IV. — La splénomégalie
L'examen clinique met en évidence d’une manière presque constante la splénomégalie. Rappelons que la première communication de Minkowski présentait l'affection sous le titre même de : ictère chronique splénomégalique.
L’hypertrophie de la rate affecte d’ailleurs des degrés divers. Seulement percutable chez certains malades, elle est chez d’autres facilement palpable. Elle atteint même dans la majorité des cas un volume considérable descendant dans la fosse iliaque et déformant l’abdomen. Dans son ensembie, elle ne subit pas de déformation, on la sent lisse, de consistance élastique ; elle est indolore entre les poussées. En effet, elle suit de près dans son volume les variations évolutives de l’ictère et de l’anémie et c’est après les crises qu’on la sent le mieux, plus large, plus ferme et plus tendue.
Les cas ne manquent pas cependant où on a fait le diagnostic d’ictère hémolytique sans grosse rate (30 % des cas pour Benjamin et Sluka). (Notre Obs. III, Théodosie F.). Peut-être faut-il alors accuser dans