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— Tiens, tiens, PE P’arisel, elle croit que c’est François,
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— Le médecin, qui 22 nu, continua la servante, à dit que le cou avait été serré tris-fort, et i! piait que c’est de ça que le maître est mort.
Parisel, de livide 23! était, devint vert.
— Mais ce qui est heureux, reprit Gertrude, c'est que Jacques Mellier na Pas reconnu François. On ne sait rien, on ne saura rieri,
— Hein, vous dites qu'on ne sait rien !
— Oui, François peut être trauquille, on ne le soupçonne même pas. On ne saura rien. Dès le matin, j'ai eu soin de pousser le verrou de la porte, de sorte qu'on ne peut même pas dire comment on a pu entrer dans la ferme. Avant de mourir, Jacques Mellier à raconté qu'un homme était entré dans sa chambre et avait voulu le voler : mais il n'a pas pu dire qui c'était,
— Et Blanche ? Et Blanche !
— La demoiselle dormait. E!le s’est réveillée en entendant jeter un cri ; mais, pendant qu’elle mettait quelque chose sur elle et qu’elle allumait sa lumpe, François a eu le temps de se sauver ; elle nu rien vu.
FE — C'est drôle, se dit Parisel, est-ce que François... Allons, il a eu peur, il n'a pas osé... il a entendu le bruit de la lutte dans la chambre de Mellier et il s’est enfui au lieu de venir à mon aide. Au fait, il a peut-être eu raison...
Il croit que je me suis laissé pincer ; cela explique pourquoi il n’est pas re. venu à Artemont : il se cache.
Gertrude poursuivit :
— C'est:la demoiselle qui a répondu aux gendarmes...
— Les gendarmes ! s'écria Parisel avec terreur.
— Oui, ils ont su Par le maire de Frémicourt ce qui s'est passé à la ferme et ils sont venus faire une enquête.
— Alors?
— Du moment que la demoiseile ne sait rien, elle n'x pu leur rien dire : ils s'en sont retournés comme ils étaient venus, Ils peuvent chercher tant qu’ils voudront, ils ne trouveront pas. Il n’y à que moi qui sais, et ce n’est pas Gertrude qui dénoncera François. Monsieur Parisel, le maître n’a pas eu le temps de faire son testament, vous êtes l'héritier du Seuillon.
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Parisel éprouvasun vif saisissement de joie, scs yeux pétillèrent, il se redressa ea respirant bruyamment,
Le misérable, tout étourdi, semblait avoir déjà oublié ses crimes. :
— Jacques Méllier est mort ! s'écriat-il d’une voix frémissante, à moi le Seuillon, à moi sa fortune !
Après avoir réfléchi un instant il reprit
Rien à craindre, nou, ren à eraindre : B'ancke it rien, Mellier nr accusé personne... tout va bien... Décidément, François avait raison, le dia ble nous protège ! Ah ! il y a Rouvenat ! Est-il revenu !
— Oui, .
— [Il devinera, lui, mais il sere, forcé de se taire, d’ailleurs, quand même il nous accuserait, il faut des preuves, il n'y en a pas, il n'y en a pas... Le Seuillon est a moi!
Et un rire sec, nerveux, éclatu entre ses lèvres.
1 avait dans le regard l'orgueil du trionphe... ;
— Vous direz tout cela a François, n'est-ce pas, monsieur Parisel? reprit la servante,
— Je n'y manquerai pas.
— Maintenant, que vous voilà tranquillisés tous les deux, je suis contente.
— Vous êtes une bonne fille, Gertrude, j» n'oublierai pas votre dévouement.
La servante baissa la tête d'un air modeste, et, touten chiffonnant la frange de son fichu :
— Monsieur Parisel, titelle, vous savez ce que François m'a, promis ?
— Non, je ne sais pas ; qu'est ce qu'il vous à promis, ma chère Gertrude ?
— Que je serais sa femme, monsieur Parisel,
Pari-el eut un sourire plein d'ironie, Mais il se garda ‘bien d'enlever à l'espionne de son fils sa douce illusion.
— Ca, dit-il, c'est une affaire entre vous et François, vous vous entendrez ensemble,
— Monsieur Parisel, vous ne mettrez pas empêchement ?!...
— À quoi?
— À notre mariage.
— Par exemple, mo, contrarier mon fils ! Allons done, vons n'y pensez pas, Gertrude.
— Ah! monsieur Parisel, ah! monsieur Parisel! balbutia la servante qui suffoquait.
— Voilà le jour qui commence à poindre, reprit Parisel ; ma chère Gertrude, vous allez vite retourner au Seuillon, car il ne faut pas qu’on sache que vous avez été absente une partie de la nuit. Vous vous mettrez a l'ouvrage comme à l'ordinaire, et comme toujours vous écouterez tout ce qu’on dira sans souffler mot. Gertrude, je vous recomnminande une extrême prudence,
— Soyez tranquiile, monsieur Parisel, je suis plus fine qu’on ne le croit.
-- Vous nous en avez donné plus d’une preuve, Gertrude. Je vais me prépa: rer pour assister à l'enterrement de mon cher cousin Jacques Mellier : tantôt, Gertrude, nous nous reverrons au Seuillon.
Le jour venait, en effet, du côté du levant, le ciel prenait une teinte d’opaie.
Parisel et Gertrude se séparèrent.
— Je n'ai que le temps juste de faire le chemin, se dit cette dernière ; mais j'ai eu la précaution, hier soir, de porter mes sapines, (sorte de récipient en bois ou en zinc) dans l'écurie ; je pourrai, tout en arrivant, et sans avoir besoin d'entrer à la ferme, me mettre à traire mes vaches.