‹ La Maladie Hemolytique Travail Du Service Du Professeur Robert DebreChapitre 39 sur 62 · ROSE · texte numérisé non relu

ROSE

avoir été totalement bien portante jusqu’à l’âge de 22 ans, date à laquelle sa grosse rate et un ictère s'étaient révélés brusquement. Or, il apparut finalement que son enfance avait été troublée par des crises abdominales fréquentes apparaissant de manière inattendue, que la forme quelque peu étrange de sa tête avait frappé son entourage. Il est bien possible que sa maladie hémolytique eut été apparente pour un observateur averti dès sa petite enfance. Enfin, dernier argument, elle a transmis à son enfant une tare qui est bien héréditaire.

On peut de même commettre facilement une autre erreur et prendre pour cause des symptômes d’hémolyse ce qui n’est qu’une cause occasionnelle de leur première apparition. Et si nous supposons que notre malade de l’observation IX a bien présenté à l’âge de 20 ans une fièvre typhoiïde, celle-ci, loin de provoquer un ictère hémolytique acquis, n’a fait que révéler une maladie hémolytique congénitale.

L'existence des formes latentes découvertes par un examen systématique (Jacqueline M... obs. IV) est encore un argument en faveur de notre conception.

Un fait nous paraît cependant à retenir : c’est la plus grande proportion chez la femme ou plus généralement dans le sexe féminin de crises anémiques brusques et particulièrement graves.

Est-ce à dire que nous contestions la réalité de l’ictère hémolytique acquis, non, mais c’est un diagnostic qu’il ne faut porter qu'après s’être entouré des garanties que peuvent fournir un interrogatoire minutieux, .et l’examen systématique des autres membres de la famille.

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