‹ La malédiction d'un père [microforme]Chapitre 97 sur 109 · CENT · texte numérisé non relu

CENT

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Si Dieu est juste, il est bon aussi... il connaît mon repentir.… il ne ser pas inexorable... il ne fermera pas à mon âme la porte du ciel !...

Lucile, je vais rejoindre ta mère... je lui dirai que tu m'as pardonné,

Il resta un moment silencieux, les bras tendus, prêtant l'oreille, «xemme sil entendait un bruit lointain.

Rouvenat revient, je l'entends, il accourt, reprit-il moins distinotemenn, ea sa langue commençait à se paralyser... Ni je pouvais vivre encore deux heures, une heure seulement !.. Si Rouvenat était là, près de moi, si j'avais exteussé mon petit-fils, si quelqu'un venait me dire: “Jean Renaud vit encore ” je mourrais satisfait... Hélas ! je n'aurai pas cette dernière consolation !….

- Tacques Mellier, prononça Jean Renaud d’une voix vibrante d'émation ; je peux vous donner une de ces consolations que vous attendez, Jean Remauwe existe encore,

Le vieux fermier eut un tressaillement,

— Qui donc vient de parler ? balbutia:t-il.

— Celui qu'on appelle Mardoche, un ancien ami de Jacques Mellier, qui se cache sous l’habit d'un mendiunt.

Le moribond essaya de se lever,

— Ah! ah! bégaya-t:il, la voix de Jean Renaud, la voix de Jean Renawod *…

— Jacques Mellier, Jean Renaud n’est plus à Cayenne, Jean Renaud est libre ; il est près de vous, il vous parle... Jacques, je vous remercie de «7 que vous avez fait pour ma fille... Si votre dernière heure est venue, mourezex paix

Le visage du vieux fermier exprima, soudain, une joie infinie. Son resgurd eut une dernière clarté,

— Mardoche, Jean Renaud, je te vois, murmura.J acques Mellier... 4h! mon Dieu! ah! mon Dieu !... La lumitre me revient... je ne veux pa mouuir encore... Enfants, regardez... Ah! le beau jour, le beau soleil !

Il eut successivement trois haute-le-corps ; il appuya ses deux mainecur sœ poitrine, un râle s'arrêta dans sa gorge et son corps tomba en awrière.

Jean Renaud se pencha vers lui, le regarda un instant, puis se rrdresss em prononçant ce mot :

— Mort !

Lucile et Blanche laissèrent échapper un cri douloureux et se {pr'osthermiés rent,

— Pauvre Jacques ! murmura Jean Renaud, il était écrit qu'il ne verrax pas le fils de Lucile,

Derrière lui, la voix de l'étranger répondit :

— Dieu n’a pas voulu mettre le fils en présence.de l’homme qui a dué 40% père !

Jean Renaud se retourna brusquement et se trouva en face de l’incormse.

— Qui êtes-vous ? lui demanda:t-il.

— Je vous le dirai. Laissons pleurer ces deux jeunes femmes Venez «est vous que je cherchais ici, j’ai à vous parler.

Les deux hommes sortirent de la chambre.

Quand its furent dans la cour de la ferme :

— Puis-je savoir ?... commença Jean Renaud,

— Mon nom?

— Oui.

— Je me nomme Nestor Dumoulin ; je suis avocat et j'habite à Pare

— Je n’ai pas l'honneur de vous connaître, monsieur.

— Je sais que vous ne me connaissez pas ; mais je vous connais, moi, biem

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