‹ La Maladie de BantiChapitre 16 sur 27 · LE À + RS · texte numérisé non relu

LE À + RS

Cesare Brucont a attribué ces hémorragies gastrointestinales et aussi celles des splénomégalies inflammatoires chroniques à une thrombophlébite portale primitive entraînant la distension de la rate, d’où la splénomégalie, et celle des vaisseaux gastriques, d’où la rupture de ces derniers et les hématémèses ; il appelle en conséquence, toutes ces splénomégalies : thrombophlébitiques primitives.

Mais on ne trouve généralement pas au cours des opérations sur ces splénomégalies la veine splénique épaissie et oblitéréeparun caillotou bien on nelatrouve telle que d’une façon exceptionnelle { fois sur 16, d’après la statistique de P. E. Werz et GRÉGOIRE. D’habitude, la veine splénique est seulement sinueuse et dilatée, grosse comme le pouce et sans caillot oblitérant l’endoveine, les veines de l’estomac et de l’intestin grêle étant normales.

On admet en France avec P. E. Werz, contrairement à l'opinion de Fruconi, que les hémorragies gastro-intestinales de la maladie de Banti, sont indépendantes de toute thrombophlébite primitive ; que l'élément mécanique, hypertension portale, n’y joue pas un rôle exclusif et que, sans doute, s’y associent les lésions vasculaires locales et des modifications de la crase sanguine.

De toutes ces causes, ce sont avant tout les causes locales qui présentent de beaucoup le plus d’intérêt pour expliquer la pathogénie de ces hémorragies.

Les uns, tels Krreper, Harvier, fondent leurs théories sur le phénomène de capillarité. Les autres

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