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en rapport avec une infestation par des parasites intestinaux : trichocéphales ou schistosomia-mansoni.
On à préconisé aussi, dans le purpura hémorragique et l’ictère hémolytique, des injections d’adrénaline comme moyens d'améliorations. On comprendra que dans des cas ou la fonction réservoir est abolie, comme dans la maladie de Banti, l’action de l’adrénaline ne puisse avoir aucun effet thérapeutique.
La radiothérapie dens les syndromes de Banti, aussi bien que dans les splénomégalies primitives et les splénomégalies inflammatoires, n’a aucune action. Dans notre observation n° 2, un traitement par les rayons a été institué, cependant, qui a fait disparaître en partie les hémorragies. Notons, à ce propos, qu’on ne doit jamais faire de séances de radiothérapie sur la région splénique, sans prendre la précaution de vérifier après chaque séance la formule sanguine, afin d'éviter une chute brusque des globules blancs et parfois de véritables syndromes agranulocytaires (N. Fressineer et Laur).
Le traitement ferrigineux, à la dose quotidienne de 0, gr. 20 de protoxalate de fer, et surtout la cure de Whipple, pourront dans certains cas rendre des services éminents.
Employée couramment dans l’anémie de BrERMER, et d’une façon très efficace, la méthode de Wuiprre consiste on le sait, dans l’ingestion de foie de veau cru ou d’extrait de ce foie. Le trait caractéristique de * l’action de ce médicament est l’élévation brusque du chiffre des réticulocytes ; ajoutons encore, la chute de
la bilirubinémie indirecte et l’élévation de la cholestérolémie.
Associée au fer, cette médication est d’un secours incontestable dans la maladie de Banti, au lendemain surtout des hémorragies vis cérales qui compliquent ce syndrome. Ces hémorragies pourront être enrayées aussi par la transfusion de sang, d’un usage actuellement courant. Ces transfusions modérément abondantes (de 300 à 500 cm°) permettent de procurer un secours immédiat à un organisme affaibli et d’être aussi un traitement rationnel pré et post-opératoire.
Avant d'aborder le côté chirurgical, citons encore, parmi la chirurgie conservatrice de la rate, la higature de l’artère splénique comme premier temps d’une splénectomie ; ligature qui d’après tous les auteurs est formellement contre-indiquée dans les cas de la maladie de Banti.
La splénopexie, pronée par Rossr et Scarassr dans le but de créer des adhérences entre la rate et les organes voisins et par ce moyen de dériver ainsi dans la veine cave une circulation entravée du côté de la veine porte, a en quelques succès enregistrés. Mais le traitement logique et le seul efficace, à condi-
tion qu'il soit fait dans la première période de la maladie, se trouve être dans la splénectomie.
Traitement chirurgical
Nous étudierons maintenant les indications et contre-indications posées par certains auteurs pour
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le traitement chirurgical. Nous verrons par la suite les résultats de cette opération.
19 Indications : Pour Mme BERTRAND-FONTAINE, les splénomégalies isolées doivent être opérées, surtout s’il existe un syndrome hémorragipare avec splénomégalie, ce qui est par essence le cas de la maladie de Banti.
Cependant, Mme BEerTRAND-FOoNTAINE remarque qu'il faut craindre dans le syndrome hémorragique existence de thrombo-phlébite, en raison des dangers opératoires qu’elle offre.
En résumé, quelle que soit la cause d’un anémie splénique proprement dite ; splénomégalie hémolytique, syndrome de Banti, l’indication de la splénectomie paraît formelle.
À quelle date la splénectomie doit-elle se faire ? Autant que possible à la première période de la maladie. Une anémie modérée, une leucopénie avec plaquettopénies sont les conditions favorables d’une intervention. Lorsque au contraire, le chiffre des plaquettes est élevé, RosenTHar, EWENS craignent que les accidents de thrombose pourraient suivre l’intervention.
Quand une hématémèse survient au cours d’un syndrome de Banti, avant toute complication hépatique, la splénectomie entraîne, en général, la guérison définitive de ces hémorragies. Mais quand cette affection s'accompagne déjà de retentissement hépatique, le problème devient plus délicat, 1l ÿ a là une question d'opportunité ; il faut s’occuper de l’état
Eugène Bonamy. 5
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général du sujet : faire les épreuves fonctionnelles du foie : le rose Bengale, l'épreuve de galactosurie provoquée ; l'épreuve de glycémie et de glycosurie alimentaires. Si ces épreuves sont favorables, on peut tenter l’intervention. BeNHAmou a coutume, dans ce cas, de mesurer le taux des albumines sanguines ainsi que le rapport sérine-globuline.
P. Emrre-Weaiz et CaevazLier font une injection sous-cutanée d’adrénaline avant la splénectomie dans le but d’éviter des hémorragies.
20 Contre-indications. Les contre-imdications sont
tirées essentiellement de l’état du sang et de l’état
du foie.
Une anémie au-dessous de 1 million de globules rouges est une contre-indication au moins provisoire de tout acte opératoire. Un traitement hémopoïétique des transfusions moyennes répétées devront d’abord y parer avant de recourir à l’autre opération.
Mais les leucopénies, même extrêmes, que l’on trouve assez souvent dans un Banti vrai, donne parfois les meilleurs résultats.
Par contre, toute formule leucocytaire myéloïde, en faveur d’une subleucémie, est en règle général, une contre-indication formelle à l’opération, d’où l’intérêt de faire systématiquement une épreuve à l’adrénaline qui étale le tableau sanguin, et même un splénogramme.
Les hyperplaquettoses sont aussi une contre-indication (Rosentnaz, Ewens).
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L'état du foie est capital à étudier au point de vue