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rouges, incident obligeant à différer la splénectomie de quinze jours. Celle-ci faite ensuite, mais cette fois sans transfusion préalable, a eu le cours et les suites les plus normaux.
Comme l’ont montré MM. P. Emile Weill et Lamy: il est vraisemblable que ces accidents s'expliquent par l’agglutination et l’hémolyse des hématies du receveur, par le plasma du donneur, malgré l’emploi des donneurs dits « universels » du groupe IV.
Théoriquement, la dilution du plasma injecté dans le système vasculaire du transfusé suffit à éviter tout risque d’agglutination. Certains plasma possèdent cependant un taux d’agglutinines très élevé, d’où risque d'accidents, particulièrement grand quand le transfusé est porteur d’une tare sanguine comme c’est le cas dans la maladie hémolytique.
Il faut donc savoir ne pas prescrire à la légère les transfusions chez les malades en état d’anémie. D'autre part, on ne prescrira pas de transfusions massives ; on recherchera un donneur du même groupe que le malade. On pourra aussi, au cours de l’intervention, exprimer le sang de la rate du malade et le réintégrer dans sa circulation par voie intra-veineuse suivant la méthode américaine.
83° PROPHYLAXIE. — Du point de vue prophylactique, rien ne peut être fait pour empêcher l’apparition de la maladie. Dans la descendance d’un sujet atteint, la tare frappe immanquablement un sujet sur deux. Par contre, tout danger est écarté pour les enfants
des sujets épargnés. il faudrait donc, pour que la maladie s’éteigne, que les malades meurent sans descendance, ce qui ne peut être que le fait du hasard et non de mesures systématiques.
En pratique, cependant, un médecin consulté pourra déconseiller le mariage à tout sujet atteint de maladie
hémolytique.