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PÉRIODE DE RÉGRESSION. -- Après deux ou trois semaines de traitement, le malade, qui était abattu, affaissé, peut se lever et commence à marcher, d'abord avee un aide, ensuite seul. La somnolence reste cependant assez accusée, mais, peu à peu, elle fait place à un état moins torpide. Le pouls se ralentit : il tombe de 130 ou 120 à 100 ou 80. L’engorgement ganglionnaire diminue, le malade engraisse, ce que l'on constate par l’augmentation de son poids. Les forces reviennent tout à fait, et le sujet peut, sans fatigue, faire quelques promenades. L'appétit redevient normal, les vomissements s’arrêtent.
Les phénomènes cutanés s'’améliorent. Dans Je liquide céphalo-rachidien et dans le sang, le nombre de trypanosomes diminue ; puis les parasites disparaissent complètement, à tel point que le liquide cérébro-spinal ou le sang inoculé au cobaÿe, ne produit pas l'infection chez cet animal qui est cependant très réceptif.
En même temps, le nombre de obules rouges augmente et l’anémie disparaît.
Le malade, après plusieurs séries d’injections, peut reprendre ses occupations habituelles.
Formes cliniques et complications. — La maladie n’évolue pas toujours avec une symptomatologie pareille : elle peut affecter des formes cliniques variées. D'abord on peut avoir affaire à une forme bénigne, se caractérisant par de la faiblesse musculaire, quelques douleurs et de l’adénopathie cervicale. Elle peut durer longtemps sans jamais s’aggraver ; elle ne constitue donc pas une phase de début. La forme grave se caractérise par du tremblement, de l’asthénie, des troubles psychiques, de l’incontinence d'urine.
Parfois peuvent dominer des phénomènes d’excitation, le délire, les crises épileptiformes. Le docteur Brumpt a signalé
an cas ayant débuté par accès de manie aiguë avec impulsions homicides, MM. Martin et Guillain ont dernièrement communiqué à la Société Médicale des Hôpitaux, une observation dans laquelle on note plus spécialement des symptômes médullaires et spinaux, tels que amyotrophie considérable, paraplégie avec troubles divers de la sensibilité. Van Campenhout à observé un cas dans lequel la somnolence faisait défaut, malgré qu'il y eût des trypanosomes dans le suc ganglionnaire.
Souvent, du fait d'une complication, la maladie paraît évoluer avec une symptomatologie prédominante du côté d'un appareil déterminé, cardiaque, respiratoire, etc. Les complieations les plus fréquentes sont la larvngite, la broncho-pneumonie, la congestion et l'æœdème pulmonaire.
On peut encore observer des associations parasitaires qui peuvent donner leu à des accidents particuliers, La Filaria perstans notamment est si fréquente dans les cas de maladie du sommeil, que Manson en avait fait l’agent de l’infecüon, et L. Martin a publié trois observations dans lesquelles les filaires (diurna ou perstans), ont été trouvées. Koch a, à son tour, rencontré la perstans dans nombre de cas chez ses malades.
L’'hématozoaire de Laveran coexiste fréquemment lui aussi avec le trypanosome. Koch a retrouvé également dans 14 cas des parasites de la fièvre récurrente. Ces parasites peuvent ou non donner lieu aux symptômes de la maladie dont ils sont spécifiques.
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