes pour lesquelles chacun ici excepté vous semble me tenir en suspicion : je dé clare que jamais en quoi que ce soit, je n'ai fortait à l'honneur... Comme vous le dites, si des calomnies ont été, à la faveur de ma longue absence, répa n dues sur mon compte, j'en férai justice... En attendant monsieur Brévanne j'aurai l'avantage encore une fois, de main à la prenuère beure, de vous en.

voyer mes témoins.

— Les miens seront chez moi préts à régler des conditions du combat.

Et le cupitane Brévanne sortit, sui vi de son ami, resté spectateur silen cieux de cette scène.

l’'eut-être, dans son esprit un doute était-il passé ; peut-être un regret avait.

il troublé sa conscience,

La voix de celui qu'il accusait, com me tant d'autres, d'ane lâcher” était as

sez Vibrante de sincérité por l'avoir cu, comme elle avait ému tous ceux

qui venaient ds l'entendre.

Mais, aiusi que le disait Jacques de Labatiere, il était trop tard.

Deux malheureux caporaux qui s'in- Jurient devant témoins sont teuus d’al ler sur le terrain. à plus forte raison deux officiers qui s’'insultent.

lien du » te, n'empécherait que l'ouvrage e* 1 licu.

C’est aussi ce que chacun comyuit.

Jacques de Labatière et l'rancis Chaumel, au milleu du silence de mort, avalent traversé le vestibule,

— Vous savez, mon cher Chaumel, faisait le premier de sa voix métallique, quels sont les griefs que l'on articule

i serre la ca- , mes- ‘usé de , Bré

rompit ur tous à pré bitaine jui sera causes é vous je dé : soit, ‘omme t été, répan justivanne * de ls en-

Wets à

(SU silex

doute aVail-

com

it as

avoir ceux

ancis mort,

ame}, que, icuJe

contre moi, . Je vous serai naissant de me les dire de suite, HouvVi ons bien par là un ious serons seuls,

Et, le premier, il longeait le couloir, juil avait pris pour arriver dans le ves tibule, au moment où Brévanue et on ompagnon allaient sortir,

Tout au bout se trouvait une petite

ièce, éclairée par un seul bec de guz, “etblée d'une console, de quatre fau ehis et d'un canapé, qui en choisi pour une iunse,

Les deux honmes y nant la porte sur eux

D'abord. denranda Jacques en ant S'acconder à nn coin de a ch iluée, pourquoi Faverrier, averti du ur et de l'heure de mon retour, ne.

tait-il pas à la gare conne le croyais y voir... Refuseraitil, aitisi que Jes sutres, lui qui a été pendant mon exil

rec on Nour:

endroit où

semblait le Conversation st

chtrerent, fer

son plus fidèle correspondant de me

serrer la main,

La voix s'étranglait encore .'1rge,

Et cette fois elle jaillit, la goutte à uere, la larme retenue toute à l'heure © qui lui brülaït la paspicre,

Mon pauvre ami! tit Chaumel, qui

sentait, lui aussi, une Cobstraction

! SOSIET,Ne p'nseZ pas une pareille hose - Taverrier à été et est resté Vo tres défenseur acharné... Si vous ue iVeZ pas trouve CONIMNE VOUS ÿY com.

PUEZ, Vous attendant an chemin de ter ‘st qu'un empêchement de torce Ina cure à dû se produire .. Je l'ai vu, ‘Ya trois jours, et il n'a attiré qu'il US attendrait à votre descente de wa.

M... C'etait le seule moyen de prévelee qu'il redontait, .. ilavait con.

se un préessentiment.

Alors, pourquoi n'êtes VOUS püs CHU. pourquoi he vous à t-il pas envoyé !

-— Je n'en sais rien ., Je le répète, 21 empêchement de force majeure...

— Ab !inÿ à pas d'enipéchement é lorce majeure, quand il s'agit d'épar-

dans sa

Buer 4 un homme l'insutte he Je viet de subit

Nou aätirot è QUE Ust urrive Fu attendant, Ste sutlira sans doute de vous äpiredre qus Tavurie t battu pour vous, quil a ete bl

Taverier :

Lui... peu det HER aptes tre départ quelqu +

Étiln vre ani

SUIRAINCS, Je crois ia rien dit l'an PaAUVre cher ani Pourquoi ne mia is ins à Faut de ve qui se | ‘it !

“Os aviez DesOin, 4U till iihoil D

ratcnt, detonte

IADLCES QUI Lois 1

votre tratquillite

DE. ., if n'a pas osé lu tro i ASE th faut, a-t.1! mal fait ! ll cru bien taire, en toute cus., f'uis, il Hé sUppOsaIt Pis que cette ac tttot

tiendruit

Mais entin, qu RACE dite. le.

tenez Hal presque plus la force de veus demander de parler... ,. Et si

Vous ne je faites... .,, vite... de: suite... qui sait si je ne vous di Han derai Pas de vous taire ? lai

Per, mia parole Lie tremble, mu qui Dal janiais tremble!

Je vais purler, calinezs je vous en conjure, il le faut ! Ce put quEU conservant voire sans froi qué Vous pourrez déméêler Pintrisie dort vous êtes victime,

ils

Ah ‘dit Jacques uvec un, geste tou, je voudrais bien vous voir à Ibä place !

Puis, aprés avoir fait deux ou troi fois le tour de la pièce, avisant «4 la

console ebipire, placée dans le tonü, un de ces services en cristal quon appelle des verres d'eau, 1l versa dans le verre une partie du ccutenu de la curate. le vida d'un trait, et son SaDZ latre:chi Son esprit apmisé il alla s'asseoir sur le Canapé, à Un bont duquel fran à à vait déja pris place,

Alors, celui-ci le mit au Courant de la vérité.

D'abord ce fut chez J acqves :°: La.

batière une stupeur,

19 Le Mal de Vivre

Il n'en pouvait croire orcilles, il se demandait s’il n'était pas le jouet d’une hallucination, si les paroles qu'il entendait ue lui arrivaient pas en une de ces heures de sommeil pénibles, qui coupaient ses accès de fièvre, et durant lesqu'elles Fiamma guettait Son réveil en préparant le breuvage qui rafraichirait ses lèvres arides.

Cette incroyable histoire, cette aceusation imbécile, n'émanait-elle point de quelque dément °

Voyons, Chanel, est-ce bien vons qui ue racontez cela ?

— Ovi, c'est moi n'est-ce pas !

__ Cola netient pas dehont Je ne comprendrai jamais que lon ait

wcepte une pareille insanité.

botechissez, mon cher Labatière, cette lettre parvenait an juge d'insmetion huit jours apràs votre départ.

J'était en mer quand elle x été mise à la poste, par conséquent. .

__ Pardon. Vous aviez pu donner a quelqu'un mison de la jeter à a boite à une date déterminée.

C'est vrai, il fant admettre tont, juan p où à commencé à douter de quel qu'un, et il y avait autre chose que da donte, il yavait une conviction,

- Certes, puisque vous vous ACCU-

C'est inepte

- not

!Eton na pas en Fidée que cette lettre pouvait ètre l'uuvre d'un ennelul !

— Ouen a peut-être en l'idée, mais comme on ne vous connaissait point d'eunenl .

— Ün a prétore continuer à croire qu'elle venait de moi Mon cher ani, je cours chez mon oncle, le comman ‘aut de Labaticre.

— Comment, ce SOI !

— [ln'est que nef heures. ..... Si je me souviens bien, ce n'est pas un de ses jours de Cercle .... Voulez-vous m'attendre à non hôtel, 32 rue de Bourgogne !.... Vous n'aurez trouvez nn secon ! témoin et nous parlerons des vondittons du duel...... Je pense

qu'on ne me refusera pas la qualité ?

— Jenele pense pas Mais dites-moi, quand êtes-vous reçu par 1° ministre !

— Vous êtes placé pour Île savoir mieux qu? moi, mon cher ami J'ai appris par Taverrier que vous lui aviez succédé au ministère.

— Je vous dirai que je n'en sais rien encore moi-même On y attendait la mission sans être absolument tixé sur le jour de son arrivée, le paquebot pouvant être retardé en mer. Le chef du cabinet aura ouvert la dépêche qui annonçait votre arrivée... Mais il n'est pas probable qu'on vous recoive officiellement avant après demain.

— ant mieux ! je me serai pattu, j'aurai fait la lumière sur la culomnie dont on n'a souille...... Je paraitrai devant le ininistre la tête hante, ou..

cest que je serai mort

Et Jacques de Labatière seélança dans le grand couloir qui conduisait au vestibule Cinq ininutes jrius tard, les denx amis étaient dans la rue.

Lis arrèté ent chacun une voiture et se direuten se donnant encore une poignce de inain :

— À tout à l'heure !

Jacques jeta au cocher adresse de son oncle, rue de Londres.

lraucis scfit conduire avenue de

P'Alma chet son père.

Dednis plus d'uns semaine, il n} avait pas tjs les pieds.

Et M. Chauni:liui ayant écrit qu'il l'attendait ce soir même pour prendre use tasse de thé, qu'on voulait absolt ment Jui parler, lui demandai des con.

seils au sujet d’une soirée que dime Chaumel désirait donner, il se décidat!

__ vaincu dans Ja lutte qui se livrait en jui, cemme il était chaque fois quil voulait repousser une occasion de voi sa belle-mere — à y aller malgré le:

événetuents de la soirée, évéments qui eussent été son excuse en cas d’absten tion.

Pourvu qu'il arrivait à

onze heure

\fais us

voir

Jui

rien iduit tixé tebot chef

{ qui is il

Cove

attu, Annie aitrai

ou...

Jança uit au tard,

ré. :GE

qu'il rendre bsolu s CON.

\ime écidait rait en s quil e voil ré le:

ts qui ib<ten

beure:

St

rue de Bourgogne, c'était tout ce qu’il fallait.

li y serait peut-être encore avant Jacque de Labatière.

D'ailleurs, dans le motiqu'il envoyait, son père lui disait que Jeanne avait dté soutfrante.

Et peudant le trajet Francis oublia complètement la pénible aventure ou il allait jouer son rôle.

Mme Chaumel avait, en etfet, été malade, sinon de façon à inquiéter son cutourage, du moins assez pour se trouver contrainte de garder la chambre.

Elle avait eu ce que lon appelle vulgarement un chaud et froid.

Elle ne contia pas à son mari — toujours empêché par ce sentiment de pudeur, d'amour-propre filial, qui Jui défendait de montrer son père, méme a lui dans l'état plus misérable où eile lavait va — que c'était au cours de

tations protongées, à l'angle du ir de ia gare Naint-Lazare, où soûtiait ane bise pénérrante, apres la ide à pied quelle faisait iver, que le froix l'avait saisie.

pour son père — il n'y

avait rie à tenter pour Fe moreut,

Son marine pouvait Le sapplécr.

Transporte à Phôpital, Fiutortuus :

serait aussi bien soigué que si elle le fuisait soigner elle-mième, du moins dans ‘es preiniers jours.

Sa seule crainte vértiable était quil ne succombät à quelque muadie aigue vaut qu'elle l'eût revu.

Que taire !

tie avait frisé la axiou de poitrine.

Nouseulesnent, elouge sue som it par

livvre, cile ne pouvait soitir, inais

ne le p vurrait qu'une fois bien reuse, avec Fautorisation du médecin.

lle avait une garde nai ude qui ex i-

érait les soins et la survelilauce.

#. Chaumel pendaut huis jours, netit pas entré aux Grands. Magasins.

Le lendemain. seulemeut 1l devait y retourner.

ie jeudemain Jeanne serait br d'accomplirgson devoir.

Ainsi que son mari, elle attendait ce jour-là Francis.

Le jeune homme n'avait point répondu, c'est qu'il viendrait.

Elle la redoutait, cette visite, autant qu'elle la désirait.

Francis s'était dit

[rai-je ?....,., Nirai-je pas ?

Francis, au cour de cette journée, demandait à vingt reprises :

Serait-je la, n'y sera-je pas ? ...,, Aussitôt après diner, feindrai-je la tatigue pour trouver l'oce sion de me re tirer, ou resterai-je ! +

Elle était restée

Et maintenant qu? l'heure avancait, qu'il ne venait pas elle redoutait far rivée de cette petite dépéche bleue qu'elle avait appelée dans la journee, et qui apporterait une excuse, cette ex ense da dernier moment, d'antaut plis facile à troiver que lon sait à lavan ce que personne NY CroMuL.

Seule avec son mari, dans le salon de peluche feu qui était son boadoir, 4 vant repris cette collerette pour sa fille, oumencéis a Navorny pendant que M.

Chaumel, ctendu dans ls fauteuil, le plus large qu'il avait trouvé, parlait de Latnps eu bunps, en Là regardant travailler, — Jeanne, l'oreille aux écoutes attendut le coup de sonnette à la porte de Fhôtel, 4 Li ainoacerait l'arrivée de son beau-itis on...,,, le facteur du telégraph :

Ce cons de soamette retentit.

ile avait eutendu auparavant s'arrê

à la porte. ; prit à battre par grands

ie se troinipalt pas.

le caumore ouvrit davant

Francis da porte du salon.

ADR ST CRAN :}, nous coin

mencious à déssspérer.

= il n'y avait pas lieu, mou cher pere, je £ auras envoyé un télégramme si je n'av. us pa venir.

, quoiqu'il sen

Le TS CHUISSS

Boujour.. madame.

— Bonjour, capitaiue,

- Mon père m'a écrit qle vous àviez été malade. .. Qu'avez-vous donc CHE

Je vous trouve, en etYet, un peu pâle.

— Pas grand'chose heureusement. .

an petit refroidissement.

— Si tu disais un gros interrompit M. Chaumel ; j'ai eu grand'peur d'une pneumonie. .

-- Vraiment ! tit Francis ; si grave que cela et tu ne m'as pas voulu : elle a pensé que cela t'inquiéterait inutile- Aucut, et elle a en raison puisque j'en ai été quitte pour la peur.

Et Bébé va bieu, repondit celle-ci ; toujours kâtée, exigeants : nous n'en ferons rien.

Tout en dégustant sa tasse de thé, Francis s’informa de quelle soirée son pere avait voulu parler daus sa lettre.

Mme Chanel avait-elle l'intention de donner un bal, nne réunion artistique littéraire !

Jcanne avoua qu'elle ne savait pas au juste à quoi s'arrêter.

Elle et son marien parlaient beaucoup depuis quelque temps sans prendre de décision.

M. Chaumel attendait justement l'avis de son fils.

Ce fut lui qui parla.

11 dit qu'il ne voulait pas cloîtrer sa femme.

A sun âge, on aimait le monde, et il prétendait qu'elle y eût sa place.

Une soirée serait le meilleur moyen de provoquer les invitations.

Il fallait que Francis présidât à son vrganisation.

Celut-ei ne laissa pas voir à son père qu'il eut mieux fait d'attendre l'hiver prochain avant d'engager sa femme a ouvrir ses salons.

Il ne pouvait, devant cette dernière, risquer una allusion à leur union trop récente ; lui rapeler que toutle n:onde savait qu’il avait épousé une ouvrière.

1! pensa:* du reste, comme M. Chauinel, que les dieux de l'argent ont tcu-

jours des adortaeurs, et qu'on sacrifie, les yeux fermés, devant leur autel.

Mme Chaumel verrait chez elle assez wens pressés à l’encenser pour Se croire légale des grandes dames, dont beaucsup eussent jalousé sa beauté et ses millions.

Puis Francis, qui se grisait vite dans l'atmosphère du boudoir rouge.

Francis Chaumel eut pent-être ou blié Jacques de Labatière, si si bellemère ne lui eût demandé, une tois la conversation tarie sur ce projet d'üne soirée qui n'aurait lieu, du reste, qu'après le ler jauvier, une explication sur cette phrase prononcée entrant : “ [!

s’en est fallu de bien peu que je né pusse venir.”

— Mais oui, fit-il, de bien peu . Jngez plutôt.

êt il raconta la scène du Cercle, provoquée par le retour de Jacques de Labatière.

Ses deux auditeurs étaient suspendus à ses lèvres.

— Comment diable ! tit M. Chaumel !

Taverrier ne se trouvait-il pas là pour recevoir son ami /.. Toute cette histoire, et peut-être un malheur, eussent éte évités.

—Certes. .Moi-méme si j'étais entré à temps au Cercle, j'aurais sans doute prévenu ce funeste incident. Je ne sais pas ce qui a empêché Taverrier de se trouver à la gare St-Lazarre à l’awivle de son ami, une circonstance grave, évidemment, nous l’apprendrons biertôt..mais en attendant, voilà où en sont les choses .. Je suis, naturellement, le premier témoin de Labatière, et j'ai mission de lui tronver le seconil

.£n quittant le Cercle, j'ai envoyé une dépêche à Versailles ; si j= n'ai pas de réponse ce soir ou demain matin, c'est que Taverrier est abseut.. Je prends un ami qui a toujours comme moi, fortement douté de la culpabilité de ce pauvre garçon dans le drame qui a marqué le mariage de sa cousine.

mais peut-être est-il chez moi à mat.

tendre, pendant que je bavarde ici. .

ans

vu ]le- Va une L'asur ne

AiTE

pro - La-

dus

nel ?

our ùre,

été

ptré vute sais le se ivle ave, ei - | en elleière, onil voyË pas atin,

Je nie nlité qui sine.

n’at-

Au revoir, père, eu revoir, madame.

Ah! ça, tit M. Chaumel, quand ne m'appeleras-cu plus Jeanne Madame !

--Je né puis pourtant pas l'appeler maman, tit en riant Françis.

—C'est évident ! dit la jeune femme clant aussi.

— Vous avez raison tous les deux, grommeia M. Chaumel, et moi je suis une vieille bête!

—Oh! exclama Jeanne, qui en ce dioment mettait sa main dans celle de Francis.

—Tu n'es guëre parlementaire avec toi même, fit ce dernier en regardant sun père.

— C'est que je voudrais que tu saches bieu, que tu sois convaincu, que lun comme l'agtre, nous somines heureux tres heure, lorsque tu te suuviens de nous.

—Mais j'en suis convaincu, cher pere. Je t'en prie, dors sur tes deux oreiles.

—Plus de huit jours sans paraître! Avant il avait été quinze jours..Dans ces moments-là, Jeanne et moi, nous °n sommes à nous demander ce que nous avons pu te faire

—-Voyons, tu sais bien qu'un jeune homme a sou existence à lui fois accaparunte!

— Est-ce ton cas ?., Situt'es laissé prendre par deux de ces gritfes roses qui ne jâchent leur proie qu'a bon escieut c’est autre chose. ....,

—Ailons, reprit-il en s'adressant à son père, tu vas être coutent....Du inoment que vous avez besoin de moi, pour cette soirée, je viendrai souvent...

Comme toutes les fois que vous aurez besoin de moi ...Au revoir ; si je puis demain soir faire un saut jusqu'ici,pour vous renseigner sur les événements auxquels je vais mie trouver mêlé, je le fe rai .... Mais n’y comptez-pas, j'avral ces vingt-quatre heures trop remplies par des démarches de toutes sortes,pour répondre de rien : il est probable que vous ne me verrez qu'après le duel.

— Vous ne pourrez donc pas lempe-

cher, ce duei ? demanda Jeanne.

—Ni moi ni personne..Deux of:

ciers se sont insultés, is doivent -<e battre ; il n'y à rien à faire.

En finissant de parler, le jeune homne marchait vers la porte.

— Au revoir, répétat-il, en passant dans lantichambre, où le domestique lui décrocha son pardessus :

—Au revoir, et souviens-toi de ta promesse, lui cria son père.

Page 1