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guine en permettent le diagnostic, mais on sait qu’il existe des formes leucémiques ou subleucémiques tout aussi bien de la ieucémie lymphoïde que de la leucémie myéloïde. Ces cas sont embarrassants, car la leucocytose y reste normale, l’anémie est légère, on retrouve de l’anisocytose, et surtout dans la leucémie myéloïde, la forme sanguine « bigarrée >» peut en imposer pour une formule normale comme celle de la maladie hémolytique.
Il faut rappeler là encore la valeur capitale de la ponction sternale. Jamais on ne retrouve dans les leucémies de poussée érythroblastique surajoutée à un myélogramme par ailleurs normal.
Le diagnostic peut encore se poser avec l’anémie splénique accompagnée de myélémie. Rappelons que dans cette dernière, il y a une leucocytose modérée, ‘une polynucléose avec myélocytose neutrophile et une grande abondance d’hématies nucléées dans le sang circulant.
Mais le diagnostic le plus difficile peut-être est celui qui se pose avec la maladie de Banti.
On sait que cette affection, au cadre si vaste et d’ailleurs bien mal déterminé: a été décrite comme évoluant en trois phases : une phase de grosse rate avec anémie et leucopénie ou phase d’anémie splénique, une phase de troubles digestifs pendant laquelle peuvent apparaître des hématémèses ; eulin une phase de cirrhose avec ascite.
C’est au cours de Ia première phase que le diagnostic pourrait se poser : l’affection apparaît chez des
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sujets jeunes, la splénomégalie est considérable, l’ictère d'intensité variable, le caractère familial peut exister, aucune étiologie n’est apparente et la splénectomie a les mêmes effets heureux que dans la maladie hémolytique.
Mais cette dernière n’évolue jamais en trois phases, ne s'accompagne ni d’hématémèses, ni d’albuminurie, ni de leucopénie. Il n’est pas jusqu’à la splénectomie qui ne fournisse un élément de diagnostic différentiel entire les deux affections : les rates de la maladie de Banii présentent une Capsule épaissie et de la fibroadénie.
La plus grosse objection cependant que l’on puisse faire à ce dernier diagnostic, et qui peut être en ellemême suffisante pour permettre de ne pas s’y attarder, c’est que la maladie de Banti semble plus correspondre à un syndrome d’atiente, groupant des faits très disparates, qu’à une affection vraïe. Ce syndrome est sans cesse démembré au profit de maladies qui acquièrent une individualité propre, telle la forme “hépatique de la dégénérescence hépatolenticulaire de Wilson, telle l’anémie splénique elle-même qui n’est certainement qu’un aspect de la maladie hémolytique. En un mot, la maladie de Banti serait inexistante. Et certains auteurs, Naegeli entre autres, n’en ont jamais rencontré.
Citons encore quelques autres diagnostics possibles de grosse rate :
La splénomégalie palustre, dans les pays d’endémie chronique paludéenne, où la phase chronique a été
précédée d’antécédents nets, où il a plus cachexie terreuse que subictère, où les petites poussées fébriles cèdent bien à la quinine.
Les exceptionnelles mycoses de la rate dont la base histologique est, comme nous l’avons vu, des plus discutée, et se confondrait avec certains aspects retrouvés dans la maladie hémolytique.
Il ne se pose pas avec l’érythrémie de Vaquez qui a des stigmates cliniques hématologiques tout à fait caractéristiques. Son intérêt doctrinal est de s’opposer presque point par point par sa physio-pathologie à la maladie hémolytique. On peut en effet la considérer comme due à un mécanisme d’hyposplénie où l’an.oindrissement des deux fonctions essentielles àe la rate : empêchante de la formation des globules rouges et destructrice des globules rouges, amène une polyglobulie considérable.
Les tumeurs de la rate, hydatiques, tuberculeuses ou syphilitiques, qui sont des diagnostics d'exception, ne méritent qu’une simple mention.
Par contre, chez l'enfant, le diagnostic de la splénomégalie se présente avec une complexité particulière.
La leucémie chronique est plus rare que chez l’adulte, cependant le diagnostic a pu se poser (obs. IX). Il se pose surtout avec la leucémie aiguë ou plutôt les leucoses aiguës aleucémiques.
C’est alors qu’un subictère léger ou passager, le caractère familial retrouvé par linterrogatoire, font faire le diagnostic.