‹ La malédiction d'un père [microforme]Chapitre 34 sur 109 · VIII—CONTRE-ENQUÊTE · texte numérisé non relu

VIII—CONTRE-ENQUÊTE

Le sixème jour après l'entretien des deux amis, M. Dumoulin, de retour de son voyage dans la Haute-Saône, arrivait chez le comte de Buss:ères pour lui rendre compte de la mission dont il l'avait chargé dans l'intérêt de Jean Renaud,

--Mon cher comte, je crois pouvoir affirmer que ton protégé est innocent,

Telles furent ses premières paroles, — Ah! ftt M. de Bussières, il y a longtemps que je n'ai éprouvé une aussi agréable émotion.

— Mais ce n'est pas dans le dossier des archives du parquet de Vesoul, lequel à été complaisamment mis à ma disposition, que j'ai puisé cette conviction. J'y ai trouvé une procédure parfaitement claire où la culpabilité de Jean Renaud est démontrée, au contraire, d'une façon à ne laisser aucun doute. Il n'y a de vague et d’hésitant que la recherche du mobile du crime, eur il n'a pu être prouvé suflisamment que l'assassin voulait voler sa victime,

Cela ne me satisfaisant point, il me fallait autre chose : des renseignements

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LA MALÉDICTION D'UN PÈRE 107 précis sur l'existence et les habitudes du cond déjà à me rendre à Frémicourt où le forfait meurait Jean Renaud, lorsque dans le volumineux dossier de l'affaire, qui ne contient pas moins de cent cinquante pièces, J'en trouvai deux signées Geof- Îroy, juge de paix, Ce nom me frappa. J interregeai mes souvenirs, et je me appelai avoir connu autrefois, à l'école de droit, un étudiant qui portait ce nom.

Était-ce le même? Ma mémoire, si tidéle qu'elie fût, ne pouvait résoudre cette question,

Je w'informai aupres du greflie i'aider dans mes recherches,

anné avant le crime, Je songeais a été commis et à Civry, où de-

"que Île procureur impérial avait chargé de

M Geoffroy existe encore, ine dit-il, mais, depuis une dizaine d'années, il n'exe ce que je peux vous dire, c'est quil est lic qu'il à fait ses études. En ce qui concerue l'affaire Jean Renaud, Je suis sûr qu'il peut vous donner de précieux renseignements, car ilest un des magistrats qui l'ont instruite : de plus, il connaissait particulièrement le criminel.”

Le lendemain, mon cher Comte, j'étais à Saint-[run, chez l'ancien juge de paix. C'était bien l'étudiant mon ancien camarade, Nous nous reconnûmes : je n'ai pas besoin de te dire comment je fus accueillis et fêté,

Ne voulant point cui faire connaître le véritable but de mon vo moins encore Jui laisser deviner ton projet, je lui dis que, travaillant à un ouvrage considérable : Les Aunutrs Jutieiuires de Prune, j'avais l'intention,

à côté de procès criminels plus retentissants, sans doute, de placer celui de Jean Renau !.

il demeure toujours à Naint-Jrun :

rce plus les fonctions de Juge de paix ; encié en droit et que c’est à Paris

ace, et

Et vous avez raison, me dit-il vivement :

de bruit au-delà du département, à les causes fameuses : Papavoine, I Hiann, etc,

— Vous avez beaucoup connu Jean Re

— Oui, je le connaissais : Je dir

car cette affaire, qui a fait si peu Peut-être plus de droit à In célébrité que

ifarve, Bocarmé, Fualdés, Dumolard, Trop-

naud, n'a-t-on dit ?

ai plus, je l'estimais.

— Etes-vous bien CON VaIneu qu'il était coupable ?

— Assurément,

— Pensez-vous évalement qu'il St Victime ?

L'ancien juge de paix sccoua la tête.

— Non, me répondit il, Jean Renaud est voleur !

ait commis le crime pour dépouiller ensuite

UN assassin, mais ce n'est pas un

Cet événement, dans lequel j'ai eu mon rôle, Suivit-il, date déjà de longtemps, mais Jy comprendre ni admettre que cet homme honnête, probe et même bon, fût de. venu subitement un misérable assassin, Je cherchai e Renaud n'avait été que l'instrument d'un autre,

Ici, j'ouvris bien grandes mes deux oreilles, et je vais te faire le résumé de l'étrange histoire que me raconta l'encien Juge de paix Geoffroy.

— Sur le territoire de là commune de Frémicourt il existe une ferme très. importante qui porte le nom de Neuillon, Elle est encore exploitée aujourd'hui, comme il ÿ à vingt ans, PAF S0n propriétaire, un homme fort riche, dit on, qui s'appelle Jacques Mellier! Or, &e Jacques Mellier avait une fille unique qui à disparu ie jour même ou le lendemain du crane et dont on n'a plus entendu parler depui:, Cela pourrait n'être qu'une coïncidence singulière, sans aucun rapport direct avec le crime, Muis considérant que la victime n'était pas du

fort modeste, d'ailleurs, pour.

ai pensé souvent : Je ne pouvais

t je découvris que Jean

Ps DÉCRET

Lader

pays, qu'elle était restée inconnue, que rien ne Justifiait sa présence à Saint- [run depuis deux mois et moins encore sur le domaine du Seuillon à l'heure de la nuit où elle avait été frappée, l'ancien juge de paix en conclut que cet homme était l'amant de la demoiselle Mellier.

Le père de celle-ci étant un homme emporté, violent, il veut naturellement venger son honneur. On voit venir le crime.

Mais Jacques Mellier n'agira pas lui-même. Ty à à Civry un brave homme du nom de Jean Renaud ; c'est ce malheureux à qui il a autrefois sauvé la vie, à qui il a rendu encore d'autres services, qu'il va charger de le débarrasser de ce jeune homme inconnu dont il à juré la mort.

En effet, la victime à été frappée par une balle du fusil de Jean Renaud qui, le jour même, était allé chasser le loup. Jean Renaud est arrêté : il à eté absent de son domicile pendaut vingt-quatre heures, et, à partir d’une certaine heure de la nuit, il refuse absolument d indiquer l'emploi de son temps. On l'a vu à Naint-Irun, à deux lieues du théâtre du crime, sortir de l'auberge où demeurait la victime ; il l'avoue ; mais quand on lui demande ce qu'il est allé faire à Saint-Irun au milieu de la nuit, il continue à garder le silence, Et il ne parlera pas, car il ne veut point livrer le nom de son complice,

Certes, ce n'est pas pour voler que Jean Renaud court à Saint-Trun après le crime, il y va pour détruire tous les papiers qui pourraient mettre la justice sur la trace de l'instigateur du crime, particulierement les lettres que la demoiselle Mellier a dû écrire à son amant, Une assez grande quantité de cendres de papiers brûlés qu'on trouve dans la cheminée, atteste qu'il y à eu hécatombe de pieces plus où moins compromettantes,

Jean Renaud est condamné, il prend la route du bagne. Sa femme meurt d: chagrin en mettant une petite tille au monde. Que devient l’orpheline ? Elle est recueillie par Jacques Mellier et remplace d'une façon absolue sa fille dis: parue. Fest à peu près certain qu'il laissera à la fille de Jean Renaud tonte sa fortune. Il paye à celle-ci la dette qu'il doit à son père !

Comme tu le vois, continua M. Dumoulin, le raisonnement de l'ancien jugs de paix ne manque pas de justesse et, grâce à une logique serrée, semble révéler le secret du drame de Frémicourt.

Tout en écoutant M. Geoffroy avec la plus grande attention, je faisais aussi mes réflexions et mon raisonnement, que je me gardai bien, d'ailleurs, de lui faire connaitre.

Mes conclusions, à moi, sont que Jean Renaud est innocent et que le erim a été commis par Jacques Mellier lui-même, qui s'est servi pour laccomplir du fusil du tueur de loups.

La préméditation du crime par Jean Renaud n'est pas admissible, si l'on songe qu'il se montre avec son fusil non loin de l'endroit où il va être commis. & I] l'avait caché, dit l'enquête.” Non. Il l'avait laissé à la ferme pour aller à Terr.ise et revenir au moulin de Frémicourt avec l'intention de prendre un sac de rarine,

S'il était coupable, on ne l'aurait point vu dans la soirée du crime, il serait resté caché quelque part. N'il était coupable, après avoir frappé sa victime, qui respirait encore et qui faisait de vains efforts pour se relever, ainsi que la constaté l'enquête, il ne serait point venu à elle pour la traîner près d'un tas de pierres, contre lequel il vouluit sims doute l'appuyer ; non, épouvanté de son forfait, il se serait immédiatement enfui pour aller à Saint-Irun détruire les papiers compromettants.

Ce qui s'est passé, le voici :

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—C' expliqu reste, il — Da qui se d exemple — Da preuve « — Ni, apprena cet épou loin cacl et ses so] rendez-v peut-être ques moi homme ÿ le retour — Ah |!

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Le crime venait d'être commis lorsque Jean Ren: dirigeant vers Civry. Sur son chemin il trouve la vic malheureux à lr'éconnu son assassin

iuc quitta Frémicourt, se time encore vivante, Le : Mais il a séduit la fille de Ja ques Mellier, il dit qu’il à mérité Je châtiment et, à tout prix, il veut sauver Je père de celle qu'il aime, Mais, pour cela, il faut que des écrits dénonciateurs

l donne des indicat ions à Je:

disparaissent :

an Renaud {et le charge, en brûler,

mourant,” d'aller les

Jean Renaud qui est attaché

au fermier par une vive reconnaissance, qu'il exagère lui-même, et qui ne su

Ppose point qu'on peut l'accuser du crime, entre complaisimment dans les vues de la victime et Part pour Saint-Trun, Ayant rempli sa mission, il revient, passe à la ferme, où il reprend son fusil qu'il à laissé la veille, et rentre cha lui,

Ce qui prouve une fois de droit du fusil reste déchargé,

Quand nous avons nous avons constaté, de uu grand étonnement.”

plus qu'il n’est Pas coupable, c'est que le coup saisi le fusil, dit la dé

position des gendarmes, et que vant Jean Renaud, que

le coup était déchargé, il a Joué

Non, il n'a pas joué l’é vrait que son arme avait

Dans toute cette mysté ne pas dire invraisembl] soit laissé condamner,

tonnement, sa Surprise était réelle, été l'instrument du crime,

rieuse affaire, une seule chose reste abie, c'est que Jean Renaud,

‘ar On lui décou-

inexplicable, pour époux et bientôt pere, se

— C'est vrai, répliqua le comte de Pussières : expliquer l'étrange sentiment qui | reste, il garde un silence obstiné,

— Dans tous les cus , si ce sentiment n'est que celui de 1] qui se dévoue, il est fortement exagéré chez cet homme. exemples de ce curieux phénomène,

Jean Renaud, seul, pourrait & fait agir: mais sur cel

4, Conne sur le

& reconnaissance Cependant, il y a des

— Dans tout ce que tu viens de dire, reprit le comte, preuve que la demoiselle Mellier était la Maîtresse de l'homme assassiné,

— Ni, sa disparition l'explique déjà, répondit l'avocat ‘Ayant fait une faute, äpprenant le crime de son père et se condamnant elle inôme, elle, la cause de cet épouvantable malheur, elle s’est enfuie loin du toit Parternel pour aller au

loin cacher sa honte et sa douleur, La Présence du jeune homme à Saint-Trun Sans aucun doute à un

et ses sorties la nuit, faisant deux lieues pour se rendre rendez-vous, en fournissent une seconde preuve, Mais il y en a une troisième peut-être encore plus concluante : La demoiselle Mellier était allée passer quelques mois dns un village près de Retns : or, l’arrivée à Kaint-frun du homme inconnu,qui, pivait-il, venait de Reims ou des environs, € le retour de la demoiselle Mellier chez son père,

— Ah! ce jeune homme venait des environs de Reims, fit le comte d'une Foix visiblement émue. A-t-on pu à peu près constater son âge ?

— Oui, une vingtaine d'années,

Le trouble du comte augmente,

— Et son nom ? demanda-t-il

— Un prénom seulement : Edmond,

M. de Bussières ne Put retenir un cri. Devenu trè bond, les yeux hagards, comme s

M. Dumoulin Stupéfié regaril roger,

Je ne vois point la

Jeune oincidait avec

avec une sorte d’hésitation anxieuse,

S pâle, il se dressa d’un aisi d’une terreur subite,

ait le comte avec effarement et n'osait l’inter.

110 LA MALÉDICTION D'UN PÈRE M. de Bussières retomba sur son siege et resta un instant immobile, le vi sage incliné, caché dans ses mains.

Cependant étant parvenu 4 vaincre son émotion, il releva la ‘tête, et laissa vois à son ami sa physionomie empreinte d'une douleur poignante.

— Ne m'interroge pas, lui dit-il, ; en ce moment, surtout, je ne pourrais te rien dire. Sans t'en douter, mon cher Nestor, tu viens de toucher cruellement au seul secret de ma vie que tu ne connaisses pas, Un jour je te dirai tout, mais pas aujourd'hui, non, pas aujourd'hui, je n'en aurais pas la force... Plus que jamais je veux obtenir la grâce de Jean Renaud : mais le puis-je, dis, le puis-je sans dénoncer le véritable assassin ? Oh ! je ne veux point jouer le rôle de dénonciateur? Quel conseil me donnes-tu ?

— Demain, je te remettrai le mémoire que tu m'as demandé, accompagné d'une demande en grâce, laquelle sera appuyée par les certificats attestant l'excellente conduite et les actes de dévouement du condamné, à Cayenne. Ces

pièces plaideront en sa faveur, ton crédit auprès du ministre fera le resté

l'espère.

Près de vingt ans se sont écoulés depuis le crime, considérons-les comme le délai de prescription et laissons à ses remords le véritable eviminel, Le livre

à la justice aujourd'hui pour faire precluner l'innocence de Jean Renaud serait rendre inutile le sacrifice de ce brave honnne, qui ne réclame rien, qui ne fuit entendre aucune plainte et qui,ne la demandant point, serait capable de refuser la grâce qu'il obtiendrait par la perte de celui qu'il a voulu sauver de linfunie

Mon avis est qu'il faut absolument laisser dans l'ombre le nom de Jacques Mellier et ne point chercher à détruire ce qui a été jugé par la cour d'assises.

— Ton avis répond à ma pensée,

- Ki Jean Renaud est gracié, eh bien, justice sera enfin rendue à l’innocent et ne lui causera point ce chagrin de s'être inutilement sacrifié pour le cou pable.

- Oui, tu as raison, il nous suffit de savoir que Jean Renaud n'a pas con mis le crime dont il subit la peine, pour plaider chaleureusement sa cause,

Le lendemain,le comte de Bussières remettait au ministre la demande en grâce, les certificats et le mémoire rédigé par le célébre jurisconsulte, dans lequel, sans aucune critique du jugement rendu par la cour d'assises de la Haute Saône, et, tout en faisant l'éloge du magistrat instructeur, devenu président de chambre à Paris, il soulevaitun doute sérieux sur la culpabilité de Jean Renaud.

Un jour, le directeur de la colonie pénitentiaire de Cayenne fit appeler le condamné dans son cabinet,

— Le courrier de France vient de m'apporter deux plis d’une grande im portance pour vous, lui dit-il. Le premier, que voilà, contient votre gräc signée de l’empereur.

— Ma grâce, répéta Jean Renaud ahuri et croyant avoir mal entendu.

Oui, votre grâce, pleine et entière, Un personnage très-influent, qui ne veut pas se faire connaître, s'est employé pour vous auprès de son Excellence le ministre de la justice, et vous avez été jugé digne de la haute faveur que le chef de l'Etat vous a accordée, Mais, je dois vous dire, Jean Renaud, c'est sur tout à votre bonne conduite et à des actions de dévouement, qui ont attiré l'attention sur vous, que vous devez votre grâce,

Jean Renaud ne pouvait plus aouter, La joie lui causa un saisissement extraordinaire ; il éclata en sanglots.

— Dès à présent vous êtes libre, continua le directeur avec bienveillance ;

pro heu dire que nel, tion toris J'esp recte enfar cond:

vre CG direct term en Fr conce!

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cessair Il co vingt f Jean congédi inense j Le SO le lende

A Pau conserve et les pr Gringale aux rega quettes, € Pour ces entendre

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s-les comme le nel, Le livrer Renaud serait en, qui ne fait ble de refuser de linfiunie

nn de Jacques cour d'assises,

1e à l’innocent pour le cou

ni pas Consa Cause,

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e grande in at votre grace

entendu.

luent, qui ne on Excellence faveur que le aud, c'est surqui ont attiré

| saisissement

bienveillance :

taires s’empressent d'accourir,

1,)e4 Ce Que vous voulez faire, Ni vous désire Cayenne ou dans les environs, vous protection, Du reste, vou heureuses de pouvoir

—Je vous remercie directeur, répondit Je que je suis gracié, puisque je suis libre ner... si rien ne s’y oppose,

— Vous en avez je droit, J tion ; vous n'êtes même

Z Vous fixer dans | Pouvez compter sur mon S trouverez encore ici d'autres per vous être utiles

de tout mon cœur de an Renaud, Je ne de

& colonie, à aide et sur ma sonnes qui seront

votre grande bonté, monsieur le ‘sire point rester en ce Pays, et puis- » c'est en, France que je voudrais retour-

an Renand, votre grâce est accordée sans condi- Pas Soumis à la surveillance de la haute police,

— En ce cas, monsieur le directeur, aussitôt que vous voudre toriser, je partirai pour la France, C'est là seulement que Je j'espère, quelques jours de bonheur, Vous l’ignorez sans doute, monsieur le di, recteur, j'ai en F ‘ance, au village où je suis né, une fenime, et peut-être un enfant ; je dis, peut-être, car il n’était Pas encore au monde le Jour où j'ai été

condamné. Ah ! Dieu est bon, et mon cœur me dit que je retrouverai ni pauvre Geneviève vivante !

4 bien n'y aupuis retrouver,

— Je comprends mieux Encore que vous teniez à revoir la France, reprit le directeur avec émotion : vous devez être, en eflet, impatient d'embrasser votre femme. Eh bies, vous POUVEZ partir demain à borddu paquebot qui retourne en France, C'est Le Moment de vous parler de 14 deuxième dépéche qui vous “oncerne, On à sûrement pensé que votre désir serait de revenir en France immédiatement : Or, Comme il faut de l'argent pour voyager, on m'a envoyé un mandat du trois cents francs, dont je vais vous remettre Ja valeur en or. Jean Renaud, complétement étourdi, ne savait plus que dire, bas, dans sa pensée et dans son Cœur, il remerciait son qui, après avoir obtenu Sa grâce, lui fournissait enc trier, | — Ce soir, poursuivit le cessaires pour pouvoir Il Compta ensuite vingt francs.

Jeañ Renaud balbutia congédiant, il se retire rl mense joie,

Mais, tout bienfaiteur inconnu, ore le moyen de se l'apa-

docteur, vous recevrez les papiers qui vous sont néquitter la colonie et circuler librement en France, au gracié ja somme de trois cents francs en pièces de

quelques paroles de r'emerciments et,

le directeur le & poitrine Oppressée,

mais le cœur inondé d'une ime soir mème, il retenait une

place de troisième cl:

le lendemain il quittait Cayenne,

isse sur le paquebot, et

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