‹ La malédiction d'un père [microforme]Chapitre 82 sur 109 · VOUS · texte numérisé non relu

VOUS

ce mo et éte deurs à batt Etre 1

prie, dites-moi son

, Vous avez deviné, espira bruyamment,

ransfiguré,

des saltimbanques, | de l'enfance de l'or.

+, douze mille francs veillait sur l'enfant, nsion à Dijon, d'a on, dans un collège bachelier, monsieur

| éclata en sangluts.

us donc ? demanda

i, Mardoche, je n'ai allez.

aussi !

re à Saint-Irun !

uvenat ?

re qui m'a fait subi.

ne pouvez pas con:

& je comprends très-

‘us venez de reconvous avez fiancé 4 le tils de Lucile Mel-

rdoche avec effare-

— Comment savez-vous cela ? s'écria-t-il d'une voix étranglée,

— Je sais d'autres choses encore, répondit Mardoche d'une voix le grave ; il y a trois hommes sur la terre qui connaissent les lon : Jacques Mellier, Pierre Rouvenat et un autre,

— Mais qui donc êtes-vous, vous ? exclama Rouvenat,

— Regardez-moi, ‘Ah ! je suis bien changé puisque vous reconnu !

— Rouvenat poussa un cri rauc d'un bond sur Mardoche, il l'ento large poitrine,

— Jean Renaud, disait il d'une voix coupée mon cher Jeau Renaud, c'est toi, cœur dévoué, pauvre victime, c'est toi que je tiens dans mes bras, toi que j'embrasse ! Comment ne t'ai-je pas reconnu tout de suite, la première fois que tu es venu à la ferme ?... Je m'explique maintenant la sympathie que J'éprouvais pour le pauvre mendiant.., Mais pourquoi ne m'as-tu pas dit : Pierre, c'est moi, je suis Jean Renaud ? Ai-je d'assez mauvais yeux ! C’est cette longue barbe... Mai je te reconnais, maintenant : oui, je retrouve ton bon regard si franc, si loyal, C’est égal, tu es bien changé, ta voix n’est plus la même, Ah ! voilà ton sourire d'autrefois ! Ah ! Jean Re. naud, mon cher Jean Renaud, que je t'embrasse encore !

Et les deux vieillards, enlacés dans les bras l’un de l’autre, de nouveau avec effusion.

Is s’assirent sur une large pierre,

— Pour que tu sois changé ainsi, reprit Rouvenat souffert ; et c’est pour Mellier, pour moi...

— Rouvenat, vous avez largement tenu votre promesse, vous avez élevé ma fille, vous l’aimez, je ne veux plus me souvenir du passé,

— Tu es content, n’est ce pas ? Elle est belle, ta Blanche, not et affectueuse, et bonne... Vois-tu, Jean Renaud une meilleure enfant que ta fille, ma Blanche bien aimée.

—- C’est vrai, Rouvenat, et c’est la récompense que Dieu m’accorde,

— Ainsi, tu venais à la ferme et tx ne disais rien.., Ah! tu as bien joué ton rôle de mendiant,

— Je ne suis pas autre chose qu'un mendiant, Rouvenat,

— Allons donc, tu savais bien que, disant un mot, Jacques aur sa fortune à ta disposition,

— Je ne voulais pas me faire connaître,

— Pourquai ? Ah ! je comprends, tu es obligé de te c la France, Civry, ta fille... Tu t'es évadé de Cayenne, Mais, sois tranquille, nous te cacherons, nous te défendrons, personne ne saura que tu es revenu.

— Je n'ai pas peur qu'on me reprenne, répliqua Jean Renaud en souriant ; je ne suis plus un forçat, j'ai sur moi des papiers qui me protègent, Un jour, — il y a quelques mois de cela, — le directeur de la colonie pénitentiaire n'a fait appeler et m'a dit : Jean Renaud, vous êtes libre, un personnage puissant s'est intéressé à vous, je viens de recevoir l'ordre de vous mettre en liberté, vous êtes gracié !.., Libre, libre! Pierre, vous ne savez pas l'effet que produit

‘e mot sur un pauvre prisonnier ; C’est comme si, le tirant d’une nuit profonde et éternelle, on le mettait tout à coup en pleine lumière en présence des splendeurs de la création. Libre! c’est le ciel qui s'ouvre, c’est le cœur qui se remet à battre, c’est la pensée qui se réveille, l'espoir qui renaît, la vie qui revient Etre libre, Pierre, c’est une résurrection !

nte et mystères du Seuilne m'avez pas encore

jue, fit trois pas en arrière, puis, s'élançant ura de ses bras et le pressa à l'étouffer sur sa

par les sanglots, Jean Renaud,

s’embrassèrent

, il faut que tu aies bien

tille, et douce, > il n’y a pas dans le monde

ait mis toute

acher ; tu as voulu revoir

mur.

‘288 LA MALÉDICTION D'UN PÈRE Je n'ai pas perdu de temps, allez; dès le lendemain j'ai quitté Cayenne ; voila comment et pourquoi je suis revenu. En arrivant, vous devez vous le rappeler, Rouvenat, je me suis trouvé tout à coup en face de Blanche, je n'a. vais parlé encore à personne dans le pays. Je ne l'ai pas reconnue, je ne me suis pas même douté que j'avais ma tille devant moi, Comment une pareille idée me serait-elle venue ? Je la trouvais si charmante, si belle ! Elle me quitta pour vous rejoindre, vous veniez au-devant d'elle, et moi je continuai mon chemin jusqu'à Civry, me réjouissant d'avance de la surprise que j'allais causer à ma pauvre Geneviève, Je trouvai ma maison écroulée, J'interrogeai une vieille femme, Elle m'apprit que Geneviève était au cimetière, — Et depuis, presque chaque jour, tu pares sa tombe de fleurs nouvelles ? Jean Renaud eut un doux sourire.

— On dit que les morts aiment les fleurs, répondit-ilen essuyant une larme,

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