‹ La malédiction d'un père [microforme]Chapitre 78 sur 109 · SRI IE A EDEN INDE RE D RE · texte numérisé non relu

SRI IE A EDEN INDE RE D RE

pouviez plus voir en moi qu'un meurtrier et que j'étais devenu pour vous un objet de terreur, Ne pouvant plus m'aimer, vous deviez partir ; et si. vous ne m'avez pas dit alors: je ne suis pas ble ! c’est que vous vouliez m'enleve: l'espoir de vous faire revenii

— Et pourtant, je reviens, dit la comtesse,

— Pour quelques jours.

—- Quelques jours, c'est peu !

— Vous pourrez venir à Arfeuille.

— Vous me le permettrez?

— Je vous y invite.

Le comte saisit une main de sa femme et la couvrit de baisers,

Au moment où la comtesse entrait dans Ja chambre de son mari, Germain s'était retiré discrètement. Le comte le rappela.

— Germain, dit-il, faites préparer l'appartement de Mme la comtesse : elle veut bien rester quelques jours à l’hôtel de Bussières.

— Quel bonheur ! quel bonheur ! s’écria Germain.

Et il courut exécuter l’ordre de son maître.

Le comte et la comtesse continuèrent à causer, Ils avaient tant de choses à se dire,

Lis parlèrent peu du vicomte (ontran ; pour lui comme pour elle, ce sujet était trop pénible,

Le comte avait toujours ignoré pourquoi, après le drame d’Asnieres, Lien qu'ayant déclaré qu’il était l’auteur de meurtre, il n'avait pas été poursuivi, pourquoi aussi la justice ne s'était livrée à aucune enquête.

La conversation étant revenue sur ce déplorable événement, la comtesse fit lire au comte la lettre écrite par Lucien avant sa mort et celle de M. de [uranne.

Le comte y trouva la preuv de l'innocence de su femme dont il ne doutait plus, d’ailleurs ; mais il fut saisi d'une vive émotion en découvrant combien sa malheureuse victime s'était montrée généreuse pour lui. Il comprit tout, Ce père qu’il avait si cruellement frappé dans son fils, espoir de sa vieillesse, lon de demander vengeance, s'était ser vi de son influence comme magistrat pour arrêter l’action de la justice et sauver le meurtrier de son fils de la honte d'étre traîné comme un vulgaire assassin devant une cour d'assises.

— Pauvre jeune homme, pauy:: jeune homme ! murmura-t-il,

— Ainsi, reprit le com! lun ton douloureux, voilà mes actes: partout ou j'ai passé j'ai laissé la dou r, leuil, le malheur Ah! je les ai bien méitées les souffrances que j: ‘dur: je trouve que le châtiment n'est pas assez grand ! Vous avez eu pitic le moi ; non seulement vous me dites : Je pardonne, vous venez encore me consoler... On m'a constamn nt rendu le bien pour + mal. Et je ne puis plus rien faire pour vous, plus rien.

— Monsieur le comte, dit la comtesse, si notre fils Edmond existait encore!

— J'ai eu longtemps cette pensée, cet espoir, fit-il tristement.

— Eh bien?

— J'ai appris, il y a quelques mois, quel avait été son malheureux sort,

— Ainsi, vous savez? interrogea la comtesse d’une voix tremblante.

— Oui. Notre fils, cet enfant, qui serait aujourd’hui votre joie, qui vous rendrait le bonheur que je yous ai pris, notre fils Edmond n’est plus...

— Hélas ! soupira la comtesse, — Oui, reprit le comte avec un accent farouche, il est mort, mort assassiné! La cumtesse jeta un cri et sa tête tomba sur sa poitrine,

nu pour vous un tir: et si vous ne s vouliez m'enleve:

isers, on mari, Germain

e la comtesse ; elle

it tant de choses à pour elle, ce sujet

1e d’Asnières, bien pas été poursuivi,

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celle de M. de Iu-

dont: il ne doutait uvrant combien sa Il comprit tout, Ce e sa vieillesse, lon , magistrat pour ars de la honte d'être SE

r-t-il,

, actes : partout où e Jes ai bien mérient n'est pas assez dites : Je pardonne, idu le bien pour |?

nd existait encore!

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alheureux sort, treimblante.

otre joie, qui vous n’est plus...

ort, mort assassint,

j Frémicourt m'agenouiller

espérait retrouver sa femme. Ce ques Mellier, a dû le consoler

Mais la personne malheureuse alice

exacts, elle à quitté ]

et on n’a plus entendu parler d'elle, On] autour de moi !

premier et plus grand c

pénétrables et rien n° infinie, et, par le bie

tant que possible les malheurs que nous avons Le lendemain,

LA MALÉDICTION D'UN PÈRE 205 — C'est encore une sombre et épouvantable histoire reprit le comte d'un ton guttural : et toujours, toujours d'irréparables malheurs, causés par moi,,,Mes deux fils, vous, la famille de Luranne, deux autres familles encore, que de victimes pour un seul coupable !

— Voulez vous savoir e

— Oui,

Alors le comte r'aconta à sa femme dan

parlé, à Cayenne, d'un forçat condamné S'était intéressé à Jean Re: ud et avait conçu la pensée d'obtenir sa wrâce. I] "ui parla ensuite de son vi il ami Nestor Dumoulin, du voyage du célébre avocat dans la Haute-Saôme, q écouvertes, qui semblaient prouver innocence de Jean Renaud, et enfin, comment il avait reconnu par l'enquête

de l'avocat, sans Pouvoir en douter, que le jeune homme assassiné était son fils, La comtesse l'avait écouté sans l'interrompre, Elle €

émotion poignante, Deux ruisseaux de {armes coulaie pûles.

Le comte, tenant sa tête entre convulsif., Le poids de son malheur, de ses remords l'éc Après quelques instants de sombre silence 1 — Savez-vous, monsieur le comte, où notre demanda-t-elle,

— Dans ie cimeti® La comtesse pouss

Omment notre fils est mort ?

S quelle circonstance on lui uvait pour crime d’assassinat, Pourquoi il

e ses étranges

tait sous le coup d’une nt le long de ses joues ses Mains, était secoué par un tremblement ‘asait,

à comtesse prit la parole, malheureux fils a été enterré ?

re du village de Frémicourt.

à un profond soupir,

Quand j'aurai fait une visite au Cimetière où repose notre fils aîné, dit-ells,

et prier sur la tombe abandonnée de son frère, — Si vous le voulez bien, je vous acCOmpagnerai, dit le comte.

— Oui, nous ferons ce pèlerinage.

— Savez-vous ce qu'est devenu cet homme que vous avez fait gracier ?

— Îl a quitté la colonie pénitentiaire pour revenir en F 'ance, —: Et vous n'avez plus entendu parler de lui ?

— Non, mais j'ai tout lieu de supposer qu’il est reyenu dans son pays où il e-ci n’était plus, mais sa fille, élevée par Jacde la perte de sa compagne, Jean Renaud, monsieur le conte ; il nous parlera de lui. jue je voudrais voir, surtout, c'est la fille de Mellier, cette Lucile qui, selon toutes les apparences, aimait Edmond et en était

— Nous verrons

XVIT— UN PÈRE ET UNE MÈRF -— Comme je vous l'ai dit, et si les renseignements donnés

à Dumoulin sont a maison de son père, le lende

main même de l'assassinat, à croit morte, Que de tombes creusées

— La pauvre fille a chèrement payé sa faute, — Oui, murmura le comte sour S ont tous payé pour le oupable, pour le comte de Bussières.

— Dieu conduit toutes les destinées, monsieur le Comte, ses desseins sont im- Ayons confiance en sa bonté 1 que nous pouvons faire encore, cherchons à réparer au-

causés,

vers deux heures, la comtesse était habillée, prête à sortir.

266 LA MALÉDICTION D'UN PÈRE Elle attendait le comte. Ils devaient se rendre au cimetière Montparnasse où le vicomte de Bussières avait été inhumé dans un caveau de famille.

Une voiture, nouvellement achetée par le comte, était dans la cour de l'hôtel;

le cocher harnachait ses chevaux.

Le concierge se tenait devant sa loge, Un homme entra dans la cour.

Je désire voir Mme la comtesse de Bussières, dit-il.

— Mme la comtesse va sortir, répondit le concierge, je ne sais pas si elle

mais voilà M. Germain, adressez-vous à lui.

Germain, qui sem:

attendant le moment d'ouvrir la porte.

pourra vous recevoir ; Greluche, — nos lecteurs l'ont reconnu, — se dirigea vers

blait être en contemplation devant la voiture de son maître.

— Qu'y at-il pour votre service ! demanda-t-il au visiteur.

— J'ai une mission à remplir auprès de Mme la comtesse de Bussières, répondit Greluche, et je pense qu’elle voudra bien me recevoir.

— Comment savez-vous que Mme la comtesse est ici ? demanda Germain avec surprise.

— C'est bien simple, monsieur ; j'étais hier a Arfeuille,

— Ah! fit Germain. Ce que vous avez à dire à Mme la comtesse est donc bien important ?

— Je le crois.

— Mme la comtesse va sortis ; n'importe venez; je vais vons annoncer. Vo tre nom ?

— Jérôme Greluche ou bien encore l’homme aux marionnettes. Mme la com-

tesse me connaît.

Germain fit entrer le visiteur dans le grand salon, en lui disant d'attendre

un instant ; puis il alla prévenir la comtesse.

Greluche très-ému, debout au milieu du salon, son chapeau àla main, crut pouvoir se donner la satisfaction d'examiner cinq ou six vieux tableaux qui ornaient les murs.

Quand on a l'esprit ou les yeux occupés, on trouve tou) long.

Tout à coup, Greluche poussa un cri de surprise et bondit vers un portrait en pied de grandeur naturelle, représentant un jeune homme qui ne paraissait pas avoir plus de vingt ans.

— Oh! comme c’est lui !

ours le‘temps moins

s'écria-til émerveillé, Voilà son front, ses joues, son nez légèrement busqué, sa bouche aux lèvres vermeilles, la même fossette au menton, jusqu’à sa petite moustache... Je crois voir ses yeux noirs profonds, lumineux ; c’est bien là l’arc de ses épais sourcils, c'est son air, c’est son regard... oh! son regard, comme c'est bien cela !

Ne pouvant détacher ses yeux de la peinture, Greluche restait comme en

extase.

— Vraiment, reprit-il, si ces vêtements étaient de notre époque, je croirais que mon fils à servi de modèle au peintre qui à fait ce tableau.

La comtesse entrait dans le salon ? elle put s'approcher tout près de Greluche qui, absorbé dans son examen, n’entendit point le bruit de son pas et le froufrou de sa robe sur le tapis.

— Eh bien,‘mon bon Greluche, dit-elle, vous vous êtes donc souvenu de moi

I1 se retourna vivement et s’inclinant avec respect :

— Oh! pardon, madame la comtesse, pardon, balbutia-t-il, je... je regar

dais..… — Ce portrait ?

Vo Causo:!

—( Moi. , — ( que ve Gre — E je vous quelq ü

mais gr tune,

comme mais Cor La co HE Vo reprit-el — Oh cause de

— Pu furtivem

— Cor Nainte-B, deux dipi nomies, à ment l'a C'est com ne peux r À d'autre mais il a «

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ne paraissait

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t comme en

e, je crolr'als

près de Gre

son pas et le

venu de moi

écho dans son cœur,

Vous dis toutes ces choses ; j'abuse de

er Votre fils, Greluche : il ne faut

— Ah! c’est un portrait, — Celui de M, Je comte d — Ah ! c'est M. le comte Vous paraissez causons ensemble

un vrai portrait ?

e Bussières, mon mari, à l'âge de vingt ans,

bien agité, mon ami » l'éemettez-vous, — C'est vrai, madame Ja vomtesse, mor... C'est passé Maintenant,

— Que disiez-vous done tout à l'heure, quand je suis entrée ? Il m'a semblé qu® Vous parliez de votre fils,

Greluche tressaillit,

— Oui, fit-il, oui, je pensais à mon fils,

— C’est Edmond qu'il se nomme, n’est.ce pus ?

— Edmond, oui, imnadame la comtesse,

— C’est pour Jui, Peut-être, que vous venez me trouver? Vous savez combien je vous estime, Greluche ; je serais heureuse que vous vinssiez me demander quelque chose pour vous Qu pour votre fils adoptif.

— Oh! je sais que Madame là comtesse ne se lassera jamaus de faire le bien j mais grâce à Dieu, Jérôme Greluche n’a PAS pas trop à se plaindre de la fortune,

— Tant mieux, mon brave Greluche, Enfin, vous êtes satisfait ? — D'une façon, oui, madame la contesse, Mais il faut bien prendre la vie

comme elle est, avec ses Contrariétés, ses tristesses, ses douleurs ; on n'est jamais complètement heureux.

La corutesse approuva

— Votre fils adopti reprit-elle ; auriez-vou

— Oh! le cher enfa cause de lui,

— Comment ceia ?

— Îl s'est souvenu de sa mère, madame la comtesse, il la pleure. .

— Pauvre enfant ! Pauvre enfant ! murmura Mme de furtivement deux larmes,

,. “0mme Vous le savez, continua Greluche, Nainte-Barbe : ;] ÿ à fait d'excellentes études deux diplômes de bachelier, Maintenant, avec son argent, et mes petites éconoimies, à moi, il pourrait devenir quelque chose : eh bien, non, le décourage- Ment l'a pris tout d’un Coup, et il s’écrie : Pourquoi travailler, pourquoi vivre? C’est comme du désespoir, madame la Comtesse, et cela me brise le cœur. Je ne peux rien pour lui? Ce qu'il faudrait lui rendre, c’est une famille, un nom. À d'autres, cela serait bien égal de ne Pas avoir de mère, d’être sans famille Ë mais il a du cœur, re, et il souffre beaucoup.

lui, son âme est fié 4 comtesse soupira, Les parole de Greluche devait trouver facilement un

; ce n'est pas la première fois que nous

Cest Vrai, un peu d'émotion... Malgré

Par Un mouvement de tête.

f manquerait.il de reconnaissance envers vous, Greluche ? S à vous plaindre de Jui ?

n # . Si + 4 nt, au contraire... Pourtant, si je suis ennuyé, c’est à

Bussières en essuyant

Je l'ai fait entrer au collège et a obtenu, sans difficulté, les

XVII T—NouvELL

aux marionnettes reprit :

— Excusez-moi, madame la comtesse

ËS EMOTIONS L'homme

» Je ne sais pas, vraiment, pourquoi je vos instants, aire, avec beaucoup d'intérêt, Il faut conso-

Pas le laisser tomber dans le découragement je ferai pour cela tout ce que je pourrai,

—— Non, je vous écoute, au contr

— Oh!

Ne ee A SÉRIE

—— Si je me souviens bien de ce que vous m'avez dit autrefois, Greluche, i! west pas certain que sa mère ait cessé de vivre. Dieu, voyant combien il l'aime, la lui rendra peut-être. Voilà ce qu'il faut lui faire espérerfmon bon Greluche, Malheureusement, il n'a plus l'espoir de la retrouver. Il a voulu frire des recherches lui-même, et, un matin, nous sommes partis pour Gray. Il s’est informé à l'hôpital de cette ville, il n'a rien appris. Alors il m'a laissé à Gray et il est parti seul, suivant cette route sur laquelle, comme je vous le racontai, madame la comtesse, je l'ai trouvé dans la neige à côté de sa mère engourdlie par le froid.

Le hasard l'a conduit dans un bourg de la Haute Saine, à Saint-Irun...

— Saint-Irun répéta la comtesse en se rapprochant de Greluche,

__ Oui, madame la comtesse. Là, un souvenir l'a frappé de nouveau, à la vue de deux gros chiens de pierre placés de chaque côté de la porte d’une auberge, comme deux gardiens fidèles. C’est de là que sa mère est partie un soir avec lui pour aller tomber à quelques lieues sur la route de Gray.

A ce moment, Germain ouvrit la porte du salon.

__ Monsieur le comte attend madame la comtesse, dit-il.

__Je me retire, madame la comtesse, dit Greluche, mais je vais vous re-

mettre...

— Non, non, dit vivement la comtesse, je tiens à savoir...

Et, se retournant vers Germain :

— Nous sortirons un peu plus tard, reprit-elle ; dites à M. le comte de ne pas s’impatienter.

Germain sortit en refermant la porte du salon.

Greluche avait tiré de sa poche les papiers enfermés dans une enve les tendit à Mine de Bussières.

— Qu'est-ce done que cela, Greluche ?

— Des papiers que vous serez heureuse sans doute de posséder, madame la comtesse ; il y à un manuscrit, une sorte de poème en prose, puis deux lettres emis à mon fils adoptif, madame, et il m'a chargé de vous

loppe. Il

Ces papiers ont été 1 les appcrier.

Greluche, dois-je les lire devant vous ?

émue,.

— Non, madame la comtesse, vous les lirez plus tard, seule.

Greluche, savez-vous ce qu’ils contiennent ?

— Oui, madame la comtesse.

__ Que doivent-ils m'apprendre ?

— Peu de chose ; mais ils vous parleront de ce fils que vous avez pe vous avez parlé un jour devant mot.

La comtesse devint blanche comme la neige, e au marbre de la cheminée.

— Ainsi, dit-elle d’une voix hésitante, ces papiers.

— Appartenment au fils de madame la comtesse de Bussières, celui qui por tait le nom d'Edmond. Le manuscrit est écrit de sa main, et c'est pour cela que mon fils adoptif vous l'envoie...

-- L'écriture de mon fils ! s’écria la comtesse,

Et, d’une main fébrile, elle déchira l’enveloppe. Elle ouvrit le manuscrit &t lut avidement quelques lignes ; mais, aussitôt, ses yeux se voilèrent de larnies, et elle pressa le précieux cahier sur ses lèvres.

__ Mon Dieu, mon Dieu, murmura:t elle, que vais-je appren m'envoyez-vous }

demanda la comtesse visiblement

rdu, dont

t, toute tremblante, s'appuya

dre? Quelle jui

—( donc a — |

— } pouvai =) — } nez, je pre. L hasard il se so ‘et que sie par — O

piers qu Lacile, — Al Elle à batteme Grelu — Co:

ne me c4 lui à ren — Ma — Dit — Eh mond un connu sa devoir ca — Ces = + Da à TAmon Les (le:

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combien il l'aime, non bon Greluche, la voulu faire des Gray. Il s’est ina laissé à Gray et vous le racontai, a mère engourdie

Saint-Irun...

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ères, celui qui por et c'est pour cela

rit le manuscrit et oilèrent de larmes,

rendre ? Quelle jui

bras,

Elle releva sur Greluche ses yeux humides ; son front paraissait illuminé.

— Greluche, reprit-elle d'une voix oppressée, les lèvres frémissantes, qui donc a remis ces Papiers à votre fils ?

— Un homme qui en était le dépositaire.

— Et pourquoi cet homme les at-il livrés à votre fils plutôt qu'à un autre ?

— Parce que... Parce que... baibutia Greluche, il à cru, il à pensé qu'ils pouvaient l'aider à retrouver la famille de sa mère,

— Mais celle de son père, Greluche, celle de son père !

— Edmond, madame lu comtesse, ne cherche pas la famille de son père.

— Ah ! tout à l'heure je vous interrogerai à ce sujet, Greluche ; mais reprenez, je vous prie, le récit que vous me faisiez quand on est venu nous interrompre. L'enfant que vous avez élevé, votre fils, G reluche, arrive à Saint-Trun, par hasard ; à la vue de deux chiens de pierre, placés devant une porte d’auberge, il se souvient, il découvre que sa mère l’a amené à Saint-Trun dans son enfance, et que c’est en se rendant de cette commune à Gray que la Pauvre femme, saisie par le froid, est tombée dans la neige.

— Oui, madame la comtesse,

— Alors il a cherché à obtenir des renseignements ?

— Qu'at-il appris ?

—— Rien.

— Quoi il ignore encore Je

— Son nom de famille, madame lu comtesse, qui ne se trouve pas d piers que je viens de vous remeftre, Il sait Lucile,

— Ah ! Lucile! Lucile! Sécria Mme de Bussières

Elle aPpuya ses deux mains sur son Cœur comme si elle eût voulu battements précipités, puis elle leva vers le ciel son front irradié,

Greluche la regard'it avec étonnement,

— Continuez, mon ami, continuez, Jui dit-elle en s’efforcant de paraître calm ne me ca’hez rien, dites-moi comment... votre fils a rencontré la pet lui à remis ces Papiers que vous m'apportez.

—— Madame la Comtesse, c'est encore le hasard . FE

— Dites la providence, Greluche.

— Eh bien, madame

, àra ?

nom de sa mère ?...

ans les pa.

seulement que sa mère se nommait

arrêter ses

6, ‘sonne qui

la comtesse, la providence à placé sur le chemin d'Edmond un vieux mendiant du peys, qui se nomme Mardoche, et qui, par connu sa mère et aussi son père, Mais, cet homm devoir cacher, a refusé de dire — C’est bien étrange !

— D'autant plus étrange, madame la comtesse, que le vieux M à 'mond d’autres révélations très-importantes. Les deux mains de Mme de Busssières se Posèrent sur le bras de Greluche, — Je vous écoute, dit-elle d’une voix étouffée,

— Un soir, le mendiant conduisit Edmond duns un cimetière, — Alors, alors ?

aît-il, à e, pour des raisons qu'il a cru à Edmond le nom de famille de sa inère,

ardoche a fait

— Îl le mit en présence d’une pierre portant une ins

-— Quelle est cette inscription, Greluche ?

— Deux mots et une date, madame Ja comtesse ; voici les deux mots : Mort (SSassiné, et la date : 24 Juin 1850,

Greluche sentit que les mains de Mme de Bussières

cription terrible.

se crispaient sur son

— Achevez, Greluche, achevez, dit-elle d’une voix presque éteinte.

— Le vieux mendiant dit à Edmond : vous êtes sur la tombe de votre père... Alors Edmond se souvint taut à coup qu’il était entré dans le cimetière de Frémicourt ; il se mit à genoux et il retrouva dans sa mémoire une prière que sa mère lui avait apprise.

— Qu’a dit ensuite le mendiant ?

— Il avait amené Edmond dans le cimetière pour acquérir, probablement, la certitude qu’il était bien le fils de l’homme assassiné, N'ayant plus de doute à ce sujet, il jui apprit que son père se nommait Edmond comme lui, que comme lui encore il ne connaissait pas le nom de sa famille et qu’un misérable du pays l'avait assassiné pour le voler.

— Je sais sela, Greluche ; l’homme dont vous parlez se nomme Jean Renaud ; il a été condamné aux travaux forcés à perpétuité.

— Comment madame la comtesse savait ?...

— La triste fin de mon fils, oui, Greluche ; mais ce que j'ignorais, ce que vous venez de m’apprendre, c’est que ce pauvre orphelin, trouvé par vous sur une route, est aussi mon fils; mon enfant! Ah! Dieu nous a pris en pitié, s'écria-t-elle avec exaltation ; après nous avoir si cruellement éprouvés, quand notre vieillesse était sans espoir, il nous réservait une joie suprême !.. Greluche, Greluche, pourquoi ne m'avez-vous pas amené mon petit-fils ?

Greluche baissa la tête.

— Vous ne me répondez pas, reprit la comtesse, est-il à Paris ?

— Nous sommes revenus ce matin, après avoir fait un détour pour passer à Arfeuille, Nous avons su par le bon M. Bricard que madame ia comtesse était a Paris,

— Pourquoi n'est-il pas venu ici avec vous?

— Madame la comtesse, je suis désolé d’être obligé de vous dire la vérité. — Eh bien?

qu'à Edmond, ne m'occuper que de notre fils.

Elle agita le cordon d’une sonnette,

une

du s de jc nous Le tant a fai maisc honn haute son d fase FRIv Ù Vo

a plus Lucile tent, :

si

éteinte.

: de votre père!

cimetière de Fréane prière que sa

probablement, la ; plus de doute à e lui, que comme misérable du pays

de omme Jean Re-

ignorais, ce que vé par vous Sur a pris en pitié, éprouvés, quand ême !.. Greluche,

ris ?

pur pour passer a » la comtesse était

dire la vérité.

un droit, et il n'a ien.

is il est notre fils,

madame la com- .. Rien, absolu-

e que j'ai hésité à de ses sentiments âme noble, Mais, 1 bonté de Dieu utre ! ï

gloter, En même

urd’hui, je pleure mande pas de me isite au cimeticre, + ces papiers que ivresse...

ieux mendiant et

fase ait

à plus de treize ans, comme il à découvert je ne veux penser Lucile, serait trop long

tent, monsieur le comte, le doute n’es

ee 2 EN EU

Germain, qui se tenait dans ’antichambre, parut aussitôt, — Priez M, le comte de venir ici immédiatement, lui dit la comtesse, Puis, revenant vers Greluche, elle lui prit la main.

— Que de reconnaissance nous vous devons, dit-elle ; ah ! nous ne pourrons jamais nous acquitter envers vous... Mais vous resterez près de lui, vous ne serez pas séparés. D'ailleurs, vous avez été son père, il vous aime, autrement il serait ingrat ; et il a du Cœur, et il est bon... Mon Dieu, qu'il me tarde de le voir, de le serrer dans mes bras ! Autrefois, quand vous veniez à Arfeuille, que vous me parliez de lui, une émotion extraordinaire s'emparait de moi ; il me semblait que quelque chose de délicieux Pénétrait doucement dans mon cœur, Vous le rappelez-vous, Greluche, plusieurs fois je vous ai demandé de me lamener ?

— C'est vrai, madame la comtesse,

— Sans le connaître autrement que par c mais déjà, ce cher enfant. Ah ! J'étais loin dence qui vous a envoyé à Arfeuille, Greluc Dieu fait éclater sa sagesse et Sa puissance ! Dites-moi, mon ami, il est grand n'est-ce pas, il est beau ? Oh ‘ il doit ressembler à son père !

— Je ne sais pas s’il ressemble à son père, ma à l'heure, en contemplation devant ce portr:

— ous en êtes sûr, il ressemble

— ) ane facon merveilleuse, me

— Et vous disiez que rien ne une joie indicible,

La porte s’ouvrit et le comte de I

que vous me disiez de lui, je l'ai

de me douter... C’est la Provihe. Comme dans tout ce qu'il fait

dame la comtesse ; mais, tout ait, je croyais le voir lui-même,

au comte de Bussières ?

dame la comtesse.

Prouvait qu’il fût notre fils ! s’écria-t-elle avec

ussières entra dans le salon.

XIX 1e PETIT-FILS

La comtesse courut à son mari, du salon :

— Monsieur le comte, s'écria-t-e de joie, nous ne sommes plus se nous reste un enfant, un fils !

Le comte regarda sa femme avec tant qu'elle avait perdu la raison.

— Ah! vous ne Pouvez pas me croire 4 fait pour nous, monsieur le comte,

— Au nom du ciel, expliquez-vous, dit le comte d'une voix tremblante.

— Vous allez me comprendre : lorsque la pauvre Lucile s’est enfuie de la maison de son père, elle allait être mère,

— Alors, alors? ..

le prit par la main et, l’amenant au milieu lle d’une voix vibr

ante, les yeux étincelants uls au monde, votre

nom ne s'éteindra pas, il

une douloureuse surprise ; il crut un ins-

'eprit-elle, c’est un miracle que Dieu

— Son enfant existe, monsieur c'est ce brave et honnête homme qui l’a élevé, Ah! vous pouvez le remercier, car il à été à la hauteur de la mission que là Providense son dévouement, le

le comte, il est à Paris ;

= L à vail, à IHIEUUC , il ei à

lui a confiée : grâce à son tra Pauvre orphelin a reçu une éducation distinons.. : un homme digne de nous

Vous dire comment Jérome Greluche a recueilli l'enfant sur une route, il

qu'il était le fils d'Edmond et de & Vous raconter en ce moment, Toutes &t pas possible,

s'écria le comte éperdu,

les preuves exis-

— Je vous crois, je vous crois !

g Ci:

RAS $e

— Savez vous à qui r de Bussière ? reprit la comtesse, à vous, monsieur le comte, à vous.

— En regardant monsieur le comte, je retrouve encore blance que sur le portrait, dit Greluche les yeux fixés sur M. de Bussières.

Le comte était sous le coup d’une émotion bien naturelle, tous ses membres tremblaient. Soudain, il se redressa et sa physionomie prit une expression indéfinisable. Ses yeux semblaient jeter des étincelles.

— Un fils! un fils! s'écria-t-il avec une sorte de délire ; ah! en ce moment, seulement, je vois que Dieu peut me pardonner :

Puis, s’emparant des mains de la comtesse, il les'ermbrassa avec transport.

— Je ne croyais pas que mon cœur pâût encore éprouver de la joie, dit il.

La comtesse était radieuse.

— Dieu a vu votre repentir, répliqua-t-elle, il a dit: “Ils ont assez souffert. ”

= Qu'il soit béni ! s’écria le comte.

Puis se tournant vers Greluche :

— Votre fils adoptif sait-il qu’il est le petit-fils de la comtesse et du comte de Bussières? demanda-t-il.

— I] le sait, répondit Greluche.

— Alors, pourquoi n'est-il pas avez vous ?

— Monsieur le comte...

La comtesse prit vivement la parole.

__ Je vais vous le dire: Edmond, — Lucile a donné à son enfant le nom de

son père, — Edmond sait aussi qu'il est né en dehors du mariage. Les preuves écrites qu’il est notre fils, les seules qui existent, se trouvent dans ces papiers que Greluche vient de me remettre en son nom. Loin de vouloir s’en servir, il nous les abandonne. Il ne veut pas admettre, en cette circonstance, qu'il y ait des droits autres que ceux que donnent nos lois civiles ; enfin, il croit être pour nous un étranger. Bien que pauvre, par un sentiment de délicatesse et de noble fierté, que vous apprécierez comme moi, il ne veux rien nous demander. — Jl a raison, dit le comte : il ne doit rien nous demander, en effet ; cest

nous qui devons lui donner.

— Vous savez, maintenant, pourquoi il a refusé de venir ici.

Eh bien, dit le comte, nous irons le chercher.

— C'est la proposition que j'allais vous faire.

— Partons, la voiture nous attend.

— Encore un mot, monsieur le conte.

— Dites.

— Pui-je vous demander ce que vous comptez faire pour l’orphelia ?

— Ce qu’on fait pour un fils, repondit-il.

— Il n’est pas encore le nôtre, monsieur le comte.

— Nous l’adopterons.

— Il lui faut un nom.

__ T1 aura celui de Bussières où celui d'Arfeuille, Vous choisirez,

—Le vôtre monsieur le comte, le vôtre.

— Eh bien, il sera comte de Bussieres.

La comtesse poussa un cri de joie et tendit la main ‘une voix pleine de larmes :

— Merci !

Ensuite, s'adressant à Greluche.

— Etes-vous content ? lui demanda:t-elle.

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Le pauvre Jérôme baïbutia quelques paroles inintel nuitriser, de grosses larmes jaillirent alors de ses yeux. Un long discours n’eût pas été aussi éloquent, — Ne perdons pas une Minute, reprit la comtesse ; j'ai hâte de voir ce cher enfant. Ah! comme je vais l'aimer ! Ils descendirent dans la cour. Le cocher attendait sur son siège. Le comte et la comtesse prirent place dans le coupé. Greluche grimpa à côté du cocher Dix minutes après, elle s'arrétait rue de la Montagne-Sainte-Geneviève. D — Notre modeste logement est au deuxième, dit Greluche, permettez.moi de pisser devant vous pour vous montrer le chemin.

— Nous vous suivons, dit le comte.

— Mon Dieu, pensait Greluche, comme il va être étonné : que va-t-il dire ?

[1 s'arrêta sur le palier pour attendre M. et Mme de Bussières.

Comme la plupart des logements d'ouvriers celui de Jérôme Greluche n'avait jamais connu le luxe d’une sonnette, TT frappa sur la porte trois petits coups. Cest ainsi qu’il s’annonçait d'habitude lorsqu'il revenait le soir, après avoir fermé le théâtre de Rigolo.

Edmond vint ouvrir,

— Enfin, te... commença-t-il

Les paroles expirérent sur ses lèvres à la vue du comte et de la comtesse. Tout en Saluant, il recula jusqu’au fond de la chambre,

Greluche s’effaça pour laisser passer :

trerent les premiers,

Edmond ne comprenait pas encore : son regard semblait interroger, Il fit ‘1 nouveau mouvement et son jeune et beau visage se trouva tout à coup en pleine lumière,

— Eh bien, monsieur le comte, le reconnaissez-vous ? s’écria la comtesse,

— Îl porte sur sa figure son acte de naissance, répondit M. de Bussières,

— Ah! Greluche, G reluche, dit le jeune homme avec un accent de reproche, tu n'as trahi !

— Vous l’entendez, madame la c liche d’un ton désolé.

Alors, Mme de Bussières, le front rayonnant et lui tendit ses bras en criant :

— Edmond, mon fils ! Il restait immobile, hésitant, pâle, les Le comte lui prit la main en disant :

— Vous êtes natre tils : à Partir d'aujourd'hui vous vous appelez Edmond È de Bussières, Etie poussant doucement dan D cuve et solennelle :

— Vicomte de Bussières, embrassez votre mère ! NO Les bras de la comtesse se refermérent sur lui. D Ce fut une délicieuse étreinte.

— Mais c'est un rêve, disait Edmond, c Non, murmura la voix de la comtesse, c’est le bonheur pour nous tous. — Mais je ne suis rien,

, reprit le jeune homme éperdu, je ne suis rien! — Vous êtes notre fils, vous êtes adjourd'hui notre unique enfant, — Votre fils, moi, moi !

ligibles. Incapable de se

le comte et la comtesse, qui en-

omtesse, vous l’entendez ! dit le pauvre Gre

, S'avanca vers le jeune homme

yeux hagards, la poitrine oppressée,

s les bras de la comtesse, il ajouta d’une voix

est un rêve !

—— Dans trois jours, dit le comte, le nom de Bussières que je vous denne

“Us appartiendre ; vous aurez le droit de le porter... A nous deux, mon fils,

Sarre

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