PQ RE
Cette variété d'épithélioma, bien distincte, comme nous: l'avons vu, des autres épithéliomas des muqueuses, tant par son mode de développement en deux temps (stades précancéreux et cancéreux) que par son. évolution clinique et so interprétation cytophysiologique, permet de mieux saisir les processus endocellulaires; comme d’ailleurs le cancer cutané des dyskératoses que ce soit Paget ou Bowen, auquel toutes les déductions qui vont suivre peuvent également s'appliquer.
C’est, en tout cas, l'unique et modeste but que nous nous sommes proposés, dans les quelques lignes de ce chapitre qui va nous remémorer la question, non résolue hélas ! de la Pathogénie du cancer.
Si nous envisageons tout d’abord, un instant les dyskéra-
toses décrites jusqu'alors sur la peau, nous sommes déjà
frappés de ce fait que la dyskératose folliculaire végétante de
Darier, elle, n’évolue pamais en cancer ou, plus exactement. si certains auteurs, Bellini, Pinkus avec Darier y ont signalé des proliférations de nature épithéliomateuse, l’évolution maligne vraie en est encore inconnue. Nous nous garderons bien d’en expliquer la cause: cependant, de nombreux dématologues ne la considèrent pas moins comrhe un dysembryvome cutané.
Les deux autres variétés de dyskératose, celles de Paget et de Bowen sont au cont:aire éminemment précancéreuses.
Or, comment tenter d'expliquer l'histogenèse dans ces cas et, de plus, comment la lésion passe-t-elle de l’état précancéreux initial à l’état de néoplasie maligne constituée ?
C'est là, il est vrai, le problème le plus délicat de toute la question du cancer et qui se pose, d’ailleurs, pour tous les
états précancéreux, quels qu’ils soient.
L k ! À PAT 4 Rd L * C 2 DU)
ES
Mais nous voulons simplement esquisser différentes concèp- ce
dés TR
tiens auxquelles il a donné lieu en les rapportant à notre sujet RENE di
uniquement (cancer des dyskératoses). VISE Le Æ | Nous rappellerons tout d'abord la conception de Darier qui 4 | compare les dyskératoses aux malformations de l'ordre des
E : nœvi (ce seraient des nœvi tardifs). Reprtnons ses propres termes : ! 1
/ 4 4 ! 2 s * EN
« Les trois cancers, celui de Paget, celui de Bowen et les re bre Nœvocarcinomes ont, non seulement une structure très 6 de analogue et un mode de développement à peu près pareil, mais encore une évolution presque identique. Ces trois tumeurs malignes constituent donc un groupe naturel de Re cancers de la peau, bien distincts des autres épithéliomes
> cutanés et, dans ce groupe, l’origine dysembryonnaire du : cancer est évidente. »
Il est bien certain que ces trois affections ont des caractères communs qui les réunissent et, en même temps, les séparent | toutes trois des autres néoformations à point de -départ EYE épidermique. : FU
Elles ont une évolution clinique très analogue ; elles accusent des altérations cellulaires de même nature, une dyskératose avec plus où moins de « segrégation » suivant l'expression de Darier, phénomène par lequel certaines A, cellules se trouvent disjointes, isolées de leurs congénères, peuvent même constituer quelquefois des Hétérotopies cellulaires.
Néanmoins ces trois affections ne sont pas identiques et, dans chacune d'elles, on peut retrouver des caractères cytolo-
giques différents et c’est ainsi, par exemple, entre autres
5 Richon