IV--CE QUE PEUT LA HAINE
— Maintenant, reprit Laure, je comprends ce qui s'est passé ; M. de Luranne avec ses idée de puritain, d'homme d’un autre monde ou d'une autre époque, fait,sansle vouloir, votre malheur et celui de Valentine, Abusé par un sentiment exagéré d’'honnêteté, il vous à séparé de Mile d’Arfeuille, et il à cru vous con. soler en vous faisant donner une place de substitut à deux cents lieues de Paris,
M. de Bierle voulait, en effet, pour sa nièce un brillant mariage. Il croyait devoir cela à la mémoire des ancêtres et considérait comme son devoir absolu de tuteur de donner à sa pupille au moius le titre de comtesse, Le baron à, lui aussi, beaucoup d'idées qui ne sont plus de notre époque. Il a dû entretenir souvent M. de Luranne de ses projets,ce qui expliquerait les scrupules de votre pére, lorsqu'il a connu votre amour pour Valentine.
Mais Valentine vous aimait. Et puis nous étions là, ma mère et moi, pour la soutenir dans la lutte, M. le baron aurait eu beau dire et beau faire, nous Faurions emporté,
M. de Bussières avait demandé Mlle d'Arfeuille en mariage, c’est vrai: je crois même que M. le baron, croyant que les choses se passent encore de nos jourscomme il y a trois siècles,avait promis sa pupille au comte avant même de l'avoir consultée, Mais ce que votre père ne vous a pas dit,sansdoute, c’est que Mlle d’Arfeuille, lorsqu'on lui parla de la recherche du comte, le refusa d’abord.
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