TRAITEMENT
Quand on a établi le diagnostic d’un syndrome splénique primitif le moyen le plus sûr d'obtenir une guérison, dans l’état actuel de la science, est l’ablation de la rate. Cette opération, cependant, en dépit des progrès de la technique chirurgicale, ne saurait être conseillée avant d’avoir procédé à une série de tentatives thérapeutiques, tentatives qui n’ont pas seulement le mérite d’être suffisantes dans les cas bénins pour maintenir un certain équilibre, mais qui ont encore celui d’asseoir parfois un diagnostic étiologique hésitant.
Nous verrons d’une part le traitement médical et nous étudierons par la suite, le traitement rationnel de la maladie de Banti : la splénectomie.
En présence d’nne splénomégalie, avec ou sans anémie, en présence d’un syndrome splénique hémorragipare, on doit toujours faire un traitement antipadéen d’épreuve. Ce traitement consiste à faire des injections intra-musculaires de 1 gramme à 1 gr. de quinine par jour, pendant 3 semaines ou Î mois. Et on a quelquefois la surprise de voir rétrocéder une splénomégalie que l’on n’osait plus mettre sur le compte du paludisme. Une chute régulière de la bili-
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binémie est l'indication formelle de poursuivre le traitement quinique.
En présence d’une splénomégalie qui ne fait pas sa preuve, et surtout chez les jeunes enfants, avec ou sans réaction de Wasserman dans le sang, on est autorisé à tenter un traitement antisyphilitique d’épreuve, traitement qui se réalise par des injections intraveineuses de cyanure de mercure, ou de série de bismuth.
S'il s’agit d’un enfant présentant une grosse rate, avec anémie et leucopénie, et venant de la région méditerranéenne, il est conseillé de lui administrer un traitement antimonial d'épreuves : 8 à 10 injections de 10 centigrammes de néostibosan dans 5 à 10 cc. de sérum glucosé par la voie intra-musculaire à intervalles de 2 à 3 jours, suffisent quelquefois à faire la preuve d’un Kala-Azar infantile.
Parfois c’est une splénomégalie qui ne fait pas sa preuve et qui présente les signes habituels d’un syndrome de Banti. Nanta conseille alors d’instituer un traitement ioduré qui aurait à ses yeux la signification d’un traitement antimycosique. Les Italiens emploient depuis longtemps déjà cette médication au cours des splénomégalies paludéennes résistant au traitement quinique. On se sert en général, de la solution de Lugol donnée à doses croissantes, en commençant par 20 gouttes par jour, pour atteindre 50 et 100 gouttes.
Citons les médications anti-parasitaires telles que le thymol ou l’hémétique, s’il s’agit de spénomégalie en