FIN DU CHAJTT SEIZIEME
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Comme tous, mes amis, sa liberté m'étonne. • •
{Chant VIL)
doLiMAN II se conduisit envers la plupart de ses ennemis avec une générosité peu connue de ses prédécesseurs. Il fut juste y clément, religieux, grand capitaine : ses exploits l'ont mis au rang des premiers conquérans ^ et les qualités de son cœur, au nombre des plus illustres monarques.
Ce qu'on lui attribue dans le cours du poëme ne peut nullement être défavorable à sa mémoire. L'auteur , en s^appuyant sur ses mœurs mêmes, a donné à Soliman un amour qui^ bien loin de le rabaisser , fait honneur à son choix dans la personne d'Ëlvire , que ses charmes peu communs et les belles qualités de son ame pouvaient en effet rendre digne de ce héros. La vengeance qu'excite en lui la perte d'une personiH si chère , motivée sur son amour et l'outrage qu'il avait reçu, ne peut aussi qu'ajouter à l'intérêt d'un si grand personnage. La vérité est qu'il aima, avec une extrême passion, une jeune esclave qui prit sur son esprit un empire absolu.
On cite de ce prince des traits et des reparties qui montrent tout à la fois sa justice, la magnanimité de son cœur dans les uns , et le grand sens de son esprit dans les autres.
La première action de justice que Soliman fit en montant