‹ La maladie de KienbockChapitre 7 sur 8 · ÉTUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ÉTUDE CLINIQUE

A symptomatologie de la maladie de Kienbôck est généralement si fruste, si atypique, que seule l'exploration radiologique en permet l'identification.

Le malade, qui conserve un état général indemne, se plaint d’une raideur douloureuse d’un poignet ; les mouvements actifs sont limités, douloureux, en particulier lorsqu'il s’agit de frapper ou de serrer. Ces troubles sont déjà plus ou moins anciens, et sont parfois rattachés spontanément par le malade à un traumatisme violent: chute sur la main, faux mouvement avec hyperextension forcée, retour de manivelle. Le choc a pu être assez violent, pour nécessiter une invalidité temporaire. Chez d’autres malades, il faut rappeler les souvenirs, multiplier les questions pour retrouver un traumastisme passé inaperçu. Mais, dans un certain nombre de cas, il n’y a pas eu de traumatisme, el rien dans les occupaiions professionnelles du sujet ne permet d’imputer l'affection à un traumatisme franc, ni même à un microtraumatisme répété. Nous reviendrons d’ailleurs sur ce point au chapitre de l’étiologie.

Les antécédents personnels et héréditaires sont nuls, l'examen général est négatif.

Au niveau de l'articulation douloureuse, on peut trouver un “certain degré d’œdème qui noye les reliefs osseux, en particulier la styloïde radiale. Les téguments demeurent normaux, sans rougeur ; il n'y a ni empâtement articulaire et péri-articulaire, ni hydarthrose. Le diamètre antéro-postérieur de l'articulation, le bi-styloïdién, sont augmentés. Le poignet dans l'axe du troisième métacarpien peut être diminué de hauteur. NapauD a décrit, au niveau de la première rangée du carpe, une proéminence empiélant sur l’interligne radio-lunaire et sur le semilunaire ; au niveau de ce dernier, la pression peut provoquer de

sur. ddueh on La Sn est a e Les troubles fonctionnels affectent tous les. degrés de

La douleur est provoquée, ou sponante ce !

marquant pas de paroxysmes réguliers. Tous les mouvements actifs et passifs sont douloureux. | LE

Si on la laisse évoluer, la maladie de Kienbôck. aboutit, tot ou tard, après des rémissions plus ou moins prolongées, à un blocage total de l'articulation, à une impotence complète. « Le semi-lunaire désorganise le jeu articulaire » (CHAUVENET), et les”

: autres os du carpe peuvent secondairement s’altérer.

Dans d’autres cas, l'évolution spontanée se fait vers la guérison. Tel a été le cas n° III de CHAUVENET; Cohen une. «Jlunarite bilatérale » :

Un homme de 20 ans, sans antécédents personnels ni hérédi- = taires, ressent, à la suite d'efforts (vendanges) sans traumatisme une gêne fonctionnelle du poignet droit, indolore au repos, mais douloureuse aux mouvements de préhension et de rotation. Six mois après le débnt de ces troubles, l'examen révèle de … nombreux craquements articulaires à la mobilisation du poignet droit, une diminution des mouvements d'extension et de flexion, une douleur de la flexion-extension, tandis que la supination et la prosupination demeurent normales. Le poignet est légèrement œdématié, avec un point douloureux dans la région du semi-lunaire. Pas de chaleur locale, pas de ganglions sus-épitro-

chléens, pas de fièvre.

Les clichés montrent un semi-lunaire aplati et décalcifié, fissuré à sa partie supéro-externe, le poignet gauche est normal. Le diagnostic de semi-lunarite droite s'impose. L'état reste stationnaire. Puis, à l'occasion des mêmes efforts un an plus tard, les mêmes troubles apparaissent à gauche. L'ankylose ee reuse reste stationnaire. |

Revu trois ans après l'apparition “ la semi-lunarite droite, le falade ne souffre qu'aux mouvements passifs, avec un point

de traumatisme reconnu aù cours du + a microtraumatismes répétés, C est une maladie professionnelle, En l'absence des traumatismes reconnus, c- ‘est une mala- | die générale. e ;

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